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1er NOVEMBRE 2006 Reprise du livret du : |
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1er NOVEMBRE 2005 - QUINGEY : |
ses cimetières : histoire, mémoire, souvenirs,
anecdotes – Un peu d’histoire de Quingey et des lieux à
découvrir ou à redécouvrir. Souhait, espoir.
Ces quelques feuillets sont réalisés d’après une idée de
Gabrielle DALMAU née GUINCHARD et Roland PONCET de
QUINGEY, afin de vous aider à mieux connaître, sans
aucune prétention en ce jour de TOUSSAINT, le cimetière
de QUINGEY. Dans ce cimetière sont en fait inhumés les
habitants de QUINGEY, CHOUZELOT, CESSEY, LAVANS, PESSANS.
Ces 5 villages forment la Paroisse de QUINGEY (Chouzelot,
Cessey, Lavans, Pessans, n’ayant ni église ni
cimetière). Il s’agit pour nous aussi d’un devoir de
mémoire par respect pour nos disparu(e)s, de consigner
certains souvenirs qui nous ont été rapportés par nos
anciens.
En ces temps où il se dit que les familles n’ont plus le
temps de se voir malgré des moyens de communication
extraordinaires, où les valeurs seraient censées se
perdre, on assiste à un besoin de plus en plus fort de
retour aux sources, de besoin de connaître ses racines.
Il n’est que de voir le nombre de demandes qui arrivent
des 4 coins du monde en matière de généalogie, par
internet, par courriers dans les mairies, aux archives
départementales….Les cimetières sont une source
d’informations extraordinaires. Mais ils restent avant
tout un lieu de recueillement et de rencontre, où fort
heureusement, de très nombreuses familles se retrouvent
tous les ans en ce jour de LA TOUSSAINT.
Une quête annuelle le 1er novembre est réalisée aux
portes des cimetières par LE SOUVENIR FRANCAIS. Gardien
de notre Mémoire, le SOUVENIR FRANÇAIS, créé en 1887 est
reconnu d'utilité publique depuis 1906. C’est une des
plus anciennes associations privées françaises.
Conservant le Souvenir de celles et de ceux qui sont
morts pour la France ou qui l'ont servie et honorée avec
éclat, il veille sur les tombes et les monuments, qui,
dans les villes et villages, en France et hors de
France, sont là pour rappeler leur mémoire. Le travail
du SOUVENIR FRANÇAIS est d’autant plus important que les
familles de nos morts pour la France vieillissent (en ce
qui concerne la guerre de 1914-1918 tout
particulièrement), ne peuvent plus se déplacer comme
elles le faisaient… Chaque année de nombreuses tombes et
monuments sont donc rénovés avec la participation du
SOUVENIR FRANCAIS, comme à QUINGEY. Le Souvenir Français
développe aussi et entretient la mémoire de nos morts
pour la France chez les jeunes. C’est ainsi qu’à Quingey
en ce jour de la Toussaint 2005, ce sont les jeunes de
3ème du collège de Quingey qui quêteront.
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Rapide historique avant d’en venir au
cimetière actuel de Quingey : |
1/ Le plus ancien cimetière connu à QUINGEY est celui du
Hameau de SAINT RENOBERT : LE PRIEURE construit aux
environs de 840 sous le règne de Charles le Chauve,
petit-fils de Charlemagne (9ème siècle) (5)
2/ Un autre très ancien cimetière de Quingey est
vraisemblablement une maladrerie où étaient
soignés les lépreux au Moyen-Age 15ème siècle
(1400-1500). Elle était située dans une des forêts
de Quingey mais où ? Peut-être vers Lombard. Dès 1459,
Quingey avait son propre hôpital du Mont Carmel et de
Saint Jean de Jérusalem terminé en 1533. Il avait été
fondé par Jean de Montagu. En 1696, cette maison à la
fois asile et maladrerie, a été remise à l’hôpital Saint
Jacques de Besançon. Les Quingeois pouvaient cependant y
être admis avec un billet du Maire.
3/ Le cimetière des moines : la Confrérie des Frères
de la Croix 1608 : jardin derrière ce qui est
aujourd’hui la salle polyvalente, ex-couvent donc,
ex-gendarmerie, ex-collège, puisque les 2 premières
classes de 6ème ouvertes à Quingey dans les années 1965,
l’ont été au premier étage de la Confrérie aujourd’hui
salle de musique au-dessus du centre de PMI. Le jardin
est cultivé par un particulier. Ce jardin est visible
depuis la salle polyvalente.
4/ Le cimetière dans et autour de l’ancienne église
qui était située sur la Place actuelle, église
démolie, cimetière relevé, lors de la construction de la
route nationale et du pont actuel (avant 1840 puisque
au-dessus de la porte de l’église actuelle est gravée la
date de 1840). Les piles de l’ancien pont datant de
1590, sont encore visibles depuis le pont actuel côté
barrage : le pont traversait la Loue un peu en aval du
pont actuel et arrivait dans la Rue Royale. Il y avait
également un bac avec un passeur pour traverser.
Simon de Quingey, page de Charles le Téméraire, était
enterré dans l’église démolie. Ses cendres ont été
déposées au cimetière du bas actuel mais la tombe a
disparu. Simon de Quingey avait sauvé la vie de Charles
le Téméraire à la bataille de Montlhéry en 1465.
Entre les bureaux de l’ADMR et la salle de la Mairie sur
la place, il y a un petit « traje » dans lequel existent
deux pierres tombales, l’une au nom de « GRABY »,
l’autre anonyme où on peut déchiffrer : « il a fait
partie des missions étrangères pendant 16 .. Né le
….Curé de…. Il s’agit donc certainement d’un
prêtre-missionnaire parti évangéliser, soigner,
enseigner en Afrique ou dans d’autres pays du monde. Ces
prêtres étaient « les pères Blancs ». (1)
5/ Un autre cimetière existait dans le même temps que
celui autour de l’église sur la place : le cimetière
du Faubourg Sainte Anne, route de Cessey, relevé
dans les années 1950/1955 pour construire la salle de
cinéma paroissiale (une association avait alors été
créée : la Jeanne d’Arc), salle reprise et actuellement
exploitée par un garagiste.
Lors des fouilles, Monsieur MARECHAL, un ancien
Quingeois, avait prévenu qu’il était certain qu’un
prêtre était enterré à cet endroit. C’était exact
puisqu’un ancien curé de Quingey a été retrouvé mais
s’est désagrégé dès qu’il a été mis à l’air libre. Une
chapelle était érigée au centre du cimetière. Elle a été
démolie dans les années 1900.
