|
L’église de Quingey :
dans la continuité du livret réalisé sur les cimetières
de Quingey et quelques mots sur l’histoire de Quingey,
Gaby DALMAU et Roland PONCET vous proposent en ce jour
de NOEL 2005, quelques feuillets sur l’église de Quingey.
Rappelons que la Paroisse de Quingey regroupe les
communes de Quingey, Chouzelot, Cessey, Lavans, Pessans,
ces dernières n’ayant ni église ni cimetière.
Feuillets réalisés avec le soutien moral et documentaire
de l’Association « Il était une fois le pays de
Quingey », association qui travaille sur des sujets
beaucoup plus fouillés qui couvrent le canton de Quingey
ce qui représente un investissement important des
membres de l’Association et un investissement financier
certain.
Ce que nous faisons à titre personnel est ponctuel,
porte sur Quingey et les environs très proches.
Nous rappelons à cet effet notre volonté de réunir des
documents, des cartes postales, des photos, des articles
de presse sur Quingey, documents photocopiés par vos
soins ou les nôtres, mais qui resteront votre propriété
et vous seront immédiatement restitués, notre but étant
de constituer une base de données à laquelle tout un
chacun pourra avoir accès (modalités à l’étude).
Le livret réalisé sur les cimetières pour La Toussaint
est à votre disposition sur simple demande.
|
Eglise saint-MARTIN DE QUINGEY |
L’église de Quingey était située à l’endroit de la place
d’Armes jusqu’au milieu du 19ème siècle. Lors de la
réalisation de l’ex-route nationale 83 et du pont
actuel, l’église a été démolie. Elle a alors été
reconstruite où elle se trouve aujourd’hui, en «
s’appuyant » sur ce qui était la Chapelle des
Dominicains édifiée en 1762 (PAINCHAUX avait commencé
les agrandissements dès 1826). Sur le fronton de
l’église est gravée la date de 1840 (travaux de 1837 à
1839 : bas-côtés). C’était alors le Curé LALLEMAND qui
administrait la Paroisse de Quingey.
Sur le fronton de l’église également, une niche dans
laquelle se trouve une jolie statue de la Sainte Vierge
tenant l’enfant Jésus sur son bras droit (et non le bras
gauche ?) et une bible à la main gauche (c’est l’Abbé
RACINE qui a posé cette statue à cet endroit en 1995 –
Statue en pierre réalisée par Monsieur GRIS de SAINT
VIT). Cette statue a remplacé la statue d’origine en
bois qui était très abîmée.
Sur un pilier de l’église, une plaque porte la mention :
« le clocher de cette église a été édifié sous
l’administration de Messieurs Auguste NICOLAS, Maire,
Joseph DUMONT Adjoint, Joseph CORNU Curé Doyen Chanoine
Honoraire – BOUTTERIN Architecte, SOURIOUX Entrepreneur
– 1897 – (les sieurs Boutterin et Sourioux ont réalisé
également le lavoir qui se trouve derrière l’église sous
le gite).
Dans un endroit de la sacristie, une plaque en bois
porte la mention : « l’électrification des cloches a été
réalisée en 1951 sur l’initiative et grâce à la
générosité de M.Juda SIMON, patron de l’usine de Quingey
et d’un autre bienfaiteur – La Paroisse reconnaissante –
M.Juda SIMON avait la réputation d’un homme généreux,
pas seulement pour l’église (lorsqu’il rencontrait des
enfants dans la rue, il leur donnait des pièces. Il a
versé un certain temps son salaire à un ouvrier malade
qui ne pouvait plus travailler, bien avant que la
Sécurité Sociale n’existe). L’ancienne horloge du
clocher, qui se trouve toujours au grenier, ainsi que
les 4 cadrans gravés à son nom, avaient également été
offerts par Juda SIMON, il tenait absolument à ce que
son nom figure à Quingey.
(En 1918, ce sont Mesdames Vitaline CHEVROTON et GREVET
(la mère de Raymonde GREVET), qui ont sonné les cloches
pour annoncer l’armistice (d’après Maurice DODY)).
