1er NOVEMBRE 2006 Reprise du livret du :

 

1er NOVEMBRE 2005 - QUINGEY :

ses cimetières : histoire, mémoire, souvenirs, anecdotes – Un peu d’histoire de Quingey et des lieux à découvrir ou à redécouvrir. Souhait, espoir.

Ces quelques feuillets sont réalisés d’après une idée de Gabrielle DALMAU née GUINCHARD et Roland PONCET de QUINGEY, afin de vous aider à mieux connaître, sans aucune prétention en ce jour de TOUSSAINT, le cimetière de QUINGEY. Dans ce cimetière sont en fait inhumés les habitants de QUINGEY, CHOUZELOT, CESSEY, LAVANS, PESSANS. Ces 5 villages forment la Paroisse de QUINGEY (Chouzelot, Cessey, Lavans, Pessans, n’ayant ni église ni cimetière). Il s’agit pour nous aussi d’un devoir de mémoire par respect pour nos disparu(e)s, de consigner certains souvenirs qui nous ont été rapportés par nos anciens.

En ces temps où il se dit que les familles n’ont plus le temps de se voir malgré des moyens de communication extraordinaires, où les valeurs seraient censées se perdre, on assiste à un besoin de plus en plus fort de retour aux sources, de besoin de connaître ses racines. Il n’est que de voir le nombre de demandes qui arrivent des 4 coins du monde en matière de généalogie, par internet, par courriers dans les mairies, aux archives départementales….Les cimetières sont une source d’informations extraordinaires. Mais ils restent avant tout un lieu de recueillement et de rencontre, où fort heureusement, de très nombreuses familles se retrouvent tous les ans en ce jour de LA TOUSSAINT.

Une quête annuelle le 1er novembre est réalisée aux portes des cimetières par LE SOUVENIR FRANCAIS. Gardien de notre Mémoire, le SOUVENIR FRANÇAIS, créé en 1887 est reconnu d'utilité publique depuis 1906. C’est une des plus anciennes associations privées françaises. Conservant le Souvenir de celles et de ceux qui sont morts pour la France ou qui l'ont servie et honorée avec éclat, il veille sur les tombes et les monuments, qui, dans les villes et villages, en France et hors de France, sont là pour rappeler leur mémoire. Le travail du SOUVENIR FRANÇAIS est d’autant plus important que les familles de nos morts pour la France vieillissent (en ce qui concerne la guerre de 1914-1918 tout particulièrement), ne peuvent plus se déplacer comme elles le faisaient… Chaque année de nombreuses tombes et monuments sont donc rénovés avec la participation du SOUVENIR FRANCAIS, comme à QUINGEY. Le Souvenir Français développe aussi et entretient la mémoire de nos morts pour la France chez les jeunes. C’est ainsi qu’à Quingey en ce jour de la Toussaint 2005, ce sont les jeunes de 3ème du collège de Quingey qui quêteront.

 

Dans un endroit de la sacristie, une plaque en bois porte la mention : « l’électrification des cloches a été réalisée en 1951 sur l’initiative et grâce à la générosité de M.Juda SIMON, patron de l’usine de Quingey et d’un autre bienfaiteur – La Paroisse reconnaissante – M.Juda SIMON avait la réputation d’un homme généreux, pas seulement pour l’église (lorsqu’il rencontrait des enfants dans la rue, il leur donnait des pièces. Il a versé un certain temps son salaire à un ouvrier malade qui ne pouvait plus travailler, bien avant que la Sécurité Sociale n’existe). L’ancienne horloge du clocher, qui se trouve toujours au grenier, ainsi que les 4 cadrans gravés à son nom, avaient également été offerts par Juda SIMON, il tenait absolument à ce que son nom figure à Quingey.Juda SIMON est né à Salonique en Grèce le 14.9.1879. Il est décédé à Quingey le 8.4.1859 à Quingey. Son petit-fils Jean SIMON, fils de Maurice a été Directeur de l’usine de Quingey pendant 22 ans jusqu’en 1980.
 

Rapide historique avant d’en venir au cimetière actuel de Quingey :


1/ Le plus ancien cimetière connu à QUINGEY est celui du Hameau de SAINT RENOBERT : LE PRIEURE construit aux environs de 840 sous le règne de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne (9ème siècle) (5)

2/ Un autre très ancien cimetière de Quingey est vraisemblablement une maladrerie où étaient soignés les lépreux au Moyen-Age 15ème siècle (1400-1500). Elle était située dans une des forêts de Quingey mais où ? Peut-être vers Lombard. Dès 1459, Quingey avait son propre hôpital du Mont Carmel et de Saint Jean de Jérusalem terminé en 1533. Il avait été fondé par Jean de Montagu. En 1696, cette maison à la fois asile et maladrerie, a été remise à l’hôpital Saint Jacques de Besançon. Les Quingeois pouvaient cependant y être admis avec un billet du Maire.

3/ Le cimetière des moines : la Confrérie des Frères de la Croix 1608 : jardin derrière ce qui est aujourd’hui la salle polyvalente, ex-couvent donc, ex-gendarmerie, ex-collège, puisque les 2 premières classes de 6ème ouvertes à Quingey dans les années 1965, l’ont été au premier étage de la Confrérie aujourd’hui salle de musique au-dessus du centre de PMI. Le jardin est cultivé par un particulier. Ce jardin est visible depuis la salle polyvalente.

4/ Le cimetière dans et autour de l’ancienne église qui était située sur la Place actuelle, église démolie, cimetière relevé, lors de la construction de la route nationale et du pont actuel (avant 1840 puisque au-dessus de la porte de l’église actuelle est gravée la date de 1840). Les piles de l’ancien pont datant de 1590, sont encore visibles depuis le pont actuel côté barrage : le pont traversait la Loue un peu en aval du pont actuel et arrivait dans la Rue Royale. Il y avait également un bac avec un passeur pour traverser.

Simon de Quingey, page de Charles le Téméraire, était enterré dans l’église démolie. Ses cendres ont été déposées au cimetière du bas actuel mais la tombe a disparu. Simon de Quingey avait sauvé la vie de Charles le Téméraire à la bataille de Montlhéry en 1465.

