Cessey

Ecrit de Gaby DALMAU née GUINCHARD le 19.2.1946 à Quingey
Site internet : http://perso.orange.fr/quingey-dalmau/

 

Causerie Cessoyse du 13 avril 2007

(Organisé par le comité des fêtes de Cessey)

Photo fin du 19ème siècle prise au "Dauphiné"

Félix SAUTEREY et Célestine née FIAT

Louis SAUTEREY (épouse MOUREY Gustave)

Félicien PHILIPPE

(Petit de fils de Félix et Célestine)

(Photo aimablement fournie par Monsieur Bernard MOUREY de Saint-Renaubert

Causerie Cessoyse du 13 avril 2007

1        - Préhistoire,

2        - Période celtique,

3        - Période romaine, les Séquanais/Eduens/Suèvres/Helvètes/Jules-César -51

4        - Chierlieu (1462) un seul feu, antérieurement 18

5        - XIVe Siècle, Mahault

6        - La vigne à Cessey de 1442 à 1980

7        - 1460 Procès (Dominicain/particuliers Cessey)

8        - Le 12 octobre 1580 reconnaissances des droits seigneuriaux

9        - 1586 défrichage pour "réduire en terres labourables"

10   -1598 Les trois tarifs du curé de Quingey

11   -1622 trente soldats logés à Cessey

12   - Situation de la Franche-Comté au XVIe siècle

13   - La guerre de dix ans en Franche-comté (1635-1644)

14   - Conséquences de la guerre de dix ans

15   - Guerre de 10 ans, réduction de l'impôt

16   - XVIIIe siècle Le pâtre, le recteur de l'école, l'agent de Cessey démis de ses fonctions,

17   - Le pain du XVIe au XVIII

18   - L'eau de 1749 à nos jours

19   - La chapelle de Cessey

20   - Un four à chaux au lieudit "au Recud"

21   - La mairie-fromagerie-école

22   - Les guerres : 1870, 1914-1918, 1939-1945

23   - La démographie à travers les siècles

24   - Toponymie 

25   – Bibliographie

26   – Le XXème siècle évoqué par Robert GUINET de Cessey,

       Gaby DALMAU et Roland ONCET de Quingey, souvenirs

·        Récit

·        Un menu de mariage du 2.5.1914 !

·        Recencements nominatifs au lendemain de la guerre de 30 ans

·        Immigration savoyarde Cessey et Bois de Cessey avant 1789

·        Recencements officiels de Cessey 1801 à 1999

·        Evocation des combats de janvier 1871 au Mont-Gardot (Chouzelot)

·        1914 - 1918

·        Les résistants dans la guerre de 39.45

·        Généralités

·        Le peintre GASSOWSKI a peint l’abreuvoir de Cessey au XIXème

·        Liste des curés de Quingey

·        Liste des notaires de Quingey

·        L’hospice Dornier de Quingey et les Sœurs de la Charité

·        Remerciements

·        La cancoillote en patois

·        Nos ancêtres : poème

 


C’est avec une certaine émotion que je me suis rendue le 11 mars 2007 au domicile de Robert GUINET 27 grande Rue à CESSEY. Je savais en effet, que j’allais rencontrer une « vieille figure » de Cessey comme on dit, ou un « ancien ». Mon but : recueillir des souvenirs, des émotions, évoquer la vie d’autrefois à Cessey, cette vie que les habitant(e)s d’aujourd’hui n’ont pas connue et ont souhaité découvrir afin de se sentir encore plus Cessoises et Cessois, une très belle démarche pour se créer des racines lorsqu’on n’est pas « du pays » mais qu’on a envie de l’adopter et de s’y sentir bien chez soi.

Et Robert, casquette à petits carreaux sur la tête, a totalement répondu à mon attente, dans cette petite salle à manger / chambre à coucher de son ancienne ferme, à laquelle on accède par la cuisine, les 2 pièces au plafond bas étant séparées par une porte en bois avec « ticklet » qui me rappelle mon enfance. Toute notre conversation sera bercée par le va et vient du balancier de la pendule comtoise et les sonneries de quart d’heure en quart d’heure.

Robert est né le 10 janvier 1928 à Chouzelot. Il s’est marié le 18.07.1953 à CESSEY à Louise PASTEUR née le 10.2.1921 à CESSEY, épouse hélas bien trop tôt décédée le 24.7.1973.

Robert s’est installé à Cessey en 1950 pour exploiter une ferme : culture, élevage, vaches laitières. Il fabriquait lui-même son beurre qu’il descendait vendre à Quingey, entre autres à ma grand-mère (Gabrielle GUINCHARD), épicière jusqu’en 1958, Rue des Salines en face de la quincaillerie Dody. Robert et son épouse ont eu 6 enfants : une fille née en 1954, un garçon né en 1955, une fille née en 1956 et …………………….des triplés, 3 garçons, nés en 1964, un sacré évènement dans le coin !

La vie était certes dure, les journées très longues, les nuits très courtes en particulier au moment des moissons, mais cette vie, même si les conflits et les histoires de village étaient parfois rudes, elle était riche d’une valeur trop souvent disparue aujourd’hui : la communication, la transmission du savoir et de la mémoire, qui se faisaient tout naturellement au cours des veillées, ou en rentrant les bêtes le soir, ou assis sur le banc devant la maison. Tout le monde était à pied, pas de télévision, on discutait.

Difficile à faire aujourd’hui avec un nombre incalculable de voitures qui passent à toute allure dans la rue principale, cette rue qui, jusque dans les années 1965 était un « cul de sac ». En effet, l’accès aux Champs du Fourneau ne pouvait se faire qu’à travers champs, par un sentier qui s’est transformé en chemin caillouteux, en tout état de cause praticable uniquement à pied ou à la rigueur en vélo.

Ma grand-mère (1893-1973) disait : « Cessey c’est le dernier village du monde parce que le bon Dieu a dit : après Cessey, c’est assez ». Différentes « formules » de ce dicton existent qui ont toutes la même signification.

Pour dire si en 40/50 ans, les choses ont bien changé !

Un autre jeu de mots avec 3 villages du canton m’est donné par Robert : « Cessey le Fourg By ».

Pour en rester un peu aux années 50/60, je rappelle souvent que mon oncle de Grenoble qui venait avec son épouse et mes cousins, depuis Grenoble en voiture ( !), nous emmenait mes frères et moi faire un tour de voiture, récompense suprême, sur la RN83 en direction de Besançon. Il s’arrêtait au bord de la RN à peu près en face de Cessey et on passait un moment à jouer au bord de la route…………………..Comme on jouait dans la rue des Salines à Quingey au ballon, aux patins à roulettes, à la corde à sauter etc…….Difficile à imaginer n’est-ce pas les jeunes ???? Même à Cessey ce n’est plus imaginable !

Le père de Roland Poncet né en 1898 et qui était Cessois, a vu passer sa première automobile en 1903. Il s’était alors écrié : « mais elle va vite, et elle roule « sans » chevaux !!!! ».

C’est en 1965 que le groupe scolaire Charles Belle a ouvert ses portes à Quingey et que Cessey a perdu son école, malgré la forte mobilisation des gens de Cessey qui avaient proposé d’adopter des enfants de l’assistance publique pour empêcher la fermeture de l’école. Rien n’y a fait. Avec le recul et ce que l’on sait aujourd’hui de la pollution engendrée entre autres, par les véhicules, on peut se poser certaines questions quant aux transports scolaires dans le cadre de la protection de l’environnement et de la fatigue imposée aux enfants !!!!! Trop tard hélas !!!!!

C’est aux environs de 1970/75 que la route a été ouverte et goudronnée pour mener aux Champs du fourneau. Ca a été le début de ventes de prairies en terrains à bâtir, en particulier par Jean GRANGEOT des Champs du fourneau.

Cessey n’ayant ni église ni cimetière, le village fait partie de la paroisse de Quingey avec Quingey, Lavans, Pessans, Chouzelot. L’histoire de l’église et des cimetières de Quingey est donc également celle de Cessey, les livrets écrits sur ces deux sujets donnent de nombreux et précieux renseignements que je vous proposerai de parcourir ensemble tout à l’heure.

Robert me rappelle que la superbe statue de Sainte Thérèse auréolée de roses qui était dans l’église de Quingey, statue actuellement en « quarantaine » dans une armoire de la sacristie, avait été offerte par la famille SAUTEREY de Saint Renobert (belle famille de Robert et famille de Bernard Mourey de Saint Renobert).

Robert me rappelle également que Cessey avait une chapelle dont il serait intéressant de retrouver une photo ou une gravure. Elle se trouvait à peu près en face de chez Madame et Monsieur Barnéoud à la place de la cour de Claude Nélaton.