(L’église était autrefois chauffée grâce à un fourneau à
bois. C’est Romain VIAL dans les années 1950 qui par
grand froid, se relevait dans la nuit du samedi au
dimanche pour recharger le fourneau afin qu’il fasse bon
pour la messe du dimanche). Le chauffage à l’église a
été installé en 1960.
Le ravalement de l’église (payé par les communes de la
paroisse), et les peintures intérieures (payées par la
paroisse et des dons), ont été refaites en 1997 (la
charpente avait été refaite auparavant payée par les
communes de la paroisse).
Avec le ravalement de l’ensemble des bâtiments de la
confrérie (aujourd’hui gîte, salle polyvalente,
bibliothèque, relais assistantes maternelles, salle de
musique, centre de Protection Maternelle et Infantile,
cabinet de kinésithérapie, appartements – anciennement
gendarmerie, écoles maternelle (mixte) et primaires
(filles), logements), l’ensemble forme un beau cœur de
village avec la Mairie et la place d’Armes rénovée.
Un souhait pour que la place derrière l’église retrouve
un certain cachet : que les fossés de l’ancien château
de Quingey, soient recreusés sur 3 ou 4 mètres de
largeur (et recouverts de grilles bien entendu pour que
la circulation puisse se faire comme actuellement ainsi
que le stationnement), d’autant que ces fossés devaient
avoir un rôle certain dans le cadre des inondations
(entre l’arrière de l’église et la rue des fossés, il
n’y avait aucun accès possible jusqu’à la construction
de la place de l’église actuelle).
Maintenant que nous avons fait le tour extérieur de
l’église, entrons dans celle-ci :
Elle est propre, certes, mais quel véritable crève-cœur
pour celles et ceux qui ont connu l’intérieur de
l’église jusque dans les années 1960, jusqu’à ce qu’elle
soit, n’ayons pas peur des mots, saccagée.
Au nom de quoi et pourquoi a-t-elle été totalement
dépouillée de ses merveilles : l’aire Le Corbusier, le
Concile Vatican II ??????? Et où sont passées ces
merveilles, qui les a enlevées et emportées, pour où
?????? : la chair en bois sculpté qui se trouvait contre
le pilier gauche devant le chœur (différentes rumeurs
ont couru quant à l’endroit où elle se trouvait mais
rien n’a jamais été prouvé – c’est honteux puisque c’est
de la chair que le prêtre commentait la parole de Dieu),
les stalles en bois qui entouraient le chœur, les
lustres centraux (remplacés par des lustres achetés par
l’Association la Jeanne d’Arc – les lustres des allées
latérales sont d’origine, ils ont échappé au massacre)),
les pries-Dieu en bois recouverts de velours portant le
nom des notables de la Paroisse, les chaises, etc…etc…La
superbe barrière en fer forgé ouvragé (table de
communion), qui séparait le chœur du reste de l’église a
échappé aux vampires : elle pourrait être restaurée et
reposée.
(Il y a une chair magnifique à l’église de
Chenecey-Buillon (qui est classée), provenant de
l’Abbatiale (château) où est enterré James TISSOT,
peintre renommé (Nantes 1836/Chenecey 1902). Les moines
de Buillon ont certainement donné le nom à ce village
(le nom de Buillon vient-il du buis ?). Le père de James
TISSOT était armateur à Nantes et à ce titre, avait
besoin de bois et de ferraille que les forges de
Chenecey pouvaient produire. Peut-être était-il
d’ailleurs actionnaire des forges ? James Tissot était
célibataire. Adulé en Angleterre, il peignait pour la
Reine. Plusieurs de ses toiles sont exposées au Musée
d’Orsay à PARIS. Exposition au Musée des Beaux Arts de
Nantes jusqu’au 5.2.2006 « James Tissot et ses maîtres =
Degas, Dürer, Ingres, Hiroschige, Utamaro)).
Au nom de quoi et pourquoi les magnifiques fresques de
l’église de Quingey, qui ornaient les plafonds et les
murs du chœur ont-elles été recouvertes (nous
recherchons des photos, des cartes postales pour essayer
de voir ce qu’elles représentaient – des spécialistes
pourraient-ils les faire ressurgir ?), les sculptures
au-dessus des piliers, les « marguerites » dans les
carrés des piliers, cassées (on peut voir à quoi elles
ressemblaient, à l’église de Liesle, qui a presque les
mêmes).