La croix du cimetière Sainte Anne a été déplacée
et scellée sur l’ossuaire du cimetière actuel dit « du
bas » Rue Calixte II.
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Le cimetière actuel où vous venez
aujourd’hui est divisé en deux parties :
Le cimetière dit « du bas » et le cimetière
dit « du haut » |
I/ Le plus ancien est le cimetière dit « du bas » .
Il date de 1830 environ.
L’entrée se fait par la Rue Calixte II (Quingey
est la ville natale du Pape Calixte II : Guy de
Bourgogne (1060-1124). Pape de 1119 à 1124. A été un
pape très actif).
1/Derrière le très beau Christ qui se trouve dans
l’allée centrale, vous découvrez une chapelle avec une
lettre « R » sculptée dans la pierre. C’est le caveau de
la famille REGAD qui a vendu le terrain à la ville de
Quingey pour faire le cimetière. La famille REGAD aurait
fait insérer une clause à l’acte de vente précisant que
chaque Quingeois ou Quingeoise pourrait se faire
enterrer gratuitement…..La fille du maître de Forges de
Quingey, décédée en 1951, est également inhumée dans ce
caveau. Elle aurait dû se marier avec Philippe PETAIN
devenu Maréchal. Mais son père a refusé car il estimait
que Philippe PETAIN n’avait aucun avenir devant
lui……Cette jeune femme a posé pour un peintre
(GIACOMOTTI ?????). Le tableau baptisé « la patineuse »
est au Musée de Besançon. A côté du caveau, une dalle de
ciment recouvre un ancien puits.
2/Une grande pierre tombale à droite de la chapelle
REGAD, porte les noms de GIACOMOTTI et HUMBERT (de
Pessans), mais le peintre Quingeois n’est pas inhumé là.
Il est enterré à Etampes (Essonne) avec ses parents. Une
superbe exposition a eu lieu à Etampes cette année
(terminée le 31.5.2005).
Une thèse extraordinaire a été faite sur GIACOMOTTI.
Elle est à consulter aux archives départementales de
Besançon. Félix GIACOMOTTI né à Quingey en 1828, est
décédé à Besançon en 1909. Elève de l’école de dessin de
Besançon. Prix de Rome en 1854. Conservateur du Musée
des Beaux Arts de Besançon. Félix GIACOMOTTI a peint,
entre autres, les tableaux de l’église de Quingey qui
ont été inaugurés le 8.5.1892
3/A gauche de la chapelle REGAD, une tombe bien modeste
surmontée d’une croix en fer forgé peint en blanc, est
la tombe des Sœurs de la Charité de l’Hospice DORNIER
(ou maison de retraite de Quingey). La dernière sœur
enterrée à cet endroit en 1909 (décédée à Quingey le 15
mars à l’âge de 59 ans après 42 ans de vocation),
s’appelait Euphrosine THOURINBERG, elle était entrée
dans les ordres à 17 ans. Quand les sœurs qui ont
longtemps travaillé à l’Hospice de Quingey sont parties,
elles ont fait promettre que la tombe du cimetière du
bas serait entretenue. Merci à Gilbert BOURGIN d’avoir
restauré la croix qui se cassait, d’avoir nettoyé le
plat et mis du gravier au centre, et à la personne de
Quingey qui veille à fleurir la tombe tous les ans à La
Toussaint. Ce serait bien que cette démarche soit
perpétuée et que la tombe ne soit pas anonyme, qu’une
plaque soit apposée (2)
4/A droite de la chapelle REGAD, presque au bout de
l’allée, une pierre tombale en forme de petit obélisque
qui menaçait de s’effondrer, consolidé pour ce jour de
la Toussaint 2005, nous en sommes très heureux car c’est
la tombe du Docteur Francis BUHON, médecin à CESSEY,
grand bienfaiteur pour l’Hospice de Quingey.
(né à CESSEY le 10.6.1827, décédé à Quingey le
12.8.1876).
5/Toujours dans le cimetière du bas le long du mur de la
nouvelle caserne des pompiers, ce qui a été un superbe
monument funéraire en pierre tombe en ruine. Or, il
s’agit de la tombe de Charles NICOLAS, ancien Maire de
Quingey, né à Quingey le 26.9.1811, décédé à Quingey le
20.7.1874. Les NICOLAS faisaient partie des notables de
Quingey et nombre d’anciens Quingeois se souviennent de
Mademoiselle NICOLAS et de son frère qui avaient la
propriété où ont été construites l’école primaire et
l’école maternelle. Les bâtiments ont été transformés,
entre autres, en appartements. Certains de ceux-ci ont
de superbes boiseries et une cave magnifique a été
découverte il y a peu de temps.
6/Dans le cimetière du bas encore, se trouve le monument
aux morts restauré, érigé à la mémoire :
-de ceux qui sont morts vraisemblablement pendant les
différentes colonisations (les dates de décès vont de
1771 à 1895 – merci à toute personne férue d’histoire de
nous donner des précisions qui s’avéreront fort
intéressantes – nous tenons la liste des soldats avec
les dates, à disposition).
-de la guerre de 1870 au Mont Gardot au-dessus de
Chouzelot où des combats sanglants ont eu lieu entre les
soldats de l’armée du Général BOURBAQUI et les prussiens
(25 et 26 janvier 1871). Plus de 100 Français et plus de
100 Prussiens auraient été tués. De nombreux corps n’ont
pas pu être redescendus.
Il y a donc au Mont Gardot un cimetière non reconnu
comme tel mais symbolisé par deux monuments rappelant
cette bataille, un sur Chouzelot, l’autre sur Vorges. La
croix érigée sur le monument de Chouzelot avait été
faite pour la partie horizontale, par le fusil d’un
combattant. Le fusil a été volé. Les corps qui ont été
redescendus, n’ont pu l’être qu’au dégel au mois
d’avril/mai. L’arrière-grand-père d’un habitant de
Chouzelot a participé à ce transport. Il se dit aussi,
que des femmes seraient parties en plein hiver, sabots
aux pieds pour la Suisse, afin d’échapper aux exactions
de l’ennemi. A Quingey, les Prussiens auraient fait 800
prisonniers. Un Capitaine Prussien du nom de VON BULOW a
été tué au Mont Gardot et inhumé au cimetière de Quingey.