Les maisons les plus anciennes de Cessey sont « les dauphinés » (3 maisons mitoyennes route du dauphiné : familles Lyautey, Touraisin Georges et Léon, Paul Fiat), et certaines fermes anciennes de la rue principale : Guinet, Chevènement, Barnéoud……….

Au bord de la Loue, deux lieux-dits étaient habités autrefois : « aux baraques » (Maurice Léon PASTEUR né en 1883, le beau-père de Robert, et son épouse vivaient de la pêche), et « les chivry » en remontant sur Chenecey.

Mais en fait, le lieu-dit le plus important de Cessey, si on peut l’appeler un lieu-dit, est : CHIERLIEUX. CHIERLIEUX (je trouve ce nom très attirant : « cher lieu » : on peut imaginer qu’on était attiré pour y vivre), qui possédait un four féodal et qui se trouve dans le secteur de la ferme des routes, est l’endroit où se situait l’ancien village de Cessey qui appartenait à une chatelaine (vraisemblablement la Comtesse MAHAUT). Celle-ci a donné des terrains et des bois à Pessans et Lavans de chaque côté de la route de Courcelles, qui leur appartiennent toujours. Après (sauf erreur ou omission), le passage des suédois qui ont pillé, détruit, réduit en cendres Chierlieux au moment de la guerre de 10 ans (1654…), les survivants ont rejoint Cessey afin de se rapprocher de la Loue, Chierlieux n’a pas été reconstruit.

La ferme des routes est un hameau rattaché à Quingey. Ce sont des savoyards qui s’y sont installés au moment de l’immigration savoyarde (voir feuille annexe). La famille la plus connue de la ferme des routes était les Chatelain. Deux frères se sont battus au sujet du chemin en face de la route de Cessey, l’un ne voulant pas que l’autre l’emprunte……….En fait, le chemin d’origine débouche sur la route de Courcelles un peu plus haut.

Autre hameau en allant à Courcelles : les fermes de Battant : il dépend de Palantine. Autrefois (années ?????) un consul suisse du nom de Coeurdevey y séjournait. Je n’ai pas pu retrouver l’époque, l’histoire, pourquoi « battant », quel rapport avec le quartier « battant » de Besançon s’il y en a un etc…….La mairie de Palantine n’a aucune archive, ne connaît pas l’histoire de ce hameau, il faudrait aller aux archives départementales.

Comme on le pense, à juste titre d’ailleurs, l’activité principale de Cessey a été de tout temps l’agriculture. Il reste aujourd’hui un seul exploitant agricole à Cessey. Des agriculteurs de Chouzelot et Courcelles exploitent certaines terres.

Cessey est un village superbe, avec un panorama exceptionnel, où il fait bon vivre, mais c’est ce qu’on appelle aujourd’hui un « village dortoir » habité par des retraités ou des actifs mais qui partent le matin et rentrent le soir. Cela dit, il est toujours possible de réveiller un village qui dort, le week-end, les jours fériés, le soir, par de nombreuses animations et activités de toutes sortes, cette soirée en est la preuve.

Activité principale l’agriculture certes, mais qui aurait pu soupçonner que 2 autres très grosses activités ont fait vivre des familles de Cessey jusqu’au début du 20ème siècle pour la première, jusqu’après la guerre de 39/45 pour la seconde :

Tout d’abord : la vigne (et les vergers)

Tous les coteaux du haut de Cessey étaient couverts de vigne, de même les coteaux à droite de la route de Courcelles. Hélas, mille fois hélas, comme dans de très nombreuses régions de France, le phylloxéra au début du 20ème siècle a fait les ravages que l’on connaît et la vigne n’a pu être replantée, tout du moins à l’échelle de ce qu’elle était. Déjà en 1915, des orages de grêle épouvantables avaient tout détruit (dixit Héloïse BAILLY née en 1895 – épouse CLERC puis FIAT).

Les murets en pierres dont il reste des vestiges dans certains champs, étaient construits par les anciens pour délimiter les propriétés (les pierres provenaient du « dérochage » des champs).

Et ensuite : la pêche.

De nombreuses familles de Cessey (par exemple les Fiat, les Poncet, les Pasteur etc….), avaient comme activité principale la pêche dans la Loue et ils partaient, à pied, vendre leur poisson au marché de Besançon. Les femmes portaient un panier plein de poisson sur la tête comme l’ont raconté à Roland Poncet, son grand-père né en 1856 et sa grand-mère née en 1877. Ils traversaient la Loue avec leur pêche, chargeaient les poissons sur des charrettes qui attendaient sur la route de Besançon en face de Cessey, et en route pour la ville !!!! Les charrettes étaient celles entre autres, du grand-père et de l’arrière-grand-père de Robert : Jean-Baptiste Guinet 1816-1891, Mathias Guinet 1866-1943, tous deux de Chouzelot.

L’activité a cessé pendant la guerre de 39.45 et a repris après la guerre : Paul Guinet et Claude Prillard de Chouzelot étaient, eux, motorisés : ils emmenaient le poisson en moto !

Il y a eu une laiterie et une porcherie à Cessey exploitées par Monsieur Yvon Pricaz dont l’épouse Lucienne, tenait la crèmerie qui se trouvait au coin de la rue de l’école et de la grande rue à Quingey. (1957-1990) – Yvon malheureusement décédé, et Lucienne qui habite toujours Quingey, étaient des « émigrés » de ………………… Liesle !

Quelques habitants de Cessey ont travaillé à l’usine de Quingey.

Comment étaient « ravitaillés » les gens de Cessey autrefois ?

Avant tout, rappelons que les personnes vivaient en grande partie en autarcie : produits de la ferme et du jardin, des vergers etc…. qui étaient transformés, conservés, gardés dans les greniers qui fleuraient bon les pommes, les noix, les noisettes, les poires…….. Les femmes cousaient, tricotaient, crochetaient : les vêtements, les rideaux, les nappes etc…

Pour le reste, comme partout, il y avait d’une part les colporteurs.

Par ailleurs, des commerçants appelés aussi négociants, de Quingey, faisaient des tournées, tournées tout d’abord avec une charrette tirée par des chevaux (les PIDON, les MONANGES, de Quingey par exemple, de la famille de ma grand-mère qui a participé à ces tournées), puis avec les camions comme ceux des 4 fils DODY de Quingey : quincaillerie, chaussures, confection etc……

J’ai fait les tournées avec Maurice DODY, j’en garde des souvenirs merveilleux : assise avec ma cousine sur le moteur à l’intérieur de la cabine avec des bassines, des casseroles etc…. qui envahissaient tout l’espace. On s’arrêtait le midi le long d’un champ pour manger avec les agriculteurs. Car Maurice comme ses frères, allait trouver les cultivateurs là où ils étaient, et les dames venaient lui acheter ce dont elles avaient besoin, « au cul du camion ». Tout le monde se connaissait, partageait les joies et les peines.

Mon arrière grand-père Stanislas DODY (1858-1939), était cordonnier à Quingey (original pour un homme qui était arrivé pieds-nus à l’âge de 20 ans à Quingey, depuis Echay). Lui aussi faisait des tournées : il partait régulièrement de grand matin, à pied, avec les godillots réparés autour du cou et il rentrait le soir avec les godillots, à réparer, autour du cou. Ma grand-mère (sa fille) me racontait qu’il faisait des tournées de plus de 50 kms parfois : Quingey, Cessey, Courcelles, Goux, Palantine, Echay, Myon etc…….C’est lui aussi qui a fait amener la première moissonneuse-batteuse à Quingey, il a failli se faire lyncher !!!

Et en ce temps là, on savait aussi marcher pour faire la fête : une fois par an, c’était la fête du village à date fixe bien précise (par exemple, à Quingey, la Saint Martin en novembre et surtout la fête d’été le dernier dimanche d’août). Les familles se recevaient à tour de rôle et il n’était pas rare de se retrouver des tablées de 30/40 personnes, c’était un évènement. Et pour participer à la fête, tout le monde partait à pied de grand matin pour se retrouver au village concerné.

Mon oncle Jean GUINCHARD né en 1920 à Quingey et qui vit à Grenoble, me rappelle par ailleurs, que les différentes familles de « même origine », se recevaient pour fêter le chef de famille, lors de la « fête du nom » : Saint Marcel, Saint Louis, Saint Juste etc….

A Cessey, il n’y avait pas de fête du village proprement dite dans l’année mais par contre, il était de coutume de dire que la fête, c’était le jour de foire à Quingey (1er lundi de chaque mois). Les gens de Cessey descendaient alors à Quingey et faisaient la foire un peu dans tous les sens du terme, nombreux étaient ceux qui remontaient un peu « pompette ». Il y avait alors à Quingey non seulement la foire aux bestiaux sur le terrain de football actuel, mais il y avait également des étales de toute sorte etc…..sur la place et à la halle (devant la tour où est né Calixte II).