Entre les bureaux de l’ADMR et la salle de la Mairie sur la place, il y a un petit « traje » dans lequel existent deux pierres tombales, l’une au nom de « GRABY », l’autre anonyme où on peut déchiffrer : « il a fait partie des missions étrangères pendant 16 .. Né le ….Curé de…. Il s’agit donc certainement d’un prêtre-missionnaire parti évangéliser, soigner, enseigner en Afrique ou dans d’autres pays du monde. Ces prêtres étaient « les pères Blancs ». (1)

5/ Un autre cimetière existait dans le même temps que celui autour de l’église sur la place : le cimetière du Faubourg Sainte Anne, route de Cessey, relevé dans les années 1950/1955 pour construire la salle de cinéma paroissiale (une association avait alors été créée : la Jeanne d’Arc), salle reprise et actuellement exploitée par un garagiste.
Lors des fouilles, Monsieur MARECHAL, un ancien Quingeois, avait prévenu qu’il était certain qu’un prêtre était enterré à cet endroit. C’était exact puisqu’un ancien curé de Quingey a été retrouvé mais s’est désagrégé dès qu’il a été mis à l’air libre. Une chapelle était érigée au centre du cimetière. Elle a été démolie dans les années 1900.

La croix du cimetière Sainte Anne a été déplacée et scellée sur l’ossuaire du cimetière actuel dit « du bas » Rue Calixte II.
 

Le cimetière actuel où vous venez aujourd’hui est divisé en deux parties :
Le cimetière dit « du bas » et le cimetière dit « du haut »



I/ Le plus ancien est le cimetière dit « du bas » . Il date de 1830 environ.
L’entrée se fait par la Rue Calixte II (Quingey est la ville natale du Pape Calixte II : Guy de Bourgogne (1060-1124). Pape de 1119 à 1124. A été un pape très actif).

1/Derrière le très beau Christ qui se trouve dans l’allée centrale, vous découvrez une chapelle avec une lettre « R » sculptée dans la pierre. C’est le caveau de la famille REGAD qui a vendu le terrain à la ville de Quingey pour faire le cimetière. La famille REGAD aurait fait insérer une clause à l’acte de vente précisant que chaque Quingeois ou Quingeoise pourrait se faire enterrer gratuitement…..La fille du maître de Forges de Quingey, décédée en 1951, est également inhumée dans ce caveau. Elle aurait dû se marier avec Philippe PETAIN devenu Maréchal. Mais son père a refusé car il estimait que Philippe PETAIN n’avait aucun avenir devant lui……Cette jeune femme a posé pour un peintre (GIACOMOTTI ?????). Le tableau baptisé « la patineuse » est au Musée de Besançon. A côté du caveau, une dalle de ciment recouvre un ancien puits.

2/Une grande pierre tombale à droite de la chapelle REGAD, porte les noms de GIACOMOTTI et HUMBERT (de Pessans), mais le peintre Quingeois n’est pas inhumé là. Il est enterré à Etampes (Essonne) avec ses parents. Une superbe exposition a eu lieu à Etampes cette année (terminée le 31.5.2005).

Une thèse extraordinaire a été faite sur GIACOMOTTI. Elle est à consulter aux archives départementales de Besançon. Félix GIACOMOTTI né à Quingey en 1828, est décédé à Besançon en 1909. Elève de l’école de dessin de Besançon. Prix de Rome en 1854. Conservateur du Musée des Beaux Arts de Besançon. Félix GIACOMOTTI a peint, entre autres, les tableaux de l’église de Quingey qui ont été inaugurés le 8.5.1892

3/A gauche de la chapelle REGAD, une tombe bien modeste surmontée d’une croix en fer forgé peint en blanc, est la tombe des Sœurs de la Charité de l’Hospice DORNIER (ou maison de retraite de Quingey). La dernière sœur enterrée à cet endroit en 1909 (décédée à Quingey le 15 mars à l’âge de 59 ans après 42 ans de vocation), s’appelait Euphrosine THOURINBERG, elle était entrée dans les ordres à 17 ans. Quand les sœurs qui ont longtemps travaillé à l’Hospice de Quingey sont parties, elles ont fait promettre que la tombe du cimetière du bas serait entretenue. Merci à Gilbert BOURGIN d’avoir restauré la croix qui se cassait, d’avoir nettoyé le plat et mis du gravier au centre, et à la personne de Quingey qui veille à fleurir la tombe tous les ans à La Toussaint. Ce serait bien que cette démarche soit perpétuée et que la tombe ne soit pas anonyme, qu’une plaque soit apposée (2)

4/A droite de la chapelle REGAD, presque au bout de l’allée, une pierre tombale en forme de petit obélisque qui menaçait de s’effondrer, consolidé pour ce jour de la Toussaint 2005, nous en sommes très heureux car c’est la tombe du Docteur Francis BUHON, médecin à CESSEY, grand bienfaiteur pour l’Hospice de Quingey. (né à CESSEY le 10.6.1827, décédé à Quingey le 12.8.1876).

5/Toujours dans le cimetière du bas le long du mur de la nouvelle caserne des pompiers, ce qui a été un superbe monument funéraire en pierre tombe en ruine. Or, il s’agit de la tombe de Charles NICOLAS, ancien Maire de Quingey, né à Quingey le 26.9.1811, décédé à Quingey le 20.7.1874. Les NICOLAS faisaient partie des notables de Quingey et nombre d’anciens Quingeois se souviennent de Mademoiselle NICOLAS et de son frère qui avaient la propriété où ont été construites l’école primaire et l’école maternelle. Les bâtiments ont été transformés, entre autres, en appartements. Certains de ceux-ci ont de superbes boiseries et une cave magnifique a été découverte il y a peu de temps.