Un érudit aurait même voulu faire barbouiller les
tableaux de GIACOMOTTI et enlever la statue qui se
trouve au-dessus de la porte de la confrérie.
Heureusement, ça a suscité la colère d’un conseiller
paroissial qui a fait arrêter le massacre.
(C’est à cette même période qu’à LOMBARD, les statues en
plâtre qui étaient à l’intérieur de l’église, qui
n’avaient peut-être pas une grande valeur artistique
mais faisaient partie du patrimoine de l’église et
avaient assurément une grande valeur sentimentale, ont
été fracassées à coups de masse devant l’église, tout
simplement……Les chasubles qui étaient à l’église de Mont
à côté de Courcelles les Quingey ont été brûlées mais
pas à la même époque, 20 ans après en 1983…………)
12 tableaux du chœur ont été faits par Monsieur TURAZ d’ABBANS-DESSUS
(1935), Monsieur DOTTE menuisier à Quingey a fait les
cadres et les châssis. Ils sont en bas de l’escalier qui
monte au grenier.
Ce moment de grande émotion passée, reprenons la
visite de l’église telle qu’elle se présente
actuellement.
En entrant à droite, superbe bénitier en pierre qui
porte la date de 1840.
A droite et à gauche, deux confessionnaux recouverts
d’une peinture à l’huile grise (la mode dans les années
1960….). Ils pourraient être décapés pour retrouver le
bois brut.
Côté droit :
Au-dessus du confessionnal : tableau de la Vierge.
Contre le mur : statue de Saint Claude.
Peinture de GIACOMOTTI représentant le martyre de Saint
Sébastien, au-dessus de la porte qui va à la sacristie
(on a longtemps pensé qu’il avait obtenu un premier prix
de Rome avec cette peinture. En fait, il l’a obtenu pour
une autre toile représentant le lavage des pieds).
Plusieurs bancs en bois, très anciens, provenant
vraisemblablement de l’ancienne église. Trois d’entre
eux portent les noms gravés dans le bois de : Mr
MACHINE, JFG, M.de MESMAY (chaises et bancs étaient
loués à l’année et à chaque dimanche : 1843 Registre des
délibérations du conseil de Fabrique).
Au-dessus du Sacré-Cœur, superbe tableau de Giacomotti
représentant l’évêque de Belsunce (se prononce Belzunce
– 1670-1755), à Marseille décimée par la peste en 1720.
Mgr Belsunce se montra particulièrement charitable avec
les Marseillais et plaça la ville sous la protection du
Sacré-Cœur de Jésus lors d’une messe célébrée le
1.11.1720. A cette occasion il déclara : « A Dieu ne
plaise que j’abandonne une population dont je suis
obligé d’être le père. Je lui dois mes soins et ma vie,
puisque je suis son pasteur ».
Plaque sur un pilier : « Monsieur le Curé CORNU :
Monsieur le Doyen CORNU étant parvenu à exhausser le
clocher de la Paroisse, y plaça de nouvelles cloches
parmi lesquelles celle de la Chapelle Sainte Anne.
Madame MEURIN née TRAVAILLOT de Quingey, mère d’un
évêque de l’Ile Maurice. Le clocher érigé en 1897 coûta
la somme de 12000 frs à la commune de Pessans et il y
eut une rallonge de 5000 frs »
NB : du temps de l’Abbé CORNU, la statue de Saint
Antoine de Padoue se trouvait contre un pilier de
l’église avec un tronc. Les dons servaient à acheter du
pain et des vêtements pour les nécessiteux.
Côté gauche :
Un texte de 2 pages de P.B invite à la visite de
l’église.