Intéressant à savoir également : des chanteurs de rue passaient régulièrement dans les villages (les nouveaux troubadours en quelque sorte). Ils chantaient et faisaient chanter sur les places, et vendaient les partitions des chansons. Je dirais que ça a duré jusqu’à la veille de la guerre de 39.45 puisque ma grand-mère avait des partitions entre autres, de Tino Rossi, de Luis Mariano ; elle avait le fameux « temps des cerises » etc…

Sans voiture, sans téléphone, sans internet etc…., tout le monde se connaissait, se fréquentait, tout le monde participait aux grandes joies et aux grandes peines de tout le monde. Les mariages (comme les enterrements d’ailleurs), donnaient lieu à de véritables festivités parfois sur plusieurs jours.

Les menus étaient copieux, pour preuve, celui du mariage de ma grand-mère (document joint) le 2.5.1914 !!!!

En conclusion, je dirais qu’il ne faut pas se prendre à rêver d’une vie d’autrefois qu’on pourrait penser idyllique, ce n’est pas le cas. La vie était dure, la mortalité infantile et des adultes importante, les médicaments pour les pathologies lourdes n’existaient pas, les fléaux étaient nombreux et réguliers, les famines, les guerres etc…..etc….

Par contre, oui, on peut regretter qu’aujourd’hui, au 21ème siècle, avec les moyens de locomotion les plus modernes, le téléphone, les portables, internet, l’électro-ménager qui soulage de travaux lourds, les médias radio et télévision qui informent de tout à tout instant, on n’ait plus le temps de se voir, de parler, de transmettre, d’échanger, d’ouvrir des albums photos et de se souvenir.

Mais cependant, la majorité des personnes répond présente pour se mobiliser autour de grandes causes ; une prise de conscience importante se fait autour de la sauvegarde de la planète ; la généalogie, donc un besoin de retrouver ses racines connaît un succès énorme et se développe à vitesse grand « V » ; alors, il suffit peut-être de bousculer un peu les choses pour trouver un juste milieu entre avant et maintenant ?

Les grandes familles de Cessey : NELATON – MARSOUDET (arrivés en 1921) – BAILLY – PASTEUR – FIAT – GRANGEOT – COMPAGNON
NB : Il y a eu de nombreux mariages entre jeunes gens de Chouzelot et Cessey. Une personne de Chouzelot, férue de généalogie, a tous les arbres des grandes familles de Chouzelot, Cessey, Quingey etc…

Les maires de Cessey : (sauf erreur ou omission d’après la mémoire de Robert)

Avant la guerre de 39.45 :
VAUTHIER
PONCET (père de Suzanne)

Pendant et après la guerre :
Léon Maurice PASTEUR
MUSSELIN : avait tout mis en route pour que l’eau courante arrive sur les éviers dans les maisons de Cessey à partir d’une source dans laquelle il aurait été possible de puiser. Mais il n’a pas été suivi. MUSSELIN était le père de Gilberte FRENEY de Quingey. Dans l’ancien cimetière Sainte Anne Route de Cessey à Quingey, relevé dans les années 1955, il y avait toute une rangée de tombes portant le patronyme de MUSSELIN de Cessey.
Maurice NELATON (1940) A acheté un terrain à Chouzelot pour amener l’eau mais il n’y a pas eu de suite.
Victor CHEVALIER
René SAGE
Hubert MARSOUDET
Claude MARSOUDET

L’eau n’est arrivée à Cessey qu’en 1976 (citernes) pour l’ancien village, en 1978 pour les champs du fourneau. Le château d’eau se trouve aujourd’hui au lieu-dit « sur le mont » = Haute Loue.

La source du dauphiné passe sur la route qui mène aux Champs du Fourneau, elle coule toujours mais moins depuis qu’elle a été déviée lorsque les câbles de téléphone ont été posés.

Après les inondations catastrophiques de 1953 (rappelons que les autorités ont été à deux doigts de faire sauter le pont de Quingey !), il avait été question de réaliser un barrage à la hauteur de « l’île Madame » en montant sur Chenecey. L’eau retenue aurait été rejetée dans le Doubs par une percée des « grandes pierres », le Doubs montant après la Loue lors de crues. Projet fort heureusement abandonné !


A replacer dans le contexte de l’époque :

Pendant des décennies, Cessey a été le village le « plus rouge » du canton. Votait communiste à 99 %.

Population de Cessey :

Population de Cessey au lendemain de la guerre de 30 ans, baillage de Quingey : recensements nominatifs 1654, 1657, 1666 Ouvrage de Monsieur François LASSUS Ingénieur à l’Université de Besançon :
13 ménages, 61 personnes
Sur la déclaration de Denis PONCET, prud’homme
Denis PONCET prud’homme sa femme 3 enfants
Jean TOUTEM sa femme 4 enfants
Anathoile ARGUEL sa femme 4 enfants
Redmond THORASIN sa femme 4 enfants 1 valet (venant de savoie)
Jean CLERE sa femme 1 enfant
Clériard NELATON sa femme 2 enfants
Georges CHAVOZ d’Echay résidant à Cessey sa femme 1 enfant
Simon PONCET sa femme 5 enfants
Demoiselle Catherine VIGOUREUX veuve de Nicolas NELATON 2 filles 2 neveux
Antoine – de France – résidant à Cessey sa femme
Jacques PIDAN de Savoie résidant à Cessey sa femme 3 enfants
Renobert BOUGELU sa femme
Jean NELATON dit ROUMIER sa femme 4 enfants

 

 

Immigration savoyarde CESSEY et BOIS DE CESSEY avant 1789

 



D’après les recherches du Général J.M.FOURNIER publiées par la Société d’Emulation du Doubs en 1959 (conférence du 30.5.1959). Voir le site de demolyremy@wanadoo.fr
Le Général Fernand Marcel FOURNIER a présidé la Société d’Emulation Du Doubs, Hôtel des Sociétés Savantes 20 Rue Chifflet 25000 BESANCON de 1961 à 1963.

1717 BUTTET Jeanne (épouse de JANNIN François) venant de St-Jean-d’Aulph
1678 GAILLARD Jacobus venant de ?
1680 GRIBOT Claudius venant de Cruseilles
1717 JANNIN François (mari de BUTTET Jeanne) venant de Cecillon
16 ? LOMBART Charlotte venant de ?
(épouse de PIDON Pierre, peut-être savoyard)
16 ? PIDON Pierre (mari de LOMBARD Charlotte) venant de ?
1700 REGARD Geneviève venant de ?
1698 ROGUET Claude (mari de GUYET-JACQUET) venant de Pers
1720 VAUTHIER Jean François venant de ?

Pourquoi une immigration savoyarde vers la Franche-Comté ? Suite à un appel lancé sur internet sur le réseau de généalogistes amateurs « racines », ci-dessous deux réponses intéressantes :

Il semblerait que de nombreux Comtois se soient exilés vers la Savoie et la Suisse au moment de la guerre de Dix Ans. Une fois les événements calmés et les Suédois rentrés chez eux, ils seraient tout simplement rentrés au pays, mais pas tous... Ce qui expliquerait le nombre de patronymes communs entre la Savoie et le Franche-Comté. Jean Pierre LAMBERT
lambertjp769@orange.fr

Je viens de lire dans le livre de Rolland Mallinjoud « un nom savoyard » le chapitre suivant :
« On peut s’interroger sur le motif exact du départ de Magdelon (Mallinjoud) que l’on est tenté d’attribuer à priori à sa crainte d’avoir affaire à la justice. Toutefois, à l’époque des faits (1679-1682), la Savoie était en plein marasme économique et la Franche-Comté, qui ne s’était pas encore complètement relevée des horreurs de la guerre des Dix ans (1635-1644) était un pays d’immigration. De tous temps, les relations entre les deux pays avaient été nombreuses, notamment par le « chemin des Espagnols » qu’empruntaient les troupes du Milanais pour gagner les Pays- bas. Pendant la guerre beaucoup de Franc Comtois avaient été accueillis en Savoie aussi, en retour beaucoup de Savoyards attirés par les avantages consentis décidèrent de partir pour ce pays »
Jc.bourgeois@free.fr

Recensements officiels de Cessey (document aimablement remis par Monsieur DEVILLARD)

1801 311 habitants
1803 303
1806 310
1810 322
1820 306
1826 325
1831 361
1836 366
1841 354
1846 318
1851 296
1856 275
1861 257
1866 242
1872 235
1876 211
1881 211
1886 194
1891 195
1896 170
1901 166
1906 165
1911 159
1921 130
1926 118
1931 100
1936 95
1946 85
1954 85
1962 73
1968 62
1975 81
1982 175
1990 237
1999 287

La guerre de 1914 – 1918 :

Il n’y a pas eu de front, pas de combats dans la région, tout s’est déroulé dans le nord et l’est de la France. Une véritable boucherie, et les familles du coin ont été hélas durement éprouvées : hommes tués au combat, revenus mutilés ou gazés, des traces indélébiles pendant des années et des années, espérant qu’elles ne vivraient plus jamais ça. Hélas, 20 ans après l’armistice du 11.11.1918, se profilait la guerre de 39.45.