6/Dans le cimetière du bas encore, se trouve le monument aux morts restauré, érigé à la mémoire :

-de ceux qui sont morts vraisemblablement pendant les différentes colonisations (les dates de décès vont de 1771 à 1895 – merci à toute personne férue d’histoire de nous donner des précisions qui s’avéreront fort intéressantes – nous tenons la liste des soldats avec les dates, à disposition).
-de la guerre de 1870 au Mont Gardot au-dessus de Chouzelot où des combats sanglants ont eu lieu entre les soldats de l’armée du Général BOURBAQUI et les prussiens (25 et 26 janvier 1871). Plus de 100 Français et plus de 100 Prussiens auraient été tués. De nombreux corps n’ont pas pu être redescendus.
Il y a donc au Mont Gardot un cimetière non reconnu comme tel mais symbolisé par deux monuments rappelant cette bataille, un sur Chouzelot, l’autre sur Vorges. La croix érigée sur le monument de Chouzelot avait été faite pour la partie horizontale, par le fusil d’un combattant. Le fusil a été volé. Les corps qui ont été redescendus, n’ont pu l’être qu’au dégel au mois d’avril/mai. L’arrière-grand-père d’un habitant de Chouzelot a participé à ce transport. Il se dit aussi, que des femmes seraient parties en plein hiver, sabots aux pieds pour la Suisse, afin d’échapper aux exactions de l’ennemi. A Quingey, les Prussiens auraient fait 800 prisonniers. Un Capitaine Prussien du nom de VON BULOW a été tué au Mont Gardot et inhumé au cimetière de Quingey. Jusque dans les années 1950 environ, une famille Allemande envoyait de l’argent à la Mairie pour l’entretien de la tombe aujourd’hui disparue. A Byans, deux tombes de Prussiens sont toujours entretenues.
NB : (*) nous parlerons en ce qui concerne le « cimetière du haut », du caveau VUILLIER dont un ancêtre a fait fonction de Maire de Quingey pendant la guerre de 1870. Les Prussiens lui auraient demandé une énorme somme en pièces d’or pour ne pas bombarder Quingey (témoignage de René BLONDEY)
Devant l’église de NODS (25), existe un monument dédié à la mémoire des soldats morts à la guerre de 1870. De même à ETALANS (25).

7/Toujours dans le cimetière du bas, ne manquez pas d’aller vous recueillir sur la tombe de France COMPAGNON (dite Jofrette), épouse BRUGUERA, grande résistante pendant la guerre de 39-45, née à CHOUZELOT, emprisonnée par l’ennemi et déportée.

8/Pas très loin, un caveau porte l’inscription « Suzanne VERRIER une grande dame de la musique ». Malgré de nombreuses recherches, nous n’avons pas pu retrouver la famille de Madame VERRIER née à SEVRES (92) en 1899, professeur de piano, décédée en 1985 à Besançon. Nous savons qu’elle avait émis le souhait d’être inhumée à Quingey mais nous ne connaissons pas les raisons de son attachement à notre ville.

II/ Cimetière plus récent dit « cimetière du haut »
En entrant par la grille de la route des Roches qui monte à la route de Byans :

1/ Une des plus anciennes tombes qui date d’avant la guerre de 1914 est un obélisque pratiquement en face de l’entrée : familles GILBERT/POY dont le sous-lieutenant Adrien GILBERT mort pour la France en 1916 à MORCOURT. Cet obélisque et plusieurs tombes à cet endroit, étaient entourés par de superbes grilles en fer forgé réalisées par Louis GUINCHARD. Les grilles ont disparu.

2/ Dans l’allée de gauche un caveau porte le patronyme de « GROS ». La famille GROS était propriétaire des tanneries de Quingey qui se trouvaient au bout de la « rue de la tannerie » (à droite de l’Hôtel de la truite).

3/ Dans cette même allée mais sur la gauche et dans le haut du cimetière, un caveau porte le patronyme de « VUILLIER » dont nous avons parlé (*)

4/ Dans cette même allée sur la droite, un caveau porte le patronyme de « LABOURIER ». L’usine LABOURIER est bien connue, implantée à MOUCHARD. Madame LABOURIER (dont le fils Serge habitait Lavans), était la fille de Emile FOURQUET, inhumé dans ce caveau, juge d’instruction habitant Lavans.

Emile FOURQUET est à l’origine de l’arrestation d’un des plus grands assassins de la fin du 19ème siècle : VACHER, qui a reconnu 50 crimes, chiffre hélas certainement en-dessous de la vérité puisque, surveillé jour et nuit après son arrestation, un gardien l’aurait entendu dire « ils ne sauront jamais tout ». VACHER arrivait à faire plus de 50 kms à pied en une nuit. C’est Emile FOURQUET qui, intrigué par les articles lus dans les journaux, a fait des rapprochements entre tous les crimes commis et a dressé en quelque sorte un des premiers « portrait-robot », celui de VACHER. VACHER a été soldat à Besançon, il avait une amie connue à BAUME les DAMES….Il a été guillotiné en 1898 à Bourg en Bresse. Un livre existe et un film a été tourné avec Michel GALABRU dans le rôle principal.


5/ Maire ayant administré la ville de Quingey inhumé au cimetière du haut : Désiré SAILLARD né le 17.5.1878, élu Maire le 19.5.1912, était négociant. Elu à nouveau Maire en 1935, il a assuré la charge de Maire jusqu’en 1945. Pendant la guerre, il a été arrêté et interné à la prison de la Butte à Besançon, avec le Docteur Dumont et le Curé GUILLEMIN car ils avaient dit que les prisonniers Français n’avaient rien à manger dans les camps. Le curé Guillemin avait également refusé de saluer le drapeau nazi qui flottait au-dessus de la mairie.

6/ Autre Maire inhumé au cimetière du haut : Louis CHEVALIER Maire dans les années 1930 (1929-1933 ?).

7/ Autre Maire inhumé au cimetière du haut : caveau LANOY dans l’allée centrale. Joseph LANOY né le 20.3.1868 a été maire de 1923 à 1929 (sauf erreur ou omission).

8/ 2ème allée à gauche à partir de l’allée centrale, sur la droite : caveau « BELLE-DUBOIS ». Charles BELLE a été Maire de Quingey de 1945 à 1971.

9/ près du caveau Lanoy, le caveau MAIRE où est inhumé Monsieur Jean MAIRE né à Ornans, marié à une Quingeoise née BOUCHET inhumée à ses côtés. Jean MAIRE a été 1er trompette à l’Opéra de Paris pendant 30 ans après avoir obtenu le 1er prix du conservatoire de Paris. A fait partie du jury qui a statué sur Maurice ANDRE. A modifié la méthode Arban (méthode de trompette). A organisé un grand festival de musique en 1963 au stade Léo Lagrange de Besançon où étaient présentes de très nombreuses fanfares de France (suivant précisions données par Gérard BOUCHET de Quingey).

10/ 3ème allée à gauche à partir de l’allée centrale, sur la gauche derrière le caveau Graby, le caveau portant le patronyme « PERGAUD » où est inhumée Emilienne PERGAUD, grande résistante pendant la guerre de 39-45, torturée pendant 21 jours. Elle a été plongée pendant des heures dans une baignoire d’eau glacée. Elle aurait aussi assisté à la torture d’enfants devant leurs parents pour les faire parler. Emilienne ne s’est jamais remise de ses souffrances et a été horriblement choquée lors du crash du bombardier à Lombard dont nous parlons plus loin (son mari qui était également un immense résistant, était dans l’aviation).