Un joli tableau de René PRILLARD de CHOUZELOT
représentant le baptême de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Au-dessus du confessionnal un tableau de ???????????
représentant certainement Saint-Martin (très antérieur à
Giacomotti). Ce tableau se trouvait autrefois dans le
chœur de l’église. Saint Martin domine le village de
Quingey que l’on reconnaît parfaitement : allée de
platanes plantés sous Louis XV (les Promenades
actuelles), l’ancien pont, le clocher de l’ancien
couvent etc…
Reproduction en noir et blanc représentant le Pape
Calixte II (réalisée à partir de la médaille qui se
trouve au Musée du Vatican).
Contre le mur : statue de Saint Joseph.
cadre de Saint Jérôme
Beau tableau du peintre Maurice LAFERRIERE, offert par
Madame LABOURIER de LAVANS (pour LA TOUSSAINT 1942),
représentant le Christ entouré de petits enfants.
Premier prix au concours des Beaux-Arts de Paris en
1934.
(Maurice Lafferrière est né le 15 décembre 1890 à la
Ferrière-sous-Jougne et c'est en 1902 que la famille
vint habiter à Quingey où le père avait trouvé un emploi
aux Forges de Franche-Comté et un logement dans la
maison située à l'angle de la rue des Fossés et de la
rue de Busy, une maison souvent peinte par l'artiste.
Ces dernières années, on voyait encore, rue des Fossés,
l'une de ses oeuvres peinte sur le mur de son atelier
qui avait été démoli et qui était livrée aux
intempéries. Très jeune, Maurice Lafferrière manifesta
son goût pour le dessin et la peinture. Remarqué par
Giacomotti, il suivit les cours du peintre quingeois à
l'école des Beaux-Arts de Besançon. Lors de la Grande
Guerre, il passa quatre années dans les tranchées,
croquant sur le vif ses camarades de combat : "Poilu
écrivant à sa famille". Il revint à Quingey où il
continua de peindre avec frénésie puis décida de monter
à Paris où il obtint de nombreux prix. Mais la peinture
ne nourrit pas son homme et il dut se résoudre à
accepter un modeste emploi aux écritures, tout en
produisant des dessins destinés à la publicité, des
auto-portraits, des caricatures politiques, des vieilles
maisons de Quingey ou encore des scènes rurales : "Le
marché de Quingey". Il eut deux filles, Nicole et
Bertille et mourut en 1956). Renseignements aimablement
fournis par Monsieur René DEVILLARD de Chouzelot,
correspondant de l’Est Républicain.
Comme dans l’allée de droite : plusieurs anciens bancs
en bois gravés : JB DORNIER HGER, TONNOT Nore,
JCE.CHAMBELANT.
Dans l’allée : anneau dans une dalle donnant accès
vraisemblablement à un caveau. D’après Jeanne BERGIER
(décédée – C’était la tante de Gilbert Bergier), ce sont
deux prêtres qui ont été inhumés dans ce caveau.
Sacré-Cœur de Jésus :
La Vierge offre un chapelet à Saint Dominique (patron
des Dominicains qui occupaient le couvent datant de 1766
ainsi que le bâtiment de la Confrérie consacrée en 1612
= à gauche en sortant de l’église). Pour les personnes
intéressées nous tenons à disposition l’histoire du
chapelet qui serait « né » aux Indes.
Au-dessus : peinture de Giacomotti représentant le PAPE
PIE V à la fin de la bataille navale de LEPANTE (à
proximité du golfe de Patras - Grèce 1571) annonçant la
victoire obtenue grâce à la récitation du Rosaire
(guerre qui a opposé les Ottomans aux armées chrétiennes
: celles du Pape, de l’Espagne, de Venise, de Gênes,
d’autres états Italiens et les chevaliers de Malte
(Sainte Ligue) – Un des participants : l’écrivain
espagnol Miguel de Cervantes qui fut blessé et perdit
l’usage de sa main gauche).
Chœur :
Magnifique peinture de Giacomotti représentant Saint
Martin partageant son manteau avec un pauvre (Saint
Martin évêque de Tours 316-397 – Né en Pannonie –
Hongrie -, à 15 ans il est soldat comme son père selon
la Loi romaine, bien que voulant être chrétien. Les
hasards de la guerre le conduisent à Amiens. Aux portes
de la ville, un pauvre grelotte. Saint Martin tranche à
l’aide de son épée, son manteau militaire (il était
interdit par le règlement, donc risqué, de donner tout
le vêtement), et couvre le pauvre. La nuit suivante, il
voit en songe, le Christ revêtu du demi-manteau.