Les résistants guerre de 39.45:

Il n’est pas possible de faire l’impasse sur ces femmes et ces hommes qui ont laissé une empreinte indélébile pendant la guerre de 39.45. Chouzelot et Cessey ont été particulièrement marqués par la bravoure :

-de Louis BARBIER de Cessey,
-de Charles PRILLARD de Chouzelot mort en déportation,
-de France COMPAGNON de Chouzelot revenue des camps de concentration après avoir subi les pires tortures
-comme Emilienne PERGAUD de Quingey,
-de Henri PERGAUD son mari,
-des époux MERCIER de Cessey revenus tous deux des camps après des années de souffrance, lui au Struthoff, elle à Ravensbrück. Le fils des époux MERCIER qui vit à Arc et Senans, nous a précisé que ses parents étaient toujours restés très discrets sur l’enfer qu’ils ont vécu.
-Jeanne NELATON de Cessey

-des 16 fusillés à la Citadelle de Besançon le 26.9.1943 dont le plus jeune Henri FERTET avait 16 ans (suivi de peu par Marcel REDDET 17 ans), et au nombre desquels faisaient partie Jean COMPAGNON de Chouzelot 21 ans et deux ouvriers espagnols de Cessey : Saturnino TRABADO et Balthazar ROBLEDO. Bien que mineurs, Henri et Marcel ont été fusillés parce qu’ils ont été reconnus responsable de l’agression commise sur un ennemi. En principe, pour les mineurs, c’étaient les parents qui étaient arrêtés.

Pour les personnes nées avant, pendant et après la guerre, cette époque, avec les drames qu’elle a engendrés, dont nos parents, grand-parents nous parlaient souvent avec difficulté tant ils avaient été meurtris, est encore très vive, très présente, dans notre mémoire.

(voir feuille annexe)


GENERALITES



CESSEY

_________________________________________________
La commune de Cessey
Est une des 335 communes du Doubs

Chiffres 1999
Population : 289 hab.
Superficie : 7.53 km²
Région : Franche-Comté
Département : Doubs (25)
Arrondissement : Besançon
Canton : Quingey

Code INSEE : 25109
Code postal : 25440
Gentilé : Cessois, Cessoises
Densité : 31 ha au km2

Ville la plus éloignée de Cessey : OUESSANT 834,2 kms

Informations géographiques


Longitude Est: 05°55'00'' (deg-min-sec)
5.9167 degrès décimaux
0.103265 radians

Latitude Nord: 47°06'00'' (deg-min-sec)
47.1 degrès décimaux
0.82205 radians


Altitude : 312m
Bord de loue à 270 m
Mont de Cessey et champs du fourneau à 537 m
La Mairie date de 1834 (abritait autrefois l’école et l’appartement de l’instituteur)
La fontaine date de 1864 avec un bac en fonte, un réservoir de 400 m3 d’eau

Cessey faisait appel aux notaires de Quingey pour leurs actes. Voir liste des notaires qui ont officié à Quingey en annexe.

Les curés de Quingey étaient également ceux de Cessey. Voir la liste des curés qui ont officié à Quingey en annexe.

La maison de retraite de Quingey est ouverte bien entendu aux anciens de Cessey. Voir en annexe le livret sur les Sœurs de la Charité qui ont administré la maison de retraite à Quingey de 1861 à 1980. Voir aussi la nécrologie de Sœur Euphrosine Thourimberg morte à Quingey en 1909.


Les sage-femmes :

C’est Madame FAGNON de Quingey et sa fille Jeannette ensuite qui ont mis au monde des centaines d’enfants à Quingey et dans les villages du canton, villages limitrophes également. La Dèdè comme on la surnommait (mère de Jeannette), exerçait déjà en 1915 puisque c’est elle qui a mis mon père au monde. Elle partait été comme hiver, de jour comme de nuit, avec sa charrette tirée par des chevaux. Sa fille Jeannette a exercé jusque dans les années 1955/1960. Elle faisait ses tournées en 4cv. Tous les anciens se souviennent de ces 2 femmes extraordinaires au charisme hors du commun. Je recherche des documents les concernant, des photos en particulier.

Voir dans le livret sur les cimetières de Quingey :

A droite de la chapelle REGAD, presque au bout de l’allée, une pierre tombale en forme de petit obélisque qui menaçait de s’effondrer, consolidé pour ce jour de la Toussaint 2005, nous en sommes très heureux car c’est la tombe du Docteur Francis BUHON, médecin à CESSEY, grand bienfaiteur pour l’Hospice de Quingey. (né à CESSEY le 10.6.1827, décédé à Quingey le 12.8.1876).

La déviation de Quingey a été inaugurée en juillet 1999. Elle s’est faite sans aucune « douleur » puisqu’elle n’a donné lieu à aucune expropriation. Pourquoi Cessey n’a pas eu « sa bretelle ». Tout simplement pour une question de coût bien entendu. Rappelons que malgré une pression maximum de l’association l’ARU (association des riverains et usagers de la RN83 de Besançon au Jura), il n’a pas été possible d’avoir une sortie à Chouzelot !!!


Roland PONCET
Né le 6.11.1937 à Byans
Est né de :
Paul PONCET Né en 1898 à CESSEY
(une de ses sœurs s’est mariée avec Hubert Marsoudet
Roland est donc le cousin germain de Claude Marsoudet)
Et de :
Marguerite GIRARD Née en 1903 à Byans
Paul PONCET
Est né de :
Claude PONCET Né en 1856 à CESSEY
Et de :
Stéphanie GRANDGEOT Née à CESSEY
Marguerite GIRARD
Est née de :
Emile GIRARD né à BYANS
Et de :
Elise PAINBLANC
née en 1877 à CHARNAY

UN PEINTRE A PEINT L’ABREUVOIR DE CESSEY AU 19ème siècle


GASSOWSKI Alexandre de,
(GAZOUSKI)
Peintre Né à DOLE le 10.2.1835
Décédé à GRANDFONTAINE en 1895

« Il expose un paysage au coloris éclatant. Que de jaune, que de vert ! Il y a de quoi désespérer un perroquet ! Jusqu’à ce pauvre Doubs qui a dû participer à cette orgie de couleurs : de verdâtre que nous le voyons toujours, il est devenu bleu sous le pinceau de Gassowski, mais d’un bleu qui rappelle les eaux du lac d’Annecy » (SN 1889)

Elève de Monsieur Tabac

Expositions :

Salons 1868-1869
« Nature morte »
« Un modeste déjeûner »
« Huitres et homard »

Des paysages, des portraits, des vues de Besançon

Expositions VB 1889 – 1896

« Vue de Tarragnoz » 1892
« le jardin de la forge à Quingey »
« l’abreuvoir de Chouzelot »
« bords de la Loue à Belle-Rive Lombard »
« abreuvoir de Cessey »

Articles dans « Les Gaudes » 13.1.1889/24.2.1889/29.1.1890/16.3.1892
DB Abbé Brune 1912
PNM Hardouin, Fugier Elisabeth « les peintres des natures mortes » 1898
DBz Bébézit 1999

Taper Alexandre de GASSOWSKI peintre dans google et aller dans « fg0001 »

J’ai essayé mais en vain pour l’instant, de retrouver la trace de ces tableaux, merci à tous les amoureux de peinture, de me donner tous renseignements utiles à ce sujet s’ils le veulent bien.
 


Remerciements


Merci au Comité des Fêtes de Cessey d’avoir organisé cette soirée et de m’avoir fait l’honneur de me demander d’y participer activement.

Un grand merci tout particulier à Robert GUINET, à mon frère Alexandre GUINCHARD, à Monsieur René DEVILLARD.

Merci à Roland PONCET de Quingey avec qui j’ai écrit les différents livrets dont je redonne la liste ci-dessous. Sans lui et à sa formidable mémoire, jamais je n’aurais pu faire ce que j’ai fait. Roland est né à BYANS mais ses parents étaient de Cessey.