11/ Le long du mur au fond du cimetière le caveau portant le patronyme « COMPAGNON » où est inhumé entre autres, Jean COMPAGNON, tout jeune mais grand résistant pendant la guerre de 39-45, tout comme sa sœur France COMPAGNON dont nous avons parlé plus haut. Fusillé à l’âge de 21 ans à la Citadelle de Besançon, il faisait partie avec Henri FERTET, 17 ans, du groupe FTP (Francs Tireurs Partisans) « Marius Valet » (émanation du Groupe Guy Moquet). Tous les prisonniers ont écrit des lettres à leur famille avant de mourir, nous pouvons en fournir les photocopies. Jean et Henri ont écrit chacun une lettre déchirante à leurs parents (Jean en a même écrit deux mais la seconde a été censurée). Celle d’Henri est connue et rapportée dans les livres d’histoire. Faisaient également partie du groupe : Baltasar ROBLEDO et Saturnino TRABADO, tous deux de CESSEY d’origine Espagnole, arrêtés et fusillés en même temps que Jean COMPAGNON et Henri FERTET, inhumés côte à côte dans le carré militaire de St Claude à Besançon où ils sont restés jusqu’à ce que les familles puissent rapatrier leurs corps.

12/ Dans l’allée centrale, juste avant la première allée sur la gauche, le caveau où est inhumé le Sous- Lieutenant Jean-Claude CONRAD, né en 1931 à Quingey, mort pour la France en Algérie en 1958.

13/ La tombe de Madame et Monsieur HUDELOT, elle pharmacienne et lui dentiste, pendant au moins 50 ans à Quingey.

14/ La tombe de l’Abbé Louis PETIT (1877-1933), de Rurey qui est en passe d’être relevée ce qui nous chagrine beaucoup. Nous avons tout essayé pour retrouver des descendants de la famille de l’Abbé PETIT mais en vain. L’Abbé PETIT est enterré avec ses parents : Jeanne Françoise PETIT née DODANE (1857-1935) et Louis Joseph PETIT 1853-1937

15/ Près de la tombe de l’Abbé Petit, une grosse pierre tombale très noire avec une ancre sculptée dessus ( ?) porte les patronymes de THEVENARD/TONNOT.

16/ En haut du cimetière près du mur, une tombe abandonnée porte le patronyme : Louise SALLAY née MILLER 1875-1951. La famille MILLER possédait la malle-poste qui passait à Quingey. Raymonde SALLAY qui demeure à Morteau aurait un beau livre sur ses ancêtres, livre qui parle des personnes transportées, anecdotes etc….

17/ Tombe du Docteur René FONTAINE 1890-1975 (ou 1976) : c’est le père de Francette PREVOST de Saint Renobert.

18/ Superbe tombe entourage en fer forgé, Christ en fer forgé : famille DRUOT ;

19/ Très beau monument aussi à voir : celui des familles CHEVALIER/DEMANGE/MEGE : Nicolas DEMANGE 1831-1896 / Docteur CHEVALIER 1900-1932/ Louis CHEVALIER MEGE ( ?)

 

 

Quelques précisions complémentaires concernant nos morts pour la France


Le monument aux morts de Quingey (guerres de 14-18 et 39-45) se trouve sur la place de l’Eglise depuis 1998, après avoir été pendant près d’un siècle à l’entrée des Promenades au bord de la Loue. Le chêne de la Liberté à gauche en arrivant aux Promenades, a été planté en 1930 lors d’une cérémonie officielle. Jean GUINCHARD (né en 1920), a récité pour l’occasion, un poème de circonstance en sa qualité de bon élève. C’est le père de Madeleine PRILLARD de Chouzelot qui a fourni l’arbre. De nombreux arbres de la Liberté ont été plantés cette année là dans les villes et villages de France pour que des guerres comme celle de 1870 ou de 1914-1918 ne se reproduisent jamais plus. Hélas, 9 ans après débutait la guerre de 1939-1945, puis l’Indochine et l’Algérie.

Nous souhaitons saluer aussi la mémoire de :

-L’Abbé Germain COUTTERET né à LOMBARD le 3 novembre 1912. En 1941 il est nommé curé de BUFFARD où son dévouement est déjà reconnu. Il assure aussi la charge de l’église du village voisin de Champagne sur Loue. En août 1943, pour avoir donné une soutane destinée à un aviateur américain dont l’avion avait été abattu, il est arrêté par la Gestapo alors qu’il disait la messe à Champagne, et déporté. Sa vie au camp fut un long sacrifice pour aider ses camarades à qui il donnait une partie de sa pitoyable ration de nourriture. Usé par ses sacrifices, il décède le 3.5.1945 à la libération des camps par les américains. La place de Lombard a reçu le nom de place de l’Abbé COUTTERET en 2004 (3)

-Des 8 aviateurs dont les 2 plus jeunes avaient 19 ans (deux Anglais, six Australiens), qui se sont écrasés avec leur bombardier le vendredi 1er septembre 1944 à 2 heures du matin, tout près de Lombard sur la colline. Il pleuvait sans cesse sur Lombard cette nuit-là. L’avion de la RAF venu ravitailler le maquis du Val d’Amour n’avait aucune visibilité. Ce bombardier Stirling LJ de la 135e escadrille basée à Tempsford en Angleterre cherchait désespéré¬ment, à travers la pluie torrentielle, les feux des résistants qui attendaient le para¬chutage d'armes et de munitions. Les deux autres avions qui l’accompagnaient avaient rempli leur mission et rega¬gnaient déjà leur base. L’altimètre vraisemblablement faussé par les décharges électriques des éclairs, le bimoteur tournait désespérément en rond. Soudain, ce fut l’effroyable choc avec la colline dans un déluge de fer et de sang. Le dimanche, malgré la présence de l’ennemi, les corps transportés dans une voiture à cheval, à travers bois, reçurent une sépulture décente au cimetière d’Arc-et-Senans, où ils reposent en¬core. Tous les ans, on commé¬more le sacrifice de ces combattants de la liberté. Une stèle a été érigée à l’endroit du crash lieudit « le grand bois » en 1978, inaugurée en 1980, où des cérémonies du souvenir ont lieu régulièrement (liste des aviateurs à disposition).