Jusque dans les années 1950 environ, une famille
Allemande envoyait de l’argent à la Mairie pour
l’entretien de la tombe aujourd’hui disparue. A Byans,
deux tombes de Prussiens sont toujours entretenues.
NB : (*) nous parlerons en ce qui concerne le «
cimetière du haut », du caveau VUILLIER dont un ancêtre
a fait fonction de Maire de Quingey pendant la guerre de
1870. Les Prussiens lui auraient demandé une énorme
somme en pièces d’or pour ne pas bombarder Quingey
(témoignage de René BLONDEY)
Devant l’église de NODS (25), existe un monument dédié à
la mémoire des soldats morts à la guerre de 1870. De
même à ETALANS (25).
7/Toujours dans le cimetière du bas, ne manquez pas
d’aller vous recueillir sur la tombe de France COMPAGNON
(dite Jofrette), épouse BRUGUERA, grande résistante
pendant la guerre de 39-45, née à CHOUZELOT, emprisonnée
par l’ennemi et déportée.
8/Pas très loin, un caveau porte l’inscription « Suzanne
VERRIER une grande dame de la musique ». Malgré de
nombreuses recherches, nous n’avons pas pu retrouver la
famille de Madame VERRIER née à SEVRES (92) en 1899,
professeur de piano, décédée en 1985 à Besançon. Nous
savons qu’elle avait émis le souhait d’être inhumée à
Quingey mais nous ne connaissons pas les raisons de son
attachement à notre ville.
II/ Cimetière plus récent dit « cimetière du haut »
En entrant par la grille de la route des Roches qui
monte à la route de Byans :
1/ Une des plus anciennes tombes qui date d’avant la
guerre de 1914 est un obélisque pratiquement en face de
l’entrée : familles GILBERT/POY dont le sous-lieutenant
Adrien GILBERT mort pour la France en 1916 à MORCOURT.
Cet obélisque et plusieurs tombes à cet endroit, étaient
entourés par de superbes grilles en fer forgé réalisées
par Louis GUINCHARD. Les grilles ont disparu.
2/ Dans l’allée de gauche un caveau porte le patronyme
de « GROS ». La famille GROS était propriétaire des
tanneries de Quingey qui se trouvaient au bout de la «
rue de la tannerie » (à droite de l’Hôtel de la truite).
3/ Dans cette même allée mais sur la gauche et dans le
haut du cimetière, un caveau porte le patronyme de «
VUILLIER » dont nous avons parlé (*)
4/ Dans cette même allée sur la droite, un caveau porte
le patronyme de « LABOURIER ». L’usine LABOURIER est
bien connue, implantée à MOUCHARD. Madame LABOURIER
(dont le fils Serge habitait Lavans), était la fille de
Emile FOURQUET, inhumé dans ce caveau, juge
d’instruction habitant Lavans.
Emile FOURQUET est à l’origine de l’arrestation d’un des
plus grands assassins de la fin du 19ème siècle :
VACHER, qui a reconnu 50 crimes, chiffre hélas
certainement en-dessous de la vérité puisque, surveillé
jour et nuit après son arrestation, un gardien l’aurait
entendu dire « ils ne sauront jamais tout ». VACHER
arrivait à faire plus de 50 kms à pied en une nuit.
C’est Emile FOURQUET qui, intrigué par les articles lus
dans les journaux, a fait des rapprochements entre tous
les crimes commis et a dressé en quelque sorte un des
premiers « portrait-robot », celui de VACHER. VACHER a
été soldat à Besançon, il avait une amie connue à BAUME
les DAMES….Il a été guillotiné en 1898 à Bourg en
Bresse. Un livre existe et un film a été tourné avec
Michel GALABRU dans le rôle principal.
5/ Maire ayant administré la ville de Quingey inhumé au
cimetière du haut : Désiré SAILLARD né le 17.5.1878, élu
Maire le 19.5.1912, était négociant. Elu à nouveau Maire
en 1935, il a assuré la charge de Maire jusqu’en 1945.
Pendant la guerre, il a été arrêté et interné à la
prison de la Butte à Besançon, avec le Docteur Dumont et
le Curé GUILLEMIN car ils avaient dit que les
prisonniers Français n’avaient rien à manger dans les
camps. Le curé Guillemin avait également refusé de
saluer le drapeau nazi qui flottait au-dessus de la
mairie.
6/ Autre Maire inhumé au cimetière du haut : Louis
CHEVALIER Maire dans les années 1930 (1929-1933 ?).
7/ Autre Maire inhumé au cimetière du haut : caveau
LANOY dans l’allée centrale. Joseph LANOY né le
20.3.1868 a été maire de 1923 à 1929 (sauf erreur ou
omission).
8/ 2ème allée à gauche à partir de l’allée centrale, sur
la droite : caveau « BELLE-DUBOIS ». Charles BELLE a été
Maire de Quingey de 1945 à 1971.
9/ près du caveau Lanoy, le caveau MAIRE où est inhumé
Monsieur Jean MAIRE né à Ornans, marié à une Quingeoise
née BOUCHET inhumée à ses côtés. Jean MAIRE a été 1er
trompette à l’Opéra de Paris pendant 30 ans après avoir
obtenu le 1er prix du conservatoire de Paris. A fait
partie du jury qui a statué sur Maurice ANDRE. A modifié
la méthode Arban (méthode de trompette). A organisé un
grand festival de musique en 1963 au stade Léo Lagrange
de Besançon où étaient présentes de très nombreuses
fanfares de France (suivant précisions données par
Gérard BOUCHET de Quingey).
10/ 3ème allée à gauche à partir de l’allée centrale,
sur la gauche derrière le caveau Graby, le caveau
portant le patronyme « PERGAUD » où est inhumée
Emilienne PERGAUD, grande résistante pendant la guerre
de 39-45, torturée pendant 21 jours. Elle a été plongée
pendant des heures dans une baignoire d’eau glacée. Elle
aurait aussi assisté à la torture d’enfants devant leurs
parents pour les faire parler. Emilienne ne s’est jamais
remise de ses souffrances et a été horriblement choquée
lors du crash du bombardier à Lombard dont nous parlons
plus loin (son mari qui était également un immense
résistant, était dans l’aviation).
