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Mini historique des écoles maternelle et primaire de
Quingey |
Réalisé pour la kermesse du 17 juin 2006
| Groupe scolaire Quizz |
Charles Belle |
Il y a une rue à Quingey qui s’appelle « la rue de l’école » qui part de
la Rue des Salines au coin de la quincaillerie Dody et qui arrive sur la
grande rue au coin de la maison de la presse. Elle passe derrière la
boulangerie, devant l’église, devant le centre de protection maternelle
et infantile. Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que, aussi loin
que remonte notre mémoire, et jusqu’en 1965, l’école maternelle (une
seule classe mixte), et les écoles primaires (2 classes de filles et 2
classes de garçons) se situaient :
• pour la classe maternelle et la classe des filles du CM1 au cours
préparant au certificat d’études primaires qui se passait à 14 ans : à
l’endroit actuel du kinésithérapeute.
• pour la classe primaire des filles du CP au CE2 à l’endroit de la
cuisine de la salle polyvalente
• pour les classes des garçons : à l’endroit des deux salles du 3ème âge
au-dessus de la salle de réunion de la Mairie.
La cour était le parking actuel devant chez le kinésithérapeute et la
rue de l’école (à l’époque, on ne craignait pas les voitures…..Lorsqu’il
en passait une sur la route nationale, c’était un événement !!!!).
La blouse grise pour les garçons, la blouse de couleur pour les filles,
étaient obligatoires. Tradition qui a été abandonnée dans les années
1960/1965.
En règle générale, les élèves faisaient une année de maternelle à l’âge
de 4/5 ans et entraient au CP à 6 ans. Ils finissaient leurs études
primaires à 14 ans en passant leur certificat d’études primaires
(institué en 1866, supprimé en 1989). C’était à chaque fin d’année
scolaire un événement. Les épreuves avaient lieu à Quingey pour tout le
canton. Le Maire annonçait les résultats pour l’ensemble du canton, sur
les marches d’entrée de la Mairie. C’était ensuite pour nombre d’entre
eux, l’entrée à l’usine de Quingey qui les formait au métier d’ouvrière
ou d’ouvrier, d’autres restaient dans la famille pour travailler dans la
culture, le commerce, l’artisanat.
Pour les élèves qui avaient la possibilité de suivre des études
secondaires, il fallait passer à la fin de la classe de CM2, un examen
d’entrée en 6ème . Les études se faisaient automatiquement en internat,
au Lycée Pasteur ou au Collège Lumière de Besançon pour les filles, au
Lycée Victor Hugo ou au Lycée Jules Haag de Besançon, parfois au Lycée
du Bois de Mouchard, pour les garçons.
C’était rompre complètement avec la vie familiale car en 1957 par
exemple, un élève qui entrait à l’internat, ne revenait chez lui qu’une
seule fois par mois. Il n’y avait pas de téléphone à disposition des
élèves. Inutile de dire combien le courrier était attendu ! Puis la
sortie est autorisée tous les 15 jours et enfin tous les 8 jours dans
les années 1965.
Pour en revenir à la vie scolaire primaire au village, deux autres
grands événements marquaient l’année scolaire (en plus du certificat
d’études) :
• c’était à Noël, la fête de Noël qui était préparée dès la rentrée
scolaire qui se faisait alors le 1er octobre : danses, sketches, chants,
petites pièces de théâtre etc….., le tout se terminant par « mon beau
sapin ». La fête se tenait à la salle des fêtes aujourd’hui disparue
(elle se trouvait après le café des Sports Rue des Salines).
• c’était à la fin de l’année scolaire, la remise des prix par le Maire,
dans la cour de l’école, aux meilleurs élèves en français, calcul,
conduite etc…… : un livre avec en première page le nom de l’élève, la
classe, l’année, et « 1er prix de ….. », « 2ème prix de ….. ». Tradition
qui fut abandonnée dans les années 1970.
Dans les années 1960, sous l’impulsion de Charles BELLE Maire de Quingey
(Charles BELLE a été Maire de Quingey de 1945 à 1971), naît le projet
d’un groupe scolaire qui serait construit dans la propriété du Château
NICOLAS Rue du Gey. La famille NICOLAS était une très ancienne famille
de l’aristocratie Quingeoise, famille disparue.
Et le projet prend forme, les bâtiments sortent de terre, le
déménagement puis la mise en service se font en 1965. L’inauguration a
lieu en 1965. (C’est en 1992 que le groupe scolaire sera nommé « Charles
BELLE »).