-De Charles PRILLARD de CHOUZELOT (né en 1904), cultivateur, déporté pour faits de résistance, décédé le 11.11.1944 au camp de GROSS ROSEN en Silésie.

-Des époux MERCIER de Cessey revenus tous deux des camps après des années de souffrance, lui au Struthoff, elle à Ravensbrück. Le fils des époux MERCIER qui vit à Arc et Senans, nous a précisé que ses parents étaient toujours restés très discrets sur l’enfer qu’ils ont vécu.

-Des 3 instituteurs en poste à Quingey lorsqu’ils ont été appelés sous les drapeaux : guerre de 14.18, tous trois morts pour la France et dont les plaques commémoratives sont toujours accrochées au mur du groupe scolaire Charles BELLE (école primaire) :

Michel Delphin Léon RAVEY
Né le 8.8.1896 à BLUSSANS (Doubs)
Affecté au 60ème régiment d’infanterie - Mort pour la France le 26.6.1915 à Valdahon (Doubs)

Georges Marie Emile JACQUOT
Né le 23.9.1894 à BESANCON (Doubs)
Sergent – Escadron de chasseurs à pied - Mort pour la France le 20.6.1915 à Winterhagel (Alsace)

Jules Claude Gaston GOMOT
Né le 1.6.1893 à CHASSAGNE (Doubs)
Sous-lieutenant – 149ème régiment d’infanterie – Caserne Courcy à Epinal en 1914
Mort pour la France le 26.4.1917 à l’Hôpital de Besançon (Doubs)

 

A voir à Quingey



La Vierge qui domine à droite quant on prend la route de Cessey au bout de la route d’Ornans (sous le lieu-dit « la Maridelle ») : elle aurait été rapportée de Lourdes. Les habitants de Quingey et Chouzelot ont fait le socle. Tout près, le lieu-dit « le chalet » était un rendez-vous de chasse devenu maison d’habitation.

La Vierge dans une niche creusée dans la roche qui surplombe la route de Cessey en montant à droite (mais vous la verrez mieux en descendant la route de Cessey, elle sera alors sur votre gauche) : plusieurs versions existent quant aux raisons qui ont fait que cette Vierge a été mise à cet endroit : en principe une chute d’une ou plusieurs personnes depuis la falaise. Cette statue a été restaurée par un Quingeois il y a quelques années.

Le calvaire route d’Ornans 1864 : superbe croix en fonte sur socle en pierre.

La Vierge qui se trouve dans le parc derrière la maison de retraite face aux cuisines (accès par l’allée entre la gendarmerie et le centre de réadaptation). Belle vierge sur un socle où a été scellée une plaque : « ND de Lourdes 1965 ».

Le Dieu de Pitié : Oratoire (derrière la maison de retraite, à gauche du chemin qui mène à Saint Renobert) : Jean de Molombe, familier de Quingey et ensuite curé de Dampierre, venu finir ses jours dans sa ville natale, le fit construire. Le Christ est en bois. Jean de Molombe par son testament du 10.8.1625, préconisa une procession à cet oratoire et une messe de la Passion au retour. Ce magnifique oratoire aurait bien besoin d’être restauré et mis en valeur ; de même la source, totalement ensevelie, alors que les Quingeois sont allés y chercher leur eau pendant des siècles, elle coule toujours, on ne connaît pas sa provenance, elle n’est pas reliée à la source de Saint Renobert.

La croix de la Rue du Gey (lieu-dit « le pied du Gey ») : Le plus ancien calvaire du canton. Croix de repentir après les divers procès en sorcellerie qui ont marqué le 16ème siècle à Quingey, Pointvillers, Montfort ? Tire son nom de la colline au début de la forêt de Moini qui domine la plaine de Lombard. Gey = guet ? On peut lire sur le socle de la croix : « Anatole ROSE, Claude FRANCOIS » – Une pierre qui malheureusement est tombée portait la date de 1707. Une croix à peu près identique existe à l’entrée de MONTFORT. Il en existait une aussi sur la route de LOMBARD, à gauche après la sortie de Quingey ; hélas tombée en ruines et jamais remise sur pied. Le socle est toujours là. Des morceaux de la Croix sont peut-être dans les alluvions, car d’autres morceaux auraient été emportés.

Le Christ en sortant de Quingey via Chouzelot, sur la gauche dans une propriété privée, sur socle gravé « Jubilé 1875 Pater Ave 40 jours d’indulgence »

La statue de Sainte Anne restaurée par un Quingeois il y a quelques années, au-dessus de la porte d’entrée du centre de PMI (bâtiment de la Confrérie). (PMI = Protection Maternelle et Infantile).

Statue de Jésus Rue de Busy lieu-dit « la finance ». Se trouve sur une propriété privée. Il y avait autrefois un péage à cet endroit, juste avant d’attaquer la route du Mont Gardot qui menait à Besançon. Les agressions au lieu-dit « les confétiminis » étaient tellement nombreuses (vrai coupe-gorge), que les voyageurs se recueillaient avant de poursuivre leur route. Un criminel qui avait assassiné une personne au lieu-dit « jovinet » aurait été pendu sur la place de Quingey.

L’obélisque à la mémoire d’Hippolyte DORNIER Donateur Fondateur de l’Hospice DORNIER, né en 1792, décédé en 1829 (dans le parc devant la maison de retraite). Sur l’obélisque on peut également lire : Charles Etienne TONNOT Médecin et juge de paix, né en 1766, décédé le 20.1.1836. Nous essayons de trouver des éléments. L’obélisque est dans un triste état. Hippolyte DORNIER est enterré dans la Chapelle de la maison de retraite qui se trouve à l’intérieur même de celle-ci. Lorsque la chapelle a été refaite, la Sœur Supérieure a fait couler les nombreux chapelets en sa possession, dans les murs de la chapelle. Le bâtiment désaffecté qui se trouve à gauche de la maison de retraite lorsqu’on entre dans le parc, est le Pavillon Sainte Thérèse. Ce sont Mme et Monsieur MARECHAL de Byans qui ont financé sa construction autrefois, pour que leur fils handicapé puisse y être soigné et y finir ses jours.

Le lavoir Rue des Fossés (1890) et le lavoir Rue du Touillon (1832).