11/ Le long du mur au fond du cimetière le caveau
portant le patronyme « COMPAGNON » où est inhumé entre
autres, Jean COMPAGNON, tout jeune mais grand résistant
pendant la guerre de 39-45, tout comme sa sœur France
COMPAGNON dont nous avons parlé plus haut. Fusillé à
l’âge de 21 ans à la Citadelle de Besançon, il faisait
partie avec Henri FERTET, 17 ans, du groupe FTP (Francs
Tireurs Partisans) « Marius Valet » (émanation du Groupe
Guy Moquet). Tous les prisonniers ont écrit des lettres
à leur famille avant de mourir, nous pouvons en fournir
les photocopies. Jean et Henri ont écrit chacun une
lettre déchirante à leurs parents (Jean en a même écrit
deux mais la seconde a été censurée). Celle d’Henri est
connue et rapportée dans les livres d’histoire.
Faisaient également partie du groupe : Baltasar ROBLEDO
et Saturnino TRABADO, tous deux de CESSEY d’origine
Espagnole, arrêtés et fusillés en même temps que Jean
COMPAGNON et Henri FERTET, inhumés côte à côte dans le
carré militaire de St Claude à Besançon où ils sont
restés jusqu’à ce que les familles puissent rapatrier
leurs corps.
12/ Dans l’allée centrale, juste avant la première allée
sur la gauche, le caveau où est inhumé le Sous-
Lieutenant Jean-Claude CONRAD, né en 1931 à Quingey,
mort pour la France en Algérie en 1958.
13/ La tombe de Madame et Monsieur HUDELOT, elle
pharmacienne et lui dentiste, pendant au moins 50 ans à
Quingey.
14/ La tombe de l’Abbé Louis PETIT (1877-1933), de Rurey
qui est en passe d’être relevée ce qui nous chagrine
beaucoup. Nous avons tout essayé pour retrouver des
descendants de la famille de l’Abbé PETIT mais en vain.
L’Abbé PETIT est enterré avec ses parents : Jeanne
Françoise PETIT née DODANE (1857-1935) et Louis Joseph
PETIT 1853-1937
15/ Près de la tombe de l’Abbé Petit, une grosse pierre
tombale très noire avec une ancre sculptée dessus ( ?)
porte les patronymes de THEVENARD/TONNOT.
16/ En haut du cimetière près du mur, une tombe
abandonnée porte le patronyme : Louise SALLAY née MILLER
1875-1951. La famille MILLER possédait la malle-poste
qui passait à Quingey. Raymonde SALLAY qui demeure à
Morteau aurait un beau livre sur ses ancêtres, livre qui
parle des personnes transportées, anecdotes etc….
17/ Tombe du Docteur René FONTAINE 1890-1975 (ou 1976) :
c’est le père de Francette PREVOST de Saint Renobert.
18/ Superbe tombe entourage en fer forgé, Christ en fer
forgé : famille DRUOT ;
19/ Très beau monument aussi à voir : celui des familles
CHEVALIER/DEMANGE/MEGE : Nicolas DEMANGE 1831-1896 /
Docteur CHEVALIER 1900-1932/ Louis CHEVALIER MEGE ( ?)
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Quelques précisions complémentaires
concernant nos morts pour la France |
Le monument aux morts de Quingey (guerres de 14-18 et
39-45) se trouve sur la place de l’Eglise depuis
1998, après avoir été pendant près d’un siècle à
l’entrée des Promenades au bord de la Loue. Le chêne de
la Liberté à gauche en arrivant aux Promenades, a été
planté en 1930 lors d’une cérémonie officielle. Jean
GUINCHARD (né en 1920), a récité pour l’occasion, un
poème de circonstance en sa qualité de bon élève. C’est
le père de Madeleine PRILLARD de Chouzelot qui a fourni
l’arbre. De nombreux arbres de la Liberté ont été
plantés cette année là dans les villes et villages de
France pour que des guerres comme celle de 1870 ou de
1914-1918 ne se reproduisent jamais plus. Hélas, 9 ans
après débutait la guerre de 1939-1945, puis l’Indochine
et l’Algérie.
Nous souhaitons saluer aussi la mémoire de :
-L’Abbé Germain COUTTERET né à LOMBARD le 3 novembre
1912. En 1941 il est nommé curé de BUFFARD où son
dévouement est déjà reconnu. Il assure aussi la charge
de l’église du village voisin de Champagne sur Loue. En
août 1943, pour avoir donné une soutane destinée à un
aviateur américain dont l’avion avait été abattu, il est
arrêté par la Gestapo alors qu’il disait la messe à
Champagne, et déporté. Sa vie au camp fut un long
sacrifice pour aider ses camarades à qui il donnait une
partie de sa pitoyable ration de nourriture. Usé par ses
sacrifices, il décède le 3.5.1945 à la libération des
camps par les américains. La place de Lombard a reçu le
nom de place de l’Abbé COUTTERET en 2004 (3)
-Des 8 aviateurs dont les 2 plus jeunes avaient 19
ans (deux Anglais, six Australiens), qui se sont écrasés
avec leur bombardier le vendredi 1er septembre 1944 à 2
heures du matin, tout près de Lombard sur la colline.
Il pleuvait sans cesse sur Lombard cette nuit-là.
L’avion de la RAF venu ravitailler le maquis du Val
d’Amour n’avait aucune visibilité. Ce bombardier
Stirling LJ de la 135e escadrille basée à Tempsford en
Angleterre cherchait désespéré¬ment, à travers la pluie
torrentielle, les feux des résistants qui attendaient le
para¬chutage d'armes et de munitions. Les deux autres
avions qui l’accompagnaient avaient rempli leur mission
et rega¬gnaient déjà leur base. L’altimètre
vraisemblablement faussé par les décharges électriques
des éclairs, le bimoteur tournait désespérément en rond.
Soudain, ce fut l’effroyable choc avec la colline dans
un déluge de fer et de sang. Le dimanche, malgré la
présence de l’ennemi, les corps transportés dans une
voiture à cheval, à travers bois, reçurent une sépulture
décente au cimetière d’Arc-et-Senans, où ils reposent
en¬core. Tous les ans, on commé¬more le sacrifice de ces
combattants de la liberté. Une stèle a été érigée à
l’endroit du crash lieudit « le grand bois » en 1978,
inaugurée en 1980, où des cérémonies du souvenir ont
lieu régulièrement (liste des aviateurs à disposition).
-De Charles PRILLARD de CHOUZELOT (né en 1904),
cultivateur, déporté pour faits de résistance, décédé le
11.11.1944 au camp de GROSS ROSEN en Silésie.
-Des époux MERCIER de Cessey revenus tous deux
des camps après des années de souffrance, lui au
Struthoff, elle à Ravensbrück. Le fils des époux MERCIER
qui vit à Arc et Senans, nous a précisé que ses parents
étaient toujours restés très discrets sur l’enfer qu’ils
ont vécu.