A partir de 1965, les villages qui étaient tous dotés d’une école se
voient les uns après les autres rattachés à Quingey : Cessey tout
d’abord, puis Pessans puis Lavans puis Chouzelot puis Lombard ….
Une page de la vie scolaire se tourne alors avec la fermeture des écoles
dans les villages, la mise en place du ramassage scolaire …..
La rénovation progressive du groupe scolaire actuellement en cours, la
construction de l’école maternelle actuelle en 2004, la rénovation de la
cour du primaire en 2005, l’aménagement du rez-de-chaussée de la maison
Nicolas (l’ouverture d’une cantine, les Francas, la psychologue
scolaire, le soutien scolaire …..) : autant de réalisations rendues
nécessaires après ………plus de 40 ans déjà d’existence de ce groupe
scolaire reconnu comme d’avant-garde en 1965.
Il n’est pas possible de terminer ce mini-récit par un « clin d’œil » au
collège Félix Gaffiot (*) de Quingey où arrivent les enfants du primaire
après la classe de CM2, qui compte 383 élèves année scolaire 2005/2006 :
toujours sous l’impulsion de Charles BELLE et de son équipe, le collège
a « démarré » tout doucement avec une seule classe de 6ème dans les
locaux de la Mairie, puis 2, au premier étage du bâtiment de la
confrérie (salle de musique actuelle), avec une cantine au rez de
chaussée à l’endroit du centre de PMI actuel dans les années 1960.
Il a pris toute sa dimension dans les années 1975 avec la construction
du bâtiment que tout le monde connaît Rue Calixte II, à la place d’un
verger qui n’était accessible que par des mini-sentiers entre les
champs.
A tous les enfants, bonne chance dans vos études qui commencent dans ce
groupe scolaire Charles BELLE qui a une histoire, un passé que nous
avons essayé de vous raconter, qui vous permet de recevoir un
enseignement de qualité dans un environnement agréable en milieu rural.
Mini historique réalisé par Gabrielle DALMAU (grand-mère nounou d’un
petit-fils scolarisé en maternelle), d’après une idée originale de
Véronique FILSJEAN Maman de 2 filles scolarisées en maternelle et en
primaire.
Un grand merci aux enseignant(e)s, à l’association des parents d’élèves
« Ensemble petits et grands » pour avoir donné leur accord à la
réalisation de ce stand. Un grand merci à Monsieur René DEVILLARD
instituteur en poste à Quingey de septembre 1967 à juin 1988, à
Marie-Thérèse et Bernard MOUREY, grand-parents d’une petite-fille
scolarisée en primaire, à Roland PONCET, grand-père d’un petit-fils
scolarisé en maternelle, pour les photos fournies en complément de
celles de Gabrielle DALMAU et Alexandre GUINCHARD son frère, pour leurs
informations et précisions diverses, à la Communauté de Communes pour le
prêt des grilles d’affichage et la Société EPI de Quingey pour le
cartonnage ayant permis de réaliser l’affichage.
LE SAVEZ-VOUS ?
C’est au nom de Jules FERRY (1832-1893) que sont attachées l'obligation,
la gratuité et la laïcité de l'enseignement primaire, principes
fondateurs de l'enseignement public. Lors d’une conférence le 10 avril
1870, il clame : "Notre idéal éducatif est tout tracé. L'éducation du
peuple aujourd'hui a une dimension personnelle. Son objectif est de
donner à chacun sa chance non pas en servant à chacun la même soupe
amère au nom d'une égalité mal comprise mais en permettant à chacun
d'accéder à l'éducation adaptée à sa demande"
1905 : c’est la séparation de l’église et de l’état. A lire :
l’excellent cahier de l’Est Républicain supplément au numéro daté du
1.12.2005 pour le centenaire.
(*) Félix GAFFIOT : né à LIESLE en 1870, il aimait profondément la
nature et ne se déplaçait qu’à pied. Fils d’instituteur, il obtient
l’agrégation de lettres et enseigne à la Sorbonne à Paris. Latiniste de
grand talent, il achève en 1934 la rédaction d’un dictionnaire
latin-français, ouvrage de référence nommé « le gaffiot », un hommage de
taille !
Pour devenir PROFESSEUR des ECOLES aujourd’hui (anciennement instituteur
ou institutrice) : voir feuillet spécifique.
NB : les personnes intéressées par les photos ou certains documents,
peuvent laisser leurs coordonnées en rappelant le numéro du ou des
documents qu’elles souhaitent recevoir ; ils leur seront remis contre le
prix des photocopies à savoir :
0,20 Euros par feuillet simple
0,50 Euros pour une photo
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