CHARLES BELLE - (1893 LAVANS - 1979 QUINGEY)

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conseiller municipal dès 1935
Maire de quingey
De 1945 à 1971


Le moins que l’on puisse dire, c’est que Charles BELLE était une vraie figure de Quingey, ville où il s’est installé en 1924, qu’il a aimée et servie avec droiture et passion pendant 26 ans. C’est sous son impulsion que sont nés de nombreux projets dont les principaux :

          • la rénovation de la maison de retraite (inauguration en 1969), ex-HOSPICE DORNIER, où les Sœurs de la Charité de Besançon se sont occupées des indigents et des personnes âgées de 1861 à 1980

          • les HLM route de Lombard

          • le lotissement des Vertes Epines dont les premières maisons, sauf erreur ou omission ont été construites en 1967

          • le Collège Félix Gaffiot qui sera inauguré en 1975

          • et bien sûr, le groupe scolaire regroupant les écoles maternelle et primaire dans l’ancienne propriété Nicolas, inauguré en 1965.

Charles BELLE était Capitaine en retraite, engagé à l’âge de 18 ans le 16.10.1911, gravement blessé en 1917 lors d’un assaut : un éclat d’obus était entré au-dessus du cœur pour ressortir dans le dos. Chevalier de la légion d’honneur, médaillé militaire, officier des palmes académiques, croix de guerre 14.18.

Il habitait avec sa femme Madeleine née à VILLAFANS (70), dans le traje en face de la quincaillerie Dody (aujourd’hui maison Prillard).

Il recevait souvent dans sa cuisine autour de la table où il prenait, après chaque repas, dans une petite tasse ébrèchée, un peu de goutte de son cru, dans laquelle il coupait des morceaux de pommes et de poires de son verger de Lavans (Malicieux, il précisait : « ce n’est pas moi qui boit la goutte, ce sont les fruits »….).

Sur la table de la petite salle à manger derrière la cuisine, il triait plusieurs sortes de tabacs pour en faire un à son goût qu’il conservait dans une tabatière. Il roulait ses cigarettes.

Charles BELLE avait une foi inébranlable en la jeunesse.

Il avait émis le souhait lorsqu’il décèderait, que son cercueil soit installé sous le préau du groupe scolaire et que le cortège parte depuis l’école vers le cimetière, précédé des enfants des écoles.

Son vœu fut exaucé. Un moment unique vraisemblablement, dans l’histoire des écoles de France !