-Des 3 instituteurs en poste à Quingey lorsqu’ils
ont été appelés sous les drapeaux : guerre de 14.18,
tous trois morts pour la France et dont les plaques
commémoratives sont toujours accrochées au mur du groupe
scolaire Charles BELLE (école primaire) :
Michel Delphin Léon RAVEY
Né le 8.8.1896 à BLUSSANS (Doubs)
Affecté au 60ème régiment d’infanterie - Mort pour la
France le 26.6.1915 à Valdahon (Doubs)
Georges Marie Emile JACQUOT
Né le 23.9.1894 à BESANCON (Doubs)
Sergent – Escadron de chasseurs à pied - Mort pour la
France le 20.6.1915 à Winterhagel (Alsace)
Jules Claude Gaston GOMOT
Né le 1.6.1893 à CHASSAGNE (Doubs)
Sous-lieutenant – 149ème régiment d’infanterie – Caserne
Courcy à Epinal en 1914
Mort pour la France le 26.4.1917 à l’Hôpital de Besançon
(Doubs)
La Vierge qui domine à droite quant on prend la route
de Cessey au bout de la route d’Ornans (sous le
lieu-dit « la Maridelle ») : elle aurait été rapportée
de Lourdes. Les habitants de Quingey et Chouzelot ont
fait le socle. Tout près, le lieu-dit « le chalet »
était un rendez-vous de chasse devenu maison
d’habitation.
La Vierge dans une niche creusée dans la roche qui
surplombe la route de Cessey en montant à droite
(mais vous la verrez mieux en descendant la route de
Cessey, elle sera alors sur votre gauche) : plusieurs
versions existent quant aux raisons qui ont fait que
cette Vierge a été mise à cet endroit : en principe une
chute d’une ou plusieurs personnes depuis la falaise.
Cette statue a été restaurée par un Quingeois il y a
quelques années.
Le calvaire route d’Ornans 1864 : superbe croix
en fonte sur socle en pierre.
La Vierge qui se trouve dans le parc derrière la
maison de retraite face aux cuisines (accès par l’allée
entre la gendarmerie et le centre de réadaptation).
Belle vierge sur un socle où a été scellée une plaque :
« ND de Lourdes 1965 ».
Le Dieu de Pitié : Oratoire (derrière la
maison de retraite, à gauche du chemin qui mène à Saint
Renobert) : Jean de Molombe, familier de Quingey et
ensuite curé de Dampierre, venu finir ses jours dans sa
ville natale, le fit construire. Le Christ est en bois.
Jean de Molombe par son testament du 10.8.1625,
préconisa une procession à cet oratoire et une messe de
la Passion au retour. Ce magnifique oratoire aurait bien
besoin d’être restauré et mis en valeur ; de même la
source, totalement ensevelie, alors que les Quingeois
sont allés y chercher leur eau pendant des siècles, elle
coule toujours, on ne connaît pas sa provenance, elle
n’est pas reliée à la source de Saint Renobert.
La croix de la Rue du Gey (lieu-dit « le pied du Gey
») : Le plus ancien calvaire du canton. Croix
de repentir après les divers procès en sorcellerie qui
ont marqué le 16ème siècle à Quingey, Pointvillers,
Montfort ? Tire son nom de la colline au début de la
forêt de Moini qui domine la plaine de Lombard. Gey =
guet ? On peut lire sur le socle de la croix : « Anatole
ROSE, Claude FRANCOIS » – Une pierre qui malheureusement
est tombée portait la date de 1707. Une croix à peu près
identique existe à l’entrée de MONTFORT. Il en existait
une aussi sur la route de LOMBARD, à gauche après la
sortie de Quingey ; hélas tombée en ruines et jamais
remise sur pied. Le socle est toujours là. Des morceaux
de la Croix sont peut-être dans les alluvions, car
d’autres morceaux auraient été emportés.
Le Christ en sortant de Quingey via Chouzelot,
sur la gauche dans une propriété privée, sur socle gravé
« Jubilé 1875 Pater Ave 40 jours d’indulgence »
La statue de Sainte Anne restaurée par un
Quingeois il y a quelques années, au-dessus de la porte
d’entrée du centre de PMI (bâtiment de la Confrérie).
(PMI = Protection Maternelle et Infantile).
Statue de Jésus Rue de Busy lieu-dit « la finance ». Se
trouve sur une propriété privée. Il y avait autrefois un
péage à cet endroit, juste avant d’attaquer la route du
Mont Gardot qui menait à Besançon. Les agressions au
lieu-dit « les confétiminis » étaient tellement
nombreuses (vrai coupe-gorge), que les voyageurs se
recueillaient avant de poursuivre leur route. Un
criminel qui avait assassiné une personne au lieu-dit «
jovinet » aurait été pendu sur la place de Quingey.
L’obélisque à la mémoire d’Hippolyte DORNIER
Donateur Fondateur de l’Hospice DORNIER, né en 1792,
décédé en 1829 (dans le parc devant la maison de
retraite). Sur l’obélisque on peut également lire :
Charles Etienne TONNOT Médecin et juge de paix, né en
1766, décédé le 20.1.1836. Nous essayons de trouver des
éléments. L’obélisque est dans un triste état. Hippolyte
DORNIER est enterré dans la Chapelle de la maison de
retraite qui se trouve à l’intérieur même de celle-ci.
Lorsque la chapelle a été refaite, la Sœur Supérieure a
fait couler les nombreux chapelets en sa possession,
dans les murs de la chapelle. Le bâtiment désaffecté qui
se trouve à gauche de la maison de retraite lorsqu’on
entre dans le parc, est le Pavillon Sainte Thérèse. Ce
sont Mme et Monsieur MARECHAL de Byans qui ont financé
sa construction autrefois, pour que leur fils handicapé
puisse y être soigné et y finir ses jours.
Le lavoir Rue des Fossés (1890) et le lavoir
Rue du Touillon (1832).
Les anciennes halles (jusque fin du 19ème siècle ?),
devenues lavoir (artificiel). La partie lavoir a été
enlevée et l’emplacement restauré pour retrouver son
aspect d’origine, une très belle réussite : rue de
Traverse devant la tour du Pape Calixte II.
La tour du Pape Calixte II (l’Association « Il
était une fois » Association culturelle du Pays de
Quingey - Madame Berger Présidente 25440 BY, est très
documentée sur le Pape Calixte II. Une brochure en
particulier, a été éditée lors de la conférence de
Monsieur René Locatelli, Historien).