Vous pouvez retrouver sur mon site internet :

http://perso.orange.fr/quingey-dalmau/

de nombreuses infos concernant Quingey, les livrets que j’ai écrits en collaboration avec Roland Poncet :

• connaissez-vous quingey,
• les cimetières de quingey,
• mini-historique de l’école primaire et maternelle,
• l’abbé coutteret de lombard (1912-1945),
• l’oratoire du dieu de pitié de quingey (1625) et sa source,
• le prieuré de saint renobert (an 840),
• l’église saint martin (1840),
• les sœurs de la charité à quingey (1861-1980),
• nécrologie de Sœur Euphrosine Thourimberg
• la liste des maires de quingey,
• la liste des prêtres ayant officié à quingey,
• la liste des notaires de Quingey
• les aviateurs morts a lombard le 1.9.1944 a bord de leur bombardier,
• les fusillés de la citadelle du 26.9.1943 dont faisaient partie un patriote de Chouzelot et deux patriotes de Cessey, etc……………….
• Les relevés des monuments aux morts 1870, 1914/18, 1939/45

(livrets à disposition contre le prix de la photocopie soit 0.20€ le feuillet).

Contactez-moi au :

Tél/fax : 03.81.63.89.40 ou 06.73.37.51.35

ou par mail gabidalmau@aol.com

ou directement par le biais de mon site

La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent
ALBERT CAMUS

Transmis par Rémy DEMOLY le 1.4.07
demolyremy@wanadoo.fr
Visitez son site : http://perso.orange.fr/demoly.remy/

La cancoillotte en patois.

DAS VERS SU IN FROUMAIGE

Las monsieur que sant cousus
D'bés écus
Que grillant dans leut goillote,
Migeant das grous mouchés de lâ
Et de pâ
Et craich'nt su lai canquoillote.
Nous que sans das paysans
Pas pllaisans
Que n'ans point de redingote,
Nous n'ans lâs moi ! pou butin
Que nout pain
Et nout poutot d'canquoillote
Quand en soye jusqu'au soi
Qu'en ait soi,
En boit le vin que piquotte,
Et peu l'en coupe ou chanté
In gousé
Pour mingi lai canquoillote
Las sois d'hivâ quand nous vans
Chû las gens
Aicoutâ ne raicountote,
Nous pouthans nout demé-quart
D'eau-de-marc,
Et nous poutot d'canquoillote.
Quand n'aimi se laisse ollâ
Lai volâ
Dourmir ou champ de cairotte,
Nous vans pllourâ lou défun
Chû queuqu'ûn
D'vant lou poutot d'canquoillote.
Messieurs Y souhaitais bîn
Su vout pain
Lai froumaiger' que trembllotte,
Et que lou chef de Pairis
Eusse aippris
Ai fare lai canquoillote.

Extrait de l'ouvrage : ''LES GAUDES'' poésies patoises d'Henri BOUCHOT.

Besançon librairie Ch. Marion, Morel et Cie – 1883

Autrefois, le linge n’était pas lavé aussi fréquemment qu’aujourd’hui. Il était stocké, la lessive était un « évènement ». Le linge était blanchi à la cendre et étendu sur le pré.


MES ANCÊTRES

Ils se multiplient tous en remontant les ans
S'évanouissent ensuite dans la nuit des temps.
Leur nombre exponentiel me donne le vertige.
Ils forment une branche, un rameau, une tige,
De plus en plus petits, de plus en plus lointains.
Mais que serait mon arbre sans cet apport sans fin ?
C'est dans cette abondance qu'il vient puiser sa sève,
Dans cet aspect touffu qu'enfin prend corps mon rêve.

Avant de s'en aller, hélas, à tout jamais,
Ils ont pleuré, dansé et ils se sont aimés.
Ils ont connu des joies, des drames, des souffrances,
La famine, le froid, le bonheur, les errances,
Les invasions, la guerre, le progrès et la paix,
Ont manié la fourche, la quenouille ou l'épée,
Se déplaçant à pied, à cheval, en carrosse,
Restant près du clocher ou bien roulant leur bosse.

A travers les époques, les coutumes, les lois,
Avec des empereurs, des présidents, des rois
Du fabricant de drap au maréchal ferrant
Du pauvre journalier au riche paysan,
Ils ont forgé l'Histoire et laissé leur empreinte
Sur une vaste fresque que chacun d'eux a peinte.
Sans se douter, qu'un jour, sur un ordinateur
Leur existence enfin serait mise à l'honneur !

Sans cette chaîne humaine, sans ces précieux maillons
Qu'ils soient en beaux atours ou qu'ils soient en haillons,
Sans ces vies, ces naissances, ce cycle interminable ( ? )
Qui n'était pas pour eux toujours très charitable,
Sans ce fil qu'ont tissé maintes générations,
Avec persévérance, avec obstination,
Je ne serais pas là pour leur dire merci.
Oui, ce sont mes ancêtres !.
Peut-êtr' les vôtres aussi ?
Annie ARMAND-NOUVEL

 

Arrachés à ce monde et à jamais enfuis,
N
os ancêtres, hélas, sont perdus dans la nuit. 
C
'est pourtant grâce à eux que nous sommes ici. 
Ê
tre attentifs qu’un jour ils sortent de l’oubli.
T
endrement, patiemment et sans aucun répit, 
R
emonter le passé, ressusciter leurs vies 
E
t les faire connaître aux grands et aux petits, 
S
era notre façon de leur dire merci.

 

 

_____________

 

La guerre de 1870 – 1871

 

D’après les éléments aimablement fournis par :

Monsieur MIDOT Bernard d’Arc-et-Senans

Responsable du Souvenir Français pour le canton de Quingey

De Monsieur René PRILLARD de CHOUZELOT

Des internautes de « racines » et « patrimoine comtois »

 

Gardien de notre Mémoire, le SOUVENIR FRANÇAIS, créé en 1887 est reconnu d'utilité publique depuis 1906. C’est une des plus anciennes associations privées françaises. Conservant le Souvenir de celles et de ceux qui sont morts pour la France ou qui l'ont servie et honorée avec éclat, il veille sur les tombes et les monuments, qui, dans les villes et villages, en France et hors de France, sont là pour rappeler leur mémoire. Le travail du SOUVENIR FRANÇAIS est d’autant plus important que les familles de nos morts pour la France vieillissent (en ce qui concerne la guerre de 1914-1918 tout particulièrement), ne peuvent plus se déplacer comme elles le faisaient… Chaque année de nombreuses tombes et monuments sont donc rénovés avec la participation du SOUVENIR FRANCAIS, comme à QUINGEY. Le Souvenir Français développe aussi et entretient la mémoire de nos morts pour la France chez les jeunes par des conférences dans les classes des collèges.

 

 

Extrait du livret écrit par Gaby DALMAU et Roland PONCET  sur les cimetières de Quingey :

 

Dans le cimetière du bas se trouve le monument aux morts restauré, érigé à la mémoire :

 

-de ceux qui sont morts vraisemblablement pendant les différentes colonisations (les dates de décès vont de 1771 à 1895 – merci à toute personne férue d’histoire de nous donner des précisions qui s’avéreront fort intéressantes – nous tenons la liste des soldats avec les dates, à disposition).

 

-de la guerre de 1870 au Mont Gardot au-dessus de Chouzelot où des combats sanglants ont eu lieu entre les soldats de l’armée du Général BOURBAQUI et les prussiens (25 et 26 janvier 1871). Plus de 100 Français et plus de 100 Prussiens auraient été tués. De nombreux corps n’ont pas pu être redescendus.

 

Il y a donc au Mont Gardot un cimetière non reconnu comme tel mais symbolisé par deux monuments rappelant cette bataille, un sur Chouzelot, l’autre sur Vorges.

 

La croix érigée sur le monument de Chouzelot avait été faite pour la partie horizontale, par le fusil d’un combattant. Le fusil a été volé.

 

Les corps qui ont été redescendus, n’ont pu l’être qu’au dégel au mois d’avril/mai. L’arrière-grand-père d’un habitant de Chouzelot a participé à ce transport.

 

Il se dit aussi, que des femmes seraient parties en plein hiver, sabots aux pieds pour la Suisse, afin d’échapper aux exactions de l’ennemi, que les habitants d’Abbans-Dessus devaient faire le pain pour les Prussiens.

 

A Quingey, les Prussiens auraient fait 800 prisonniers. Un Capitaine Prussien du nom de VON BULOW a été tué au Mont Gardot et inhumé au cimetière de Quingey. Jusque dans les années 1950 environ, une famille Allemande envoyait de l’argent à la Mairie pour l’entretien de la tombe aujourd’hui disparue. Il y avait alors au cimetière du bas, « le carré des allemands » et « le carré des français ».

 

A Byans, deux tombes de Prussiens sont toujours entretenues.