Les anciennes halles
(jusque fin du 19ème siècle ?), devenues lavoir (artificiel). La partie lavoir a été enlevée et l’emplacement restauré pour retrouver son aspect d’origine, une très belle réussite : rue de Traverse devant la tour du Pape Calixte II.


La tour du Pape Calixte II (l’Association « Il était une fois » Association culturelle du Pays de Quingey - Madame Berger Présidente 25440 BY, est très documentée sur le Pape Calixte II. Une brochure en particulier, a été éditée lors de la conférence de Monsieur René Locatelli, Historien).

Le superbe porche du 18ème siècle rue de l’école en bois peint entourage en pierres de taille. Ancienne maison de notables, ancienne ferme.

La superbe grille en fer forgé dont le dessus comporte les lettres « CN » entrelacées : juste à droite de l’entrée du groupe scolaire rue du Gey/rue des Salines : c’est la porte d’entrée de l’ancienne propriété NICOLAS. Les lettres sont celles de Charles NICOLAS qui a été Maire de Quingey. Regarder attentivement également la porte annexe juste à côté. A besoin d’être restaurée d’urgence.

L’allée de platanes aux promenades au bord de la Loue : plantés au 15ème siècle sous Louis XV

Grille en fer forgé du 18ème siècle en descendant aux Promenades à droite.

Tête de babouin sculptée dans la pierre 17 Rue de Traverse 15ème siècle. En faisant des travaux dans sa maison, Monsieur Hehinger aurait trouvé un boulet de canon en pierre. La tour de cette maison faisait-elle partie de l’ancien château ? Elle est bien alignée sur celle où est né Calixte II, donc, pourquoi pas ?

La Mairie, 1843 pour le bâtiment donnant sur la Place d’Armes. Etait un corps de garde qui accueillait les sans-abri. Le café proche devait fournir le pain. Un puits maçonné se trouve sous la salle de réunion actuelle.

Maison place d’Armes datant de 1715. La tourelle d’angle est d’origine. L’habitation est antérieure à 1715 bien qu’une des portes soit gravée de cette date. Les fenêtres ont été élargies au 18ème siècle.

Chien-assis 19ème siècle – 22 rue de l’Ecole – équipé d’une poulie qui permettait de monter le bois de chauffage.

Enceinte : moellons de calcaire : mur à la sortie de Quingey en allant sur Lombard à droite, juste en face du café des sports : les pierres sont caractéristiques des murs de clôture de la région. Aurait bien besoin d’être restaurée.

Ancienne maison de maître, de notables à l’angle de la Rue des Fossés et de la Rue de Busy. Un linteau porte la date de 1749. A peut-être été la Mairie pendant un temps. Mademoiselle NICOLAS serait née dans cette maison. Le peintre Maurice LAFERRIERE (1890 -1956 ) l’a habitée avec ses parents au début du 20ème siècle.

Escalier et voûte de cave de l’immeuble donnant sur la place des rives de la Loue, vestiges du château de Quingey.

Fresque réalisée en 1965 par le peintre André OUDET de Myon : préau du groupe scolaire. Fresque représentant différentes allégories, notamment la maternité, l’éducation, la musique.

La fontaine entre l’entrée du presbytère et la pharmacie sur la place, en pierre, surmontée d’une vasque et ornée d’une tête de lion en fonte (défigurée par la pose d’un robinet quelconque).

20/22/24 Rue des Forges : 3 maisons de village sont intéressantes à voir, dont une porte la date de 17 ??, l’autre : « Dieu soit bény », la troisième « 1662 ». Une des maisons possède un puits maçonné dans le jardin.

Propriété de Monsieur Bourgeois (décédé) Rue des Salines : dans le jardin existe un puits en pierres magnifique avec escalier.

A l’intérieur de la quincaillerie DODY rue des Salines : ancienne meurtrière du château, superbe !

Maison Monnier Rue de l’école : vraisemblablement la plus ancienne maison de Quingey magnifiquement restaurée, visible depuis la salle polyvalente.

Et bien sûr :

La superbe église SAINT MARTIN : reconstruite où elle se trouve aujourd’hui, en « s’appuyant » sur ce qui était la Chapelle des Dominicains édifiée en 1762 (PAINCHAUX avait commencé les agrandissements dès 1826). Sur le fronton de l’église est gravée la date de 1840 (travaux de 1837 à 1839 : bas-côtés). (4)

 

Un peu d’histoire de Quingey (« pêle-mêle »)



Quingey est une ville, régie par un MAIRE depuis 1610 soit au 17ème siècle (pour les forts en dates historiques c’est l’année de …….l’assassinat du « bon » Roi HENRI IV – La Franche-Comté applaudit = nous sommes alors une province ultra catholique réunie à l’Espagne ayant une certaine autonomie. Les survivants franc-comtois de la guerre de 10 ans se faisaient enterrer face contre terre pour ne pas voir le Soleil se lever (emblème de Louis XIV). Nous ne deviendrons réellement Français qu’en 1678 et encore… !! après avoir été une petite province faisant partie d’un grand Empire : celui des Habsbourg = mariage de la fille de Charles le Téméraire dernier grand duc de Bourgogne (Marie de Bourgogne), à Maximilien de Habsbourg en 1477.

Quingey : 1049 habitants en 2004 – 1150 habitants, chiffre pressenti suite au dernier recensement, 353 habitants (79 ménages), lors du recensement de 1657 : liste à disposition sur demande. Certains patronymes doivent être à l’origine de noms de lieux ou de rues (comme la rue de la Fin Derrière).

Quingey aurait obtenu son titre de « ville » au 17ème siècle au fait « qu’elle est constituée d’un assemblage de maisons organisées par rues et entourées d’enceintes, de remparts et de fossés ». Ecusson de la ville : 4 tours : les 4 tours de l’ancien château. On suppose qu’il se trouvait à l’endroit de ce qui est aujourd’hui la place des Rives de la Loue.

Sur cette place ont été construites la Poste et la Perception après la destruction de l’usine de Quingey devenue vétuste et dangereuse, successivement clouterie du début du 20ème siècle jusqu’en 1930, puis sparterie (tissage de fibres végétales : nattes, tapis-brosse) pendant quelques années, et enfin, fabrique de couverts et de plats en inox du temps de Jean SIMON. L’usine SIMON a été rebâtie dans la zone artisanale de la Blanchotte, a été reprise par Guy DEGRENNE (couverts avec manches plastique), puis par le groupe PSP (SA) Peugeot Salières Poivrières.