Le superbe porche du 18ème siècle rue de l’école
en bois peint entourage en pierres de taille. Ancienne
maison de notables, ancienne ferme.
La superbe grille en fer forgé dont le dessus
comporte les lettres « CN » entrelacées : juste à
droite de l’entrée du groupe scolaire rue du Gey/rue des
Salines : c’est la porte d’entrée de l’ancienne
propriété NICOLAS. Les lettres sont celles de Charles
NICOLAS qui a été Maire de Quingey. Regarder
attentivement également la porte annexe juste à côté. A
besoin d’être restaurée d’urgence.
L’allée de platanes aux promenades au bord de la Loue
: plantés au 15ème siècle sous Louis XV
Grille en fer forgé du 18ème siècle en descendant
aux Promenades à droite.
Tête de babouin sculptée dans la pierre 17 Rue de
Traverse 15ème siècle. En faisant des travaux dans sa
maison, Monsieur Hehinger aurait trouvé un boulet de
canon en pierre. La tour de cette maison faisait-elle
partie de l’ancien château ? Elle est bien alignée sur
celle où est né Calixte II, donc, pourquoi pas ?
La Mairie, 1843 pour le bâtiment donnant sur la
Place d’Armes. Etait un corps de garde qui accueillait
les sans-abri. Le café proche devait fournir le pain. Un
puits maçonné se trouve sous la salle de réunion
actuelle.
Maison place d’Armes datant de 1715. La tourelle
d’angle est d’origine. L’habitation est antérieure à
1715 bien qu’une des portes soit gravée de cette date.
Les fenêtres ont été élargies au 18ème siècle.
Chien-assis 19ème siècle – 22 rue de l’Ecole –
équipé d’une poulie qui permettait de monter le bois de
chauffage.
Enceinte : moellons de calcaire : mur à la sortie
de Quingey en allant sur Lombard à droite, juste en face
du café des sports : les pierres sont caractéristiques
des murs de clôture de la région. Aurait bien besoin
d’être restaurée.
Ancienne maison de maître, de notables à l’angle
de la Rue des Fossés et de la Rue de Busy. Un linteau
porte la date de 1749. A peut-être été la Mairie pendant
un temps. Mademoiselle NICOLAS serait née dans cette
maison. Le peintre Maurice LAFERRIERE (1890 -1956 ) l’a
habitée avec ses parents au début du 20ème siècle.
Escalier et voûte de cave de l’immeuble donnant
sur la place des rives de la Loue, vestiges du château
de Quingey.
Fresque réalisée en 1965 par le peintre André
OUDET de Myon : préau du groupe scolaire. Fresque
représentant différentes allégories, notamment la
maternité, l’éducation, la musique.
La fontaine entre l’entrée du presbytère et la
pharmacie sur la place, en pierre, surmontée d’une
vasque et ornée d’une tête de lion en fonte (défigurée
par la pose d’un robinet quelconque).
20/22/24 Rue des Forges : 3 maisons de village
sont intéressantes à voir, dont une porte la date de 17
??, l’autre : « Dieu soit bény », la troisième « 1662 ».
Une des maisons possède un puits maçonné dans le jardin.
Propriété de Monsieur Bourgeois (décédé) Rue des
Salines : dans le jardin existe un puits en pierres
magnifique avec escalier.
A l’intérieur de la quincaillerie DODY rue des
Salines : ancienne meurtrière du château, superbe !
Maison Monnier Rue de l’école : vraisemblablement
la plus ancienne maison de Quingey magnifiquement
restaurée, visible depuis la salle polyvalente.
Et bien sûr :
La superbe église SAINT MARTIN : reconstruite où
elle se trouve aujourd’hui, en « s’appuyant » sur ce qui
était la Chapelle des Dominicains édifiée en 1762
(PAINCHAUX avait commencé les agrandissements dès 1826).
Sur le fronton de l’église est gravée la date de 1840
(travaux de 1837 à 1839 : bas-côtés). (4)
|
Un peu d’histoire de Quingey (« pêle-mêle ») |
Quingey est une ville, régie par un MAIRE depuis 1610
soit au 17ème siècle (pour les forts en dates
historiques c’est l’année de …….l’assassinat du « bon »
Roi HENRI IV – La Franche-Comté applaudit = nous sommes
alors une province ultra catholique réunie à l’Espagne
ayant une certaine autonomie. Les survivants
franc-comtois de la guerre de 10 ans se faisaient
enterrer face contre terre pour ne pas voir le Soleil se
lever (emblème de Louis XIV). Nous ne deviendrons
réellement Français qu’en 1678 et encore… !! après avoir
été une petite province faisant partie d’un grand Empire
: celui des Habsbourg = mariage de la fille de Charles
le Téméraire dernier grand duc de Bourgogne (Marie de
Bourgogne), à Maximilien de Habsbourg en 1477.
Quingey : 1049 habitants en 2004 – 1150 habitants,
chiffre pressenti suite au dernier recensement, 353
habitants (79 ménages), lors du recensement de 1657 :
liste à disposition sur demande. Certains patronymes
doivent être à l’origine de noms de lieux ou de rues
(comme la rue de la Fin Derrière).
Quingey aurait obtenu son titre de « ville » au 17ème
siècle au fait « qu’elle est constituée d’un assemblage
de maisons organisées par rues et entourées d’enceintes,
de remparts et de fossés ». Ecusson de la ville : 4
tours : les 4 tours de l’ancien château. On suppose
qu’il se trouvait à l’endroit de ce qui est aujourd’hui
la place des Rives de la Loue.
Sur cette place ont été construites la Poste et la
Perception après la destruction de l’usine de Quingey
devenue vétuste et dangereuse, successivement clouterie
du début du 20ème siècle jusqu’en 1930, puis sparterie
(tissage de fibres végétales : nattes, tapis-brosse)
pendant quelques années, et enfin, fabrique de couverts
et de plats en inox du temps de Jean SIMON. L’usine
SIMON a été rebâtie dans la zone artisanale de la
Blanchotte, a été reprise par Guy DEGRENNE (couverts
avec manches plastique), puis par le groupe PSP (SA)
Peugeot Salières Poivrières.
La carte de CASSINI, réalisée sous LOUIS XV en 1747 fait
état d’un fourneau, d’un moulin et d’une forge à Quingey
à l’endroit de l’ancienne usine. Le moulin de Saint
Renobert apparaît également sur la carte de CASSINI. Il
y avait pas moins de 20 roues à aube à Chouzelot et
Quingey dont celle de Saint Renobert.