 

Dans le « cimetière du haut » se trouve le caveau VUILLIER dont un ancêtre a fait fonction de Maire de Quingey pendant la guerre de 1870. Les Prussiens lui auraient demandé une énorme somme en pièces d’or pour ne pas bombarder Quingey (témoignage de René BLONDEY)

 

Devant l’église de NODS (25), existe un monument dédié à la mémoire des soldats morts à la guerre de 1870. De même à ETALANS (25).

 

 

 

Résumé de la bataille du Mont-Gardot à Chouzelot Guerre de 1870/1871

 

3ème bataillon du 39ème RI + 25ème mobile

Les prussiens venant de Quingey

Les français venant de Vorges

 

Gouvernement de la défense nationale septembre 1870 – février 1871 :

 

Jules Faure, Jules Ferry, Jules Simon, Picard et Gambetta sous la direction du Général Trouchu Gouverneur de Paris.

 

BOURBAKI :

 

Né à Pau en 1816 d’origine grecque, il s’est fait une réputation de bravoure restée légendaire. Il s’est couvert de gloire en Crimée et en Italie. Il est aimé et admiré par ses hommes.

 

Le 29.12.1870 Bourbaki est à Besançon mais le manque d’organisation et de coordination est total.

 

La prise de Quingey par les prussiens (les gens de Cessey ont dû assister au déferlement de feu :

 

Le 23 janvier 1871 de grand matin, l’avant-garde de Bourbaki se met en route depuis St Vit. A Byans, un train de 400 blessés et malades est en gare. Les français occupent les hauteurs au-dessus de Quingey mais ils ont un seul canon et reculent sous la pression de l’ennemi qui fait 800 prisonniers, Quingey et Chouzelot sont prises, le pont de Quingey est coupé.

 

Le 24 janvier, tous les corps de l’armée de l’est sont réunis autour de Besançon sauf le 24ème RI qui, après l’abandon du Lomont s’est replié sur Pontarlier par Morteau.

 

Besançon doit être défendue. Cette ligne de défense passe pour le sud, par Vorges, Busy, le comice, interdisant la route venant de Quingey.

 

Le 25.01.1871 : 1ère bataille au col à proximité de la Croix de Vorges. Les français repoussent les prussiens (près du monument de Chouzelot). Le soir, le 2ème bataillon relève le 3ème dans ses positions.

 

Le 26.01.1871 : le matin, escarmouches puis attaque en force des prussiens l’après-midi. Les français se replient à proximité du col et résistent en s’appuyant sur les abattis (entassement d'arbres abattus et de branchages qui font obstacle à l'ennemi). réalisés la nuit précédente par le génie.

 

Suite à la débandade du 25ème mobile, les français se replient dans la nuit sur Larnod. Ils étaient soutenus par les tirs d’une batterie d’artillerie située au lieu-dit « la grange rouge », au-dessus du comice. Bourbaki tente de se suicider à Besançon. Son armée est en lambeaux.

 

Les morts : 32 français et 81 allemands ont été enterrés au cimetière de Quingey ou laissés sur place. Ces derniers ont été relevés après la Loi du 4.8.1873 et transférés au cimetière de Quingey. Certains, dont au moins un, se trouveraient encore là où ils sont morts et enterrés sur place (à « la Rezouse »). Le mort a été découvert quelque temps après la bataille par un habitant de Chouzelot (Jules Prillard dit « la pomme ») qui lui a pris ses bottes. Craignant que le vol soit découvert par les prussiens, ce qui n’aurait pas manqué de provoquer des représailles, il l’avait enterré sur place où il est encore (anecdote racontée par Gabriel Prillard de Chalèze qui la tenait de l’intéressé lui-même.

 

Le fusil fourni aux soldats français portait le nom de « chassepot » :

 

Crée en 1866 par Alphonse Chassepot ce fusil était une arme supérieure au fusil allemand Dreyse, qui datait de 1848, et dont la portée était de 600 mètres. Il avait un système à aiguille et était d'une structure moins complexe que son rival allemand. Pourvu d'un canon en acier, plus résistant aux charges de poudres que ceux fabriqués en fer il tirait des cartouches en papier et en lin graissé de 11 millimètres. La portée du fusil Chassepot était de 1200 mètres. C'est pendant la bataille de Mentana (opposant les troupes françaises aux garibaldiens) le 3 novembre 1867 que ce fusil fut utilisé pour la première fois. Le général de Failly au soir de cette bataille télégraphia à Napoléon III cette sinistre phrase restée célèbre "Sire, les Chassepots ont fait merveille!"

 

 

Les prussiens à Cessey (dictionnaire des communes du Doubs page 607)

 

En 1871, ce furent des ennemis que les habitants virent arriver, et les choses se passèrent moins bien qu’en 1622. Les allemands donnèrent au maire l’ordre de leur fournir des denrées et du bétail. Pour éviter un pillage incontrôlé, le maire s’empressa de réquisitionner les biens demandés, auprès de quelques propriétaires. Le coût, pensait-il, serait réparti plus tard entre tous. Mais en 1876 rien n’avait encore été fait. Il fut alors convenu que la commune paierait en six années le capital dû aux victimes de la réquisition, avec les intérêts.

 

NB : depuis Cessey, les habitants ont dû suivre le déferlement de feu lors de la bataille du Mont Gardot au-dessus de Chouzelot, qui se trouve juste en face.

 

QUESTION : pourquoi la guerre de 1870 ?

 

Je ne suis pas "fort en histoire", mais je vais essayer de vous dire ce que je crois en savoir:
L'Allemagne n'existait pas en 1870, il y avait quelques principautés, divers royaumes etc.. La Prusse - et plus particulièrement son
chancelier Bismarck - souhaitait unifier tout cela selon le bon principe teuton : de l'ordre !!
Comment unifier un pays, créer une nation ? En faisant (et en gagnant) une bonne guerre Madame !
En effet dans une guerre, les citoyens se rassemblent, le sentiment patriotique se renforce, une union est plus facile à faire.
Suffisait donc de trouver un adversaire à la taille de cette ambition et dont on savait qu'il serait facile à vaincre.
Or l'empire français venait de se taper quelques guerres, Crimée ou Afrique du Nord, était un peu affaibli, le pouvoir était contesté, et surtout l'armement n'était pas concurrentiel avec l'armement allemand, notamment au niveau artillerie.
Restait à trouver un prétexte pour la guerre. Je vous laisse découvrir le "kolossal subterfuge" de la dépêche d'Ems et la façon dont le Ministre de la Guerre français a déclaré avec un beau mouvement de menton qu'il ne manquait pas un bouton de guêtre" .
Moyennant quoi on a pris la pâtée à Sedan, et malgré quelques fait d'armes (Siège de Belfort, bataille de Reischoffen) on a du capituler.
Mais ça c'est une analyse à posteriori, bien calé devant son écran. Je pense que nos arrière-grands-parents ne voyaient pas les choses de la même manière...

 

Pour que tout le monde comprenne bien, il faut préciser que la dépêche caviardée par Bismarck (chiffon rouge pour le taureau français) avait été laissée sur le bureau et l'ambassadeur de France a pu la lire à l'envers pendant une absence volontaire de son destinataire. Kolossale finesse..maintenant on dirait intox...

 

mmaliverney@yahoo.fr

 


> La dépêche d' EMS.
>
> Le 13 juillet 1870, une dépêche habilement caviardée par Bismarck
soulève une tempête dans l' opinion française comme dans l' opinion
allemande. Des deux côtés du Rhin, on en appelle à la guerre contre le voisin. C' est le
début d' un terrible enchaînement qui va changer la face de l' Europe jusque-là insouciante et prospère.
 