La carte de CASSINI, réalisée sous LOUIS XV en 1747 fait état d’un fourneau, d’un moulin et d’une forge à Quingey à l’endroit de l’ancienne usine. Le moulin de Saint Renobert apparaît également sur la carte de CASSINI. Il y avait pas moins de 20 roues à aube à Chouzelot et Quingey dont celle de Saint Renobert.

Le Saint Patron de Quingey est SAINT MARTIN (il a succédé à SAINT CLAUDE, ancien Saint Patron de la Paroisse de Quingey). Une peinture de GIACOMOTTI représente Saint Martin au-dessus de l’autel de l’église. Saint Martin partage son manteau avec un malheureux. Tous les personnages qui ont posé pour les différents tableaux de l’église sont des Quingeois. La fête de la Saint Martin a lieu le 1er dimanche qui suit le 11 novembre. La fête du village tombée en désuétude se tenait le dernier week-end d’août, c’était un grand évènement jusque dans les années 60.

Le curé MONNIER alors curé de la Paroisse, a posé pour GIACOMOTTI. Le curé MONNIER a dit que lorsqu’il serait auprès du Seigneur, il ferait tout pour protéger QUINGEY de la grêle.

La ligne de chemin de fer Besançon-Mouchard, aurait dû passer à Quingey au lieu de Byans. La gare devait être construite dans le secteur de la Maison de Retraite. Mais les propriétaires des relais de diligences de l’époque s’y sont fortement opposé, pour protéger leur gagne-pain bien entendu, mais persuadés aussi, que seuls les chevaux étaient en mesure d’assurer le transport des voyageurs pendant les siècles à venir…….. !!!!!! Jusqu’en 1897, la route des diligences venant de Lyon remonte la voie romaine du Mont Gardot pour redescendre ensuite sur Besançon.

Quingey a eu bien du mal à obtenir sa déviation inaugurée le 3.7.1999, et pourtant, les anciens parlaient déjà d’une déviation nécessaire parce que les voitures tirées par les chevaux n’arrivaient pas à se croiser sur le pont et les incidents/accidents étaient nombreux.

Au début du 20ème siècle, un projet de tunnel sous Moini avait été étudié, stoppé par la guerre de 14.18.

Après les inondations impressionnantes de 1953, un projet de barrage en aval de Chenecey-Buillon avait été étudié.

Un pipe-line passe sous terre à Quingey (travaux dans les années 1960). Il transporte du pétrole de Fos sur Mer en Allemagne.

Le « chemin des biques » qui monte à flanc de colline derrière le cimetière s’appelait autrefois « le galata » d’après une ancienne Quingeoise, merci à toute personne qui pourrait nous donner des précisions.

Le lotissement de pavillons Rue Calixte II a été construit au lieu-dit « sous la vigne des moines ». Il y avait donc bien autrefois, des vignes et des moines à Quingey.

La colline de Moini : Moini est-il une contraction de « mont » et « moine » ?

Nombre d’habitants des communes de la Paroisse de Quingey d’après le calendrier des Postes de 2005 :
Quingey 1049 h, Chouzelot 263 h, Cessey 288 h, Lavans 112 h, Pessans 60 h.

Hameaux rattachés à Quingey (sauf erreur ou omission) : la ferme des routes, Saint Renobert, Malpas (né du lieu-dit « le mauvais pas » : l’endroit était tellement boueux que les calèches s’embourbaient), la ferme des Jovinet Route du Mont Gardot.

Lieux bien connus des promeneurs et souvent évoqués mais ne dépendant pas de Quingey : la « famine » qui est sur Lavans et « goulot » qui est sur Byans (forêt de Moini). Il y avait autrefois une ferme à goulot la ferme de Célestin MOREL. Un âne descendait seul les bouilles de lait pleines à Quingey et remontait les bouilles de lait vides.

 

Puisqu’il faut bien commencer à conclure



Nous espérons de tout cœur que ces quelques feuillets, bien qu’imparfaits et incomplets, vous ont intéressés et vous ont donné envie comme à nous-mêmes, que vive la mémoire des hommes et des lieux, par les souvenirs relatés, consignés. Nous faisons appel à toutes les personnes ayant des documents, des photos, des écrits, des choses à raconter : faites-vous connaître afin qu’ensemble, on puisse construire quelque chose qui sera officiellement archivé pour nos enfants, petits-enfants…… pour que soit constituée, en quelque sorte, une véritable « banque de données ». Nous aimerions entre autres :

     • « Reconstituer » le cimetière actuel tel qu’il était avant que les tombes ne commencent à être relevées
     • « Reconstituer » les écoles par les photos de classe en retrouvant les noms de tous les élèves et des maîtres/maîtresses. Rappeler les résultats du fameux certificat d’études. Savez-vous à cet effet que parmi les premiers bacheliers Franc-Comtois en Droit en 1809, de lettres en 1810 et de Sciences en 1811, ont obtenu leur diplôme : Pierre François NELATON né à Quingey le 7.10.1784 et MAISTRE Hypolite né à Byans le 24.12.1890 ?
     • Ecrire l’Histoire de l’Hospice DORNIER aujourd’hui maison de retraite à laquelle s’est ajouté le centre hospitalier et où la MAS a été construite un peu plus loin.
     • Ecrire l’Histoire de l’Usine de Quingey
     • Reprendre une par une les rues de Quingey et retrouver les commerces, les artisans, agriculteurs etc….. qui s’y trouvaient (Exemple : le bourrelier de la rue des Forges, le maréchal-ferrant de la grande rue, la ferme de la rue du Gey, les boulangeries, les épiceries etc…..etc….)
     • Etablir la liste des notaires, des percepteurs de Quingey (Pour l’anecdote : un internaute des Pays-Bas qui fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres (années 1700-1800) qui sont nés et/ou décédés, et/ou se sont mariés à Mesmay, Liesle, Fraisans, Rans, La Chapelle Sur Furieuse, Osselle, nous a appris que ses ancêtres d’Osselle consultaient régulièrement le Notaire de Quingey François CLERC (1687-1718) !!!!!!). Nous avons la liste des Maires qui ont administré Quingey et la liste des curés qui ont officié pour la Paroisse de Quingey.
     • Ecrire une histoire de Quingey autre que celle déjà consignée sur la sorcellerie. Regrouper les photocopies de tous les documents/photos existant, les originaux demeurant bien entendu la propriété de ceux qui les détiennent.
      • Etablir un inventaire des lieux à protéger, tout faire pour qu’ils soient restaurés et mis en valeur.
     • Ecrire sous forme d’hommage, l’histoire de Jeanette FAGNON et de sa Maman (la « Dèdè »), qui habitaient sur la Place, les 2 dernières sage-femmes qui ont mis au monde à Quingey et aux environs, des centaines de bébés.
      • Nous aimerions aussi avoir des témoignages concernant les médecins de Quingey dont le docteur PIZE qui était une véritable « figure locale », le Docteur DUMONT dont nous avons parlé plus haut, le Docteur WAPLER.