Le Saint Patron de Quingey est SAINT MARTIN (il a
succédé à SAINT CLAUDE, ancien Saint Patron de la
Paroisse de Quingey). Une peinture de GIACOMOTTI
représente Saint Martin au-dessus de l’autel de
l’église. Saint Martin partage son manteau avec un
malheureux. Tous les personnages qui ont posé pour les
différents tableaux de l’église sont des Quingeois. La
fête de la Saint Martin a lieu le 1er dimanche qui suit
le 11 novembre. La fête du village tombée en désuétude
se tenait le dernier week-end d’août, c’était un grand
évènement jusque dans les années 60.
Le curé MONNIER alors curé de la Paroisse, a posé pour
GIACOMOTTI. Le curé MONNIER a dit que lorsqu’il serait
auprès du Seigneur, il ferait tout pour protéger QUINGEY
de la grêle.
La ligne de chemin de fer Besançon-Mouchard, aurait dû
passer à Quingey au lieu de Byans. La gare devait être
construite dans le secteur de la Maison de Retraite.
Mais les propriétaires des relais de diligences de
l’époque s’y sont fortement opposé, pour protéger leur
gagne-pain bien entendu, mais persuadés aussi, que seuls
les chevaux étaient en mesure d’assurer le transport des
voyageurs pendant les siècles à venir…….. !!!!!!
Jusqu’en 1897, la route des diligences venant de Lyon
remonte la voie romaine du Mont Gardot pour redescendre
ensuite sur Besançon.
Quingey a eu bien du mal à obtenir sa déviation
inaugurée le 3.7.1999, et pourtant, les anciens
parlaient déjà d’une déviation nécessaire parce que les
voitures tirées par les chevaux n’arrivaient pas à se
croiser sur le pont et les incidents/accidents étaient
nombreux.
Au début du 20ème siècle, un projet de tunnel sous Moini
avait été étudié, stoppé par la guerre de 14.18.
Après les inondations impressionnantes de 1953, un
projet de barrage en aval de Chenecey-Buillon avait été
étudié.
Un pipe-line passe sous terre à Quingey (travaux dans
les années 1960). Il transporte du pétrole de Fos sur
Mer en Allemagne.
Le « chemin des biques » qui monte à flanc de colline
derrière le cimetière s’appelait autrefois « le galata »
d’après une ancienne Quingeoise, merci à toute personne
qui pourrait nous donner des précisions.
Le lotissement de pavillons Rue Calixte II a été
construit au lieu-dit « sous la vigne des moines ». Il y
avait donc bien autrefois, des vignes et des moines à
Quingey.
La colline de Moini : Moini est-il une contraction de «
mont » et « moine » ?
Nombre d’habitants des communes de la Paroisse de
Quingey d’après le calendrier des Postes de 2005 :
Quingey 1049 h, Chouzelot 263 h, Cessey 288 h, Lavans
112 h, Pessans 60 h.
Hameaux rattachés à Quingey (sauf erreur ou omission) :
la ferme des routes, Saint Renobert, Malpas (né du
lieu-dit « le mauvais pas » : l’endroit était tellement
boueux que les calèches s’embourbaient), la ferme des
Jovinet Route du Mont Gardot.
Lieux bien connus des promeneurs et souvent évoqués mais
ne dépendant pas de Quingey : la « famine » qui est sur
Lavans et « goulot » qui est sur Byans (forêt de Moini).
Il y avait autrefois une ferme à goulot la ferme de
Célestin MOREL. Un âne descendait seul les bouilles de
lait pleines à Quingey et remontait les bouilles de lait
vides.
|
Puisqu’il faut bien commencer à conclure |
Nous espérons de tout cœur que ces quelques feuillets,
bien qu’imparfaits et incomplets, vous ont intéressés et
vous ont donné envie comme à nous-mêmes, que vive la
mémoire des hommes et des lieux, par les souvenirs
relatés, consignés. Nous faisons appel à toutes les
personnes ayant des documents, des photos, des écrits,
des choses à raconter : faites-vous connaître afin
qu’ensemble, on puisse construire quelque chose qui sera
officiellement archivé pour nos enfants,
petits-enfants…… pour que soit constituée, en quelque
sorte, une véritable « banque de données ». Nous
aimerions entre autres :
• « Reconstituer » le cimetière actuel tel qu’il était
avant que les tombes ne commencent à être relevées
• « Reconstituer » les écoles par les photos de classe
en retrouvant les noms de tous les élèves et des
maîtres/maîtresses. Rappeler les résultats du fameux
certificat d’études. Savez-vous à cet effet que parmi
les premiers bacheliers Franc-Comtois en Droit en 1809,
de lettres en 1810 et de Sciences en 1811, ont obtenu
leur diplôme : Pierre François NELATON né à Quingey le
7.10.1784 et MAISTRE Hypolite né à Byans le 24.12.1890 ?
• Ecrire l’Histoire de l’Hospice DORNIER aujourd’hui
maison de retraite à laquelle s’est ajouté le centre
hospitalier et où la MAS a été construite un peu plus
loin.
• Ecrire l’Histoire de l’Usine de Quingey
• Reprendre une par une les rues de Quingey et
retrouver les commerces, les artisans, agriculteurs etc…..
qui s’y trouvaient (Exemple : le bourrelier de la rue
des Forges, le maréchal-ferrant de la grande rue, la
ferme de la rue du Gey, les boulangeries, les épiceries
etc…..etc….)
• Etablir la liste des notaires, des percepteurs de
Quingey (Pour l’anecdote : un internaute des Pays-Bas
qui fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres
(années 1700-1800) qui sont nés et/ou décédés, et/ou se
sont mariés à Mesmay, Liesle, Fraisans, Rans, La
Chapelle Sur Furieuse, Osselle, nous a appris que ses
ancêtres d’Osselle consultaient régulièrement le Notaire
de Quingey François CLERC (1687-1718) !!!!!!). Nous
avons la liste des Maires qui ont administré Quingey et
la liste des curés qui ont officié pour la Paroisse de
Quingey.
• Ecrire une histoire de Quingey autre que celle déjà
consignée sur la sorcellerie. Regrouper les photocopies
de tous les documents/photos existant, les originaux
demeurant bien entendu la propriété de ceux qui les
détiennent.
• Etablir un inventaire des lieux à protéger,
tout faire pour qu’ils soient restaurés et mis en
valeur.