Jeanpierre.boudot@club-internet.fr

 

 

Puisque l'on parle de la guerre de 1870/71,un roman peut-être intéressant à lire :
"les dernières chevauchées des vaincus " de yves Chenut" ,laissons parler Chenut : "l'épopée de mon propre grand-père pendant la guerre franco-allemande de 1870-71, Pierre Alexandre Chenut, cavalier au 6e régiment de hussards avec son cheval, Pégase, un superbe anglo-arabe, une race qui a des ailes aux sabots. Ce roman historique se déroule sur la fin de la guerre franco-allemande de 1870-71, en Franche-Comté. II relate l'héroïque retraite des débris de l'armée de Bourbaki après la victoire de Villersexel et la défaite d'Héricourt, dans la trouée de Belfort, la traversée des plateaux jurassiens dans la neige avec des froids intenses, livrant le dernier combat d'arrière-garde au Fort de Joux, à quelques pas de la Suisse où elle se réfugia et sera internée pendant deux mois. Le récit est loin des glorieuses conquêtes napoléoniennes, mais plus près de la misère de ces obscurs combattants qui ont souffert et donné leur vie pour ceux qui ne faisaient pas la guerre ! Au cours de cette retraite, Pierre Alexandre sauve Irène, la fille d'un châtelain. Au milieu des dangers, les jeunes gens nouent une idylle amoureuse très romantique mais, hélas, sans issue. La guerre sépare les coeurs meurtris ! (Yves Chenut)

 

georges.monnier@neuf.fr

 

 

bonjour voila ce que j'ai trouvé sur « google » sur la guerre en 1870 il y a de quoi chercher

_http://www.google.fr/search?hl=fr&ie=ISO-8859-1&q=guerre+de+1870&btnG=Recherc
he+Google&meta=lr%3Dlang_fr_
(http://www.google.fr/search?hl=fr&ie=ISO-8859-1&q=guerre+de+1870&btnG=Recherche+Google&meta=lr=lang_fr)

cliquez sur le lien, ou faite un copier coller
amitiés
josseline

CEGFC N° 3439

 

Parfaitamour47@aol.com

 

 

 

De la part
de Jean-Paul MARCHAL
Envoyé : mardi 27 mars 2007 16:48
À : racines@yahoogroupes.fr
Objet : RE: [racines] appel aux forts en histoire : guerre de 1870

Tout part de la fameuse « dépêche d ‘Ems » :
La « Dépêche d’Ems » fut le prétexte, sinon une des causes, de la guerre
entre la France et la Prusse. A l’été 1870, le roi de Prusse, Guillaume Ier de Hohenzollern, fait une
cure thermale dans la petite ville d’Ems près de Coblence lorsque, le 9Juillet,
il reçoit la visite de l’Ambassadeur de France, le comte Benedetti qui, se
faisant le porte-parole de ministres français de second plan, partisans de
la guerre contre la Prusse, demande que la couronne espagnole ne soit pas
donnée, comme il en était question, au prétendant prussien, Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen.
Le 12, Guillaume informe Benedetti que la candidature prussienne est retirée.
Le parti de la paix, à Paris, s’en réjouit et comme il compte de hauts
personnages, le Premier Ministre Emile Ollivier, Thiers et Napoléon III
lui-même, qui souffre alors d’un calcul à la vessie, dont lesconséquences
seront graves quelques mois plus tard, l’empêchant de diriger lesopérations
militaires et de prendre les décisions qui s’imposeront, on crut que l’affaire était classée.
Il n’en sera rien. La pression populaire, surtout à Paris, et le bellicisme
de quelques ministres et de l’Impératrice Eugénie en disposèrent
différemment. Non contents de ce succès diplomatique, ils prescrivent à
Benedetti de demander des garanties contre un quelconque renouvellement
d’une candidature Hohenzollern.
Excédé, Guillaume rentre à Berlin après un entretien, cordial et banal,
avec Benedetti, sur le quai même de la gare… et l’affaire commence.
Bismarck, chancelier de Guillaume et qui, depuis la victoire de la
Prusse sur les Autrichiens à Sadowa en 1866, rêve d’asseoir définitivement la
prédominance prussienne sur les pays germaniques en éliminant
l’influence française, saisit l’occasion et, appuyé par une grande partie de
l’opinion prussienne encore plus belliciste, imagine de jeter un brandon sur cette
braise mal éteinte. Sournoisement, il dicte, depuis Berlin, à son journal préféré :
« Ems, 13 Juillet 1870.
Après que la renonciation du prince Léopold de Hohenzollern eut été
communiquée au gouvernement impérial français par le gouvernement royal
espagnol, l’ambassadeur de France a exigé de nouveau de Sa Majesté le
roi de Prusse l’autorisation de faire connaître à Paris que sa Majesté le roi
de Prusse, pour tout l’avenir, s’engageait à ne plus donner sonautorisation si
les Hohenzollern revenaient sur leur candidature.
Sa Majesté le roi de Prusse a refusé de recevoir encore l’ambassadeur et lui
a fait dire par l’adjudant de service que Sa Majesté n’avait plus rien à
communiquer ».
Ce texte, qui n’avait aucune valeur officielle, fut transmis à Paris, en
français, par l’agence de presse prussienne Wolf.
Le contenu de ce qu’on appellera donc « la Dépêche d’Ems » est en grande
partie mensonger. Pis, la version française, volontairement sans doute, traduit le mot
allemand « Adjudant », qui signifie « Aide de Camp » - en l’espèce, le
général prince Radziwill – par « adjudant » qui est, en français, ungrade
évidemment subalterne de sous-officier.Il s’agit d’une simple dépêche d’agence, de caractère privé, transmise de Berlin et non d’Ems et qui contredit les dépêches officielles de Benedetti.
Hélas, personne n’aura le souci d’aller vérifier…
L’agence française qui relaiera Wolf ajoutera cependant au texte en
allemand:
« D’après d’autres informations en provenance d’Ems, le roi de Prusse
aurait fait dire à M. Benedetti qu’il avait hautement apprécié la renonciation de
son cousin au trône d’Espagne », ce qui était apaisant.
Mais les Français choisirent de tomber dans le piège de Bismarck !
Le 16 Juillet 1870, la France déclara la guerre à la Prusse

Jean-Paul Marchal <

 

jemarchal@wanadoo.fr

 

 

 


Une réponse plus précise que la mienne précédemment envoyée vous est
donnée sur Juranautes !

Olivier.

--- Dans racines@yahoogroupes.fr, "omoine39" <olivier.moine@...> a écrit :

 

> D'après ce que je me rappelle de la visite du musée prussien de
> Bayreuth (Bavière), le résumé d'ouvrage suivant bien qu'incomplet est
> relativement conforme a ce que j'ai entendu:
>
> http://rh19.revues.org/document714.html
>
> Il me semble de plus que Gramont modifie une lettre de Napoléon
> destinée aux Prussiens et que Bismarck la lisant se fonde sur le ton
> employé pour appeler à la guerre son empereur.

 

olivier.moine@laposte.net

 

 

C'est vrai que c'est pas clair... L'ambition de Bismarck était de réaliser l'unité allemande et d'en faire un grand empire industriel. Il poussa l'Autriche (qui lui faisait de l'ombre) à la guerre et s'assura de la neutralité de la France (dirigée par Napoléon III) moyennant certaines compensations territoriales. Mais au final, Bismark refusa de donner à la France les compensations territoriales promises... Les relations n'étaient donc pas au beau fixe. A ce moment-là, le roi de Prusse, Guillaume Ier, proposa un prince allemand (un prince de Hohenzollern) sur le trône d'Espagne. Napoléon III demanda à la Prusse de renoncer à cette candidature. Guillaume Ier répondit par une dépêche (la dépêche d'Ems) refusant poliment, mais la dépêche fut déformée par Bismarck dans un sens injurieux et humiliant pour la France. Du coup, Napoléon III déclara la guerre à la Prusse (alors que tous ses conseillers et son opposition lui conseillaient la modération).

 

En fait, Bismarck a poussé l'Autriche et la France à la guerre, pour que tous les états allemands se rassemblent sous le gouvernement de Guillaume Ier et forment une nation unie et solide... Voilà la véritable raison.

 

Françoise

FDennever@aol.com

 

 

LA DEPECHE D’EMS  (www.google.fr)

Le 13 juillet 1870, une dépêche habilement caviardée par Bismarck soulève une tempête dans l'opinion française comme dans l'opinion allemande. Des deux côtés du Rhin, on en appelle à la guerre contre le voisin. C'est le début d'un terrible enchaînement qui va changer la face de l'Europe, jusque-là insouciante et prospère.

Le spectre de Charles Quint

L'affaire a commencé en septembre 1868, quand la reine d'Espagne Isabelle II (38 ans) a renoncé au trône pour demeurer auprès de son dernier amant !

Le chancelier prussien Otto von Bismarck songe à mettre à sa place un prince allemand. Il lance le 26 avril 1869 la candidature du prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen.

Émotion à Paris. Pour Napoléon III et son gouvernement, il est hors de question que se reconstitue l'union dynastique de l'Allemagne et de l'Espagne comme au temps de Charles Quint.

Le 17 février 1870, le chef du gouvernement espagnol, écrit secrètement à Léopold pour lui offrir la couronne. Bismarck, accroché à l'idée de mettre un Hohenzollern sur le trône espagnol, convainc Léopold d'accepter.

Les maladresses du gouvernement français

Le 3 juillet, la nouvelle de la candidature Hohenzollern remonte jusqu'à Paris.

Le ministre de la Guerre, le maréchal Leboeuf, assure que l'armée française, «admirable, disciplinée, exercée, vaillante», est prête à toutes les éventualités. Fort de cette assurance, le ministre des Affaires étrangères, le duc de Gramont, prononce le 5 juillet devant les députés un discours inutilement provocateur à l'égard de la Prusse. Acclamations. On crie : «C'est la guerre!»... Suspension de séance. Trop tard.