Nous essayons de voir avec le Cercle d’Entraide Généalogique de Franche-Comté (le CEGFC Maison des Associations, 35 Rue du Polygône à Besançon, présent au salon des Savoir-Faire les 24 et 25 septembre 2005 à Quingey), pour qu’il fasse une de ses prochaines expositions annuelles à Quingey. Peut-être en 2008 ? Avant toute exposition, le CEGFC saisit un certain nombre d’archives pour les remettre à la commune accueillante. Ce serait une aide formidablement précieuse dans notre recherche de consigner le plus d’éléments possible concernant Quingey. Chez les généalogistes, un foyer sur 5 fait de vraies recherches (Voir Est Républicain 25.10.2005 « Besançon » Les nouvelles technologies aux archives départementales).

Merci à René DEVILLARD, Alexandre GUINCHARD, Bernard et Marie-Thérèse MOUREY de Saint Renobert, à Madame PREVOST de Saint Renobert (dont le grand-père était Désiré SAILLARD, ancien Maire de Quingey), Monsieur Christophe FAIVRE généalogiste professionnel 34 Rue Gambetta 25300 PONTARLIER, Pierre SINIBALDI de DAMPIERRE, généalogiste amateur, Monsieur Michel JEANNINGROS de Besançon/Chay, Monsieur Georges Emile Fourquet d’Ornans, pour les précisions qu’ils nous ont apportées.

NB : certains éléments ont été pris dans le volume 2 du livre « le patrimoine des communes du Doubs » Franche-Comté FLOHIC Editions.

 

En conclusion


Un proverbe africain dit « nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres mais nous l’empruntons à nos enfants ». Espérons que nous laisserons à nos enfants une terre non seulement la moins polluée possible, mais riche de mémoire et de souvenirs et surtout, une terre où règnera la PAIX afin qu’il n’y ait plus de monuments aux morts à ériger. Peut-on l’espérer au moins au sein de l’EUROPE ?

Nous aurions aimé étayer ces feuillets de nombreuses photos, mais le manque de moyens ne nous le permet pas, nous sommes désolés. Nous avons un certain nombre de documents sur Calixte II, Giacomotti, l’église de Quingey, le cimetière Sainte Anne. Des plans aussi : plan de Quingey avec l’ancienne église sur la place et le cimetière Sainte Anne (établi lors du tracé du nouveau pont et de la route nationale), un plan en couleur daté du 29.5.1794 signé Etienne DODY et qui aurait servi dans le cadre d’un procès etc….Nous aimerions « gonfler » de façon importante ce début de « bibliothèque », soyez nombreux à nous rejoindre avec toutes vos connaissances, vos souvenirs, vos photos, vos documents. Merci de nous faire part de votre avis, de vos remarques, de vos suggestions, de vos souhaits, de nos erreurs éventuelles et/ou de nos omissions pour lesquelles nous vous présentons par avance toutes nos excuses. Un rectificatif sera bien entendu apporté le cas échéant.

Ce livret se veut « une bouteille à la mer » pour que vive la mémoire de Quingey.
Faites-le lire au plus grand nombre de personnes que vous pensez être intéressées, photocopiez-le le cas échéant. Livret par ailleurs disponible sur simple demande à Gabrielle DALMAU ou Roland PONCET.

Gabrielle DALMAU 26 Rue Calixte II – 25440 QUINGEY 03.81.63.89.40/06.73.37.51.35/gabidalmau@aol.com
site internet : dans « google » taper : dalmau-quingey
Vous y retrouverez tout ce que nous avons écrit sur Quingey
(site en cours de construction pour certaines rubriques du menu)

Roland PONCET 7 Rue Fin du Milieu – 25440 QUINGEY - 03.81.63.62.95
 

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(1) voir site ARCHIVES DES MISSIONS ETRANGERES DE PARIS
(Merci à Madame DOMATTI de Liesle de nous l’avoir indiqué).

http://www.mepasie.org/search.php?q=GRABY

GRABY, Théodule-Etienne, naquit à Quingey (Doubs) le 17 avril 1828. Après son ordination sacerdotale qui eut lieu le 27 août 1854, il fut nommé vicaire à Sancey-le-Grand. Il entra au Séminaire des M.-E. le 10 octobre 1859, et partit pour le Coïmbatour le 24 octobre 1860. Il administra le poste de Codively, et, deux ans plus tard, le district d'Atticodou, assez pénible à cause des troubles causés par le schisme goanais ; aussi éprouva-t-il tout d'abord de réelles difficultés. Néanmoins, comme il ne ménageait pas sa peine, il finit par vaincre les préventions et l'apathie d'un grand nombre d'égarés, gagna même l'estime de l'ancien chef des rebelles, et reconstruisit l'église.

Sa santé s'étant altérée, il regagna la France en 1871, et comme il ne recouvrait pas assez de forces pour reprendre sa vie de missionnaire, il accepta la cure de Lombard, dans son diocèse (mai 1872). Il s'y fit remarquer par son humilité et sa douceur. Quelque temps avant sa mort, ne pouvant plus vaquer au saint ministère, il donna sa démission de curé de Lombard, et entra à l'hôpital de Quingey, où il mourut le 3 juillet 1888.


(2) La Toussaint 2006 : une plaque a été posée, un livret a été écrit et est affiché près de la tombe.

(3) nous avons écrit un livret spécial sur l’Abbé COUTTERET, le demander

(4) nous avons écrit un livret spécial sur l’église St Martin, le demander

(5) nous avons un écrit spécial sur Saint Renobert, le demander

Livrets accessibles gratuitement sur internet sur le site « quingey-dalmau » dans google

Livrets papier disponibles sur simple demande contre le prix des photocopies (0,20 Euros la feuille)

 


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