• Ecrire sous forme d’hommage, l’histoire de Jeanette
FAGNON et de sa Maman (la « Dèdè »), qui habitaient sur
la Place, les 2 dernières sage-femmes qui ont mis au
monde à Quingey et aux environs, des centaines de bébés.
• Nous aimerions aussi avoir des témoignages
concernant les médecins de Quingey dont le docteur PIZE
qui était une véritable « figure locale », le Docteur
DUMONT dont nous avons parlé plus haut, le Docteur
WAPLER.
Nous essayons de voir avec le Cercle d’Entraide
Généalogique de Franche-Comté (le CEGFC Maison des
Associations, 35 Rue du Polygône à Besançon, présent au
salon des Savoir-Faire les 24 et 25 septembre 2005 à
Quingey), pour qu’il fasse une de ses prochaines
expositions annuelles à Quingey. Peut-être en 2008 ?
Avant toute exposition, le CEGFC saisit un certain
nombre d’archives pour les remettre à la commune
accueillante. Ce serait une aide formidablement
précieuse dans notre recherche de consigner le plus
d’éléments possible concernant Quingey. Chez les
généalogistes, un foyer sur 5 fait de vraies recherches
(Voir Est Républicain 25.10.2005 « Besançon » Les
nouvelles technologies aux archives départementales).
Merci à René DEVILLARD, Alexandre GUINCHARD, Bernard et
Marie-Thérèse MOUREY de Saint Renobert, à Madame PREVOST
de Saint Renobert (dont le grand-père était Désiré
SAILLARD, ancien Maire de Quingey), Monsieur Christophe
FAIVRE généalogiste professionnel 34 Rue Gambetta 25300
PONTARLIER, Pierre SINIBALDI de DAMPIERRE, généalogiste
amateur, Monsieur Michel JEANNINGROS de Besançon/Chay,
Monsieur Georges Emile Fourquet d’Ornans, pour les
précisions qu’ils nous ont apportées.
NB : certains éléments ont été pris dans le volume 2 du
livre « le patrimoine des communes du Doubs »
Franche-Comté FLOHIC Editions.
Un proverbe africain dit « nous n’héritons pas de la
terre de nos ancêtres mais nous l’empruntons à nos
enfants ». Espérons que nous laisserons à nos
enfants une terre non seulement la moins polluée
possible, mais riche de mémoire et de souvenirs et
surtout, une terre où règnera la PAIX afin qu’il
n’y ait plus de monuments aux morts à ériger. Peut-on
l’espérer au moins au sein de l’EUROPE ?
Nous aurions aimé étayer ces feuillets de nombreuses
photos, mais le manque de moyens ne nous le permet pas,
nous sommes désolés. Nous avons un certain nombre de
documents sur Calixte II, Giacomotti, l’église de
Quingey, le cimetière Sainte Anne. Des plans aussi :
plan de Quingey avec l’ancienne église sur la place et
le cimetière Sainte Anne (établi lors du tracé du
nouveau pont et de la route nationale), un plan en
couleur daté du 29.5.1794 signé Etienne DODY et qui
aurait servi dans le cadre d’un procès etc….Nous
aimerions « gonfler » de façon importante ce début de «
bibliothèque », soyez nombreux à nous rejoindre avec
toutes vos connaissances, vos souvenirs, vos photos, vos
documents. Merci de nous faire part de votre avis, de
vos remarques, de vos suggestions, de vos souhaits, de
nos erreurs éventuelles et/ou de nos omissions pour
lesquelles nous vous présentons par avance toutes nos
excuses. Un rectificatif sera bien entendu apporté le
cas échéant.
Ce livret se veut « une bouteille à la mer » pour
que vive la mémoire de Quingey.
Faites-le lire au plus grand nombre de personnes que
vous pensez être intéressées, photocopiez-le le cas
échéant. Livret par ailleurs disponible sur simple
demande à Gabrielle DALMAU ou Roland PONCET.
Gabrielle DALMAU 26 Rue Calixte II – 25440 QUINGEY
03.81.63.89.40/06.73.37.51.35/gabidalmau@aol.com
site internet : dans « google » taper :
dalmau-quingey
Vous y retrouverez tout ce que nous avons écrit sur
Quingey
(site en cours de construction pour certaines rubriques
du menu)
Roland PONCET 7 Rue Fin du Milieu – 25440 QUINGEY -
03.81.63.62.95
______________________
(1) voir site ARCHIVES DES MISSIONS ETRANGERES DE PARIS
(Merci à Madame DOMATTI de Liesle de nous l’avoir
indiqué).
http://www.mepasie.org/search.php?q=GRABY
GRABY, Théodule-Etienne, naquit à Quingey (Doubs) le
17 avril 1828. Après son ordination sacerdotale qui
eut lieu le 27 août 1854, il fut nommé vicaire à
Sancey-le-Grand. Il entra au Séminaire des M.-E. le 10
octobre 1859, et partit pour le Coïmbatour le 24 octobre
1860. Il administra le poste de Codively, et, deux ans
plus tard, le district d'Atticodou, assez pénible à
cause des troubles causés par le schisme goanais ; aussi
éprouva-t-il tout d'abord de réelles difficultés.
Néanmoins, comme il ne ménageait pas sa peine, il finit
par vaincre les préventions et l'apathie d'un grand
nombre d'égarés, gagna même l'estime de l'ancien chef
des rebelles, et reconstruisit l'église.
Sa santé s'étant altérée, il regagna la France en 1871,
et comme il ne recouvrait pas assez de forces pour
reprendre sa vie de missionnaire, il accepta la cure de
Lombard, dans son diocèse (mai 1872). Il s'y fit
remarquer par son humilité et sa douceur. Quelque temps
avant sa mort, ne pouvant plus vaquer au saint
ministère, il donna sa démission de curé de Lombard, et
entra à l'hôpital de Quingey, où il mourut le 3 juillet
1888.
(2) La Toussaint 2006 : une plaque a été posée, un
livret a été écrit et est affiché près de la tombe.
(3) nous avons écrit un livret spécial sur l’Abbé
COUTTERET, le demander
(4) nous avons écrit un livret spécial sur l’église St
Martin, le demander
(5) nous avons un écrit spécial sur Saint Renobert, le
demander
Livrets accessibles gratuitement sur internet sur le
site « quingey-dalmau » dans google
Livrets papier disponibles sur simple demande contre le
prix des photocopies (0,20 Euros la feuille)
_____________________
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