Le mal est fait. La perspective de la guerre s'est insinuée dans les esprits. Le roi Guillaume 1er, à ce moment-là, fait une cure à Ems, une ville d'eau proche de Coblence et du Rhin. Discrètement, il tente de faire renoncer Léopold à sa candidature. Finalement, heureuse surprise, le 12 juillet, le prince Antoine, père de Léopold, télégraphie au maréchal Prim et à l'ambassadeur espagnol que son fils retire sa candidature.

La modération de Guillaume 1er et de Napoléon III semblent l'avoir emporté !... A Paris, le chef du gouvernement, Émile Ollivier, ne cache pas sa joie : «C'est la paix !»

Hélas, c'est faire fi de la bêtise de son ministre des Affaires étrangères et de la rouerie de Bismarck.

Sans en référer à personne, le duc de Gramont demande à son ambassadeur d'exiger du roi Guillaume 1er l'assurance en bonne et due forme qu'il s'associe à la renonciation du prince de Hohenzollern.

La téméraire manoeuvre de Bismarck

Le 13 juillet 1870, l'ambassadeur Benedetti rencontre le roi Guillaume 1er sur sa promenade des sources à Ems. Il lui demande une garantie pour l'avenir. Le roi lui propose de le revoir l'après-midi.

Mais un peu plus tard, Guillaume reçoit une lettre du prince de Hohenzollern confirmant le retrait de sa candidature. Il envoie aussitôt son aide de camp de service en informer l'ambassadeur. Et l'aide de camp de préciser à l'ambassadeur : «Par là, Sa Majesté considère l'affaire comme liquidée»...

A Berlin, Bismarck dîne ce soir-là avec son chef d'état-major von Moltke et son ministre de la Guerre Roon. Arrive un télégramme d'Ems qui raconte en termes neutres l'entrevue du matin entre le roi et l'ambassadeur, la lettre du prince de Hohenzollern et la visite de l'aide de camp à Benedetti.

Bismarck et ses amis sont d'abord déçus de voir l'affaire conclue. Puis, le chancelier se ressaisit et rédige un résumé à sa manière du télégramme sans rien retrancher ni ajouter :

«Ems, 13 juillet 1870. Après que les nouvelles de la renonciation du prince-héritier de Hohenzollern eussent été communiquées au gouvernement impérial français par le gouvernement royal espagnol, l'ambassadeur de France a exigé encore de Sa Majesté, à Ems, l'autorisation de télégraphier à Paris que Sa Majesté le roi s'engageait pour tout l'avenir à ne plus jamais donner son autorisation, si les Hohenzollern devaient à nouveau poser leur candidature.
Là-dessus, Sa Majesté le roi a refusé de recevoir encore une fois l'ambassadeur et lui a fait dire par l'aide de camp de service que Sa Majesté n'avait plus rien à communiquer à l'ambassadeur»
.

Tout y est mais en des termes proprement humiliants pour la France comme pour l'opinion publique allemande. Le soir même, la dépêche est distribuée dans les rues de Berlin. Le tollé est immédiat. «Comment ose-t-on traiter notre roi !»

A Paris, le Conseil des ministres se réunit d'urgence. Dehors, la foule s'agite et s'en prend à l'ambassade de Prusse. Le soir même, le ministre de la Guerre rappelle les réservistes. Le lendemain, Guillaume 1er signe un décret de mobilisation.

Le 19 juillet enfin, la France déclare officiellement la guerre à la Prusse. Elle sortira défaite de l'épreuve. L'Allemagne en sortira quant à elle unie sous l'égide de la Prusse, selon les voeux de Bismarck, mais aussi dangereusement militarisée, à l'opposé de ses traditions humanistes.

 

Question posée par moi sur genemil@yahoogroupes.fr

Quelqu'un aurait-il l'ouvrage "historique du 39ème RI guerre de 1870" ? J'ai
des pages photocopiées du livre en question mais je n'en connais pas la
provenance, je ne connais pas l'auteur, et elles sont tellement noires que je
n'arrive à distinguer que des bribes de phrases par-ci, par-là.
 
Or, elles retracent la bataille du Mont Gardot au-dessus de Chouzelot en janvier 1871.
 
Merci à toutes et à tous. Salutations généalogiques reconnaissantes.
Gaby DALMAU 25440 QUINGEY
 

Réponse de bernard.sonneck@wanadoo.fr


Je ne dispose pas de cet historique particulier, mais vous pourrez
avoir une idée du parcours du 39ème d'infanterie en consultant tout
ouvrage traitant un peu en détail des deux campagnes suivantes :
- première armée de la Loire, de sa formation jusqu'à la perte
d'Orléans le 5 décembre 1870 ;
- armée de l'Est (général Bourbaki), depuis la scission de la
première armée de la Loire jusqu'à l'internement en Suisse le 2
février 1871.
Le 39ème d'infanterie faisait partie de la 2ème division du 15ème corps d'armée.

 

2ème mail De bernard.sonneck@wanadoo.fr

 

Attention, ne pas confondre : le 39ème régiment de marche
d'infanterie et le 39ème régiment d'infanterie étaient deux
régiments différents, sans aucun lien entre eux.

Le 39ème d'infanterie était un régiment de l'armée régulière,
existant avant le déclenchement de la guerre. Il est l'un des très
rares régiments d'infanterie de ligne (je crois qu'il y en avait
deux) de l'armée impériale à n'avoir pas disparu à Sedan ou à Metz.
Il s'est trouvé tout naturellement affecté au 15ème corps d'armée,
formé à Blois ou Nevers (je ne sais plus bien), premier des corps
d'armée mis sur pied en province pour tenter d'aller délivrer Paris
(le 13ème et le 14ème corps, en cours de mise sur pied avant Sedan,
avaient été dirigés sur Paris et y furent dissous pour créer les
armées de Paris).

Le 39ème régiment de marche d'infanterie a été, comme tous les
régiments de ce type, formé en récupérant, dans les dépôts des
régiments de ligne qui venaient de disparaitre à Sedan, ou qui se
trouvaient enfermés dans Metz, en récupérant donc des compagnies
entières ; un même régiment de marche se trouvait formé de
compagnies provenant de plusieurs dépôts (on cite le cas d'un
régiment ayant des compagnies de 18 sources différentes). Les
régiments ont été numérotés au fur et à mesure de leur constitution,
à partir de 1. Fin octobre ou début novembre, les 32 premiers
régiments de marche ainsi formés ont été transformés en régiments de
ligne et ont reçu les numéros 101 à 132.

Le 39ème de marche a été affecté à la 1ère division du 16ème corps,
qui a fait partie des deux armées successives de la Loire ; il n'est
donc pas allé dans l'Est avec le général Bourbaki, contrairement au
39ème de ligne, qui faisait partie du 15ème corps.

 



 

--- Dans genemil@yahoogroupes.fr, "ymelvins" <ymelvins@...> a écrit :
>

 

Ø       Il me semble qu'il est disponible à Vincennes, sous la cote 4M 46 :
>
> DURAND (commandant), Historique du 39e régiment d'infanterie de
> marche, Armée de la Loire (1870-1871), 276 p, entré en 1900.
>
> http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fonds-
> collections/archivdefense/fondterre/pdf/inventaire4m-dat.pdf
>
> http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

 

 

 

L'ouvrage que ymelvins vous mentionne ne correspond pas à ce que vous cherchez, comme je l'ai expliqué dans ma réponse. Nous en avons confirmation par le fait que Quingey est dans le Doubs ; nous sommes donc bien en présence du 39ème d'infanterie (de ligne), et non du 39ème de marche.

 

Le temps me manque ce matin pour lire ce que vous m'envoyez, mais je regarderai cela ce soir.

 

J'habite dans la "banlieue"  de Laval, en Mayenne (à mi-chemin entre Le Mans et Rennes).

 

Je vous souhaite une bonne journée.

cordialement

bernard sonneck

 

Bonjour Bernard,

Merci beaucoup pour vos explications, et pour votre rapidité à
corriger mon erreur !

Je pense que les documents suivants correspondent mieux à la
recherche de Gaby (toujours sous la cote 4M 46 au SHD-Terre
de Vincennes) :

-DESVAUX (capitaine), Historique du 39e régiment d'infanterie,
imprimerie du 39e régiment d'infanterie, 1890, 412 p et 96 p de
documents.

-Historique sommaire du 39e régiment d'infanterie, imprimerie
du 39e régiment d'infanterie, 1889, 79 p.

-Historique du 39e régiment d'infanterie (1644-1875), non
paginé, entré en 1875.

Cordialement,
Yves