«J’étais nu, Martin m’a couvert ». Il reçoit le baptême
et quitte l’armée. Il fonde avec Saint Hilaire, le
premier monastère des Gaudes à Ligugé dans la Vienne.
Enlevé par ruse par les Chrétiens de Tours (Indre et
Loire), ils le forcent à devenir leur évêque. Il
évangélisera les campagnes)
L’autel est en pierre polie datant du temps des
Dominicains.
Le tabernacle d’origine est au grenier, il mériterait
d’être restauré. Le tabernacle qui est sur l’autel a été
fait par Marcel MILLE dans les années 1960, ouvrier à
l’usine et menuisier.
Les candélabres sur l’autel : offerts par Mademoiselle
TONNOT (1848)
Dans le tabernacle : Calice offert en 1949 par la
famille PRILLARD- MENIGOT de Chouzelot.
Les vitraux du chœur à gauche ont été offerts par les
familles Chevroton et Lanoy pour Pâques 1943, exécutés
par Monsieur BOUDIN de Besançon. Ont été bénis par
Monsieur l’Abbé JANTET nouveau prêtre originaire de
Quingey. Les vitraux représentent la FOI : Saint-Martin
qui dit la Messe, Saint-Pierre délivré de ses chaînes
par un ange, la Charité.
Le vitrail de droite a été offert par la Paroisse en
1943. Il représente apparemment un évêque sur son lit de
mort.
Giacomotti (Félix Henri) : Elève de
l’école de dessin de Besançon. Prix de Rome
en 1854. Conservateur du musée de peinture
et Directeur de l’école des beaux-arts de
Besançon. Né à Quingey en 1828 – Décédé à
Besançon en 1909. Il est enterré à Etampes
(Essonne) avec ses parents. Une superbe
exposition a eu lieu à Etampes cette année
(terminée le 31.5.2005).
Les tableaux de l’église ont été inaugurés
le 8.5.1892 par Monsieur Rigny Chanoine et
Curé de Saint Pierre de Besançon (discours «
fleuve » à disposition).
Peintures de Giacomotti : ce sont des
Quingeois qui ont posé : Charles NICOLAS
Maire, l’Abbé MONNIER, le père VALOT (dit
Dodo – père de « Caillotte »), ……….. |
Calixte II :
Quingey est la ville natale du Pape Calixte II :
Guy de Bourgogne (1060-1124). Pape de 1119 à
1124. Mit fin par le concordat de Worms en 1122,
à la querelle des investitures. A été un pape
très actif. Fils de Guillaume le Grand Comte de
Bourgogne décédé le 11.11.1087 à Besançon et de
Etiennette DE VIENNE. Avait 7 frères et sœurs :
Raymond décédé en 1108 marié à Urraque de
Castille, Etienne décédé en 1102 à Ramla, Hughes
décédé en 1101 en Terre Sainte, Renaud II décédé
en 1101 au Liban, Ermentrude mariée en 1075 à
Thierry DE BAR, Gisèle mariée à Humbert de
Savoie, Octavien de Quingey (dit le
Bienheureux), né probablement également à
Quingey, Evêque de Savone en Italie. Eléments de
généalogie fournis par le Centre d’Entraide
Généalogique de Franche-Comté 35 Rue du Polygone
Besançon.
Des internautes de « racines » en franche-comté
(racines@yahoogroupes.fr) nous ont donné divers
éléments que nous tenons à disposition, nous
n’avons pas eu le temps de les étudier de façon
approfondie pour l’instant.
Quand la cathédrale Saint Etienne de Besançon
fut démolie pour faire place aux ouvrages de
Vauban, les ossements des Ducs de Bourgogne dont
ceux des parents de Calixte II, furent descendus
en hâte à la cathédrale Saint Jean.
A l’initiative de l’Association « il était une
fois le pays de Quingey », une remarquable
conférence sur Calixte II a eu lieu en octobre
2005 à l’église de Quingey, par un historien
passionnant et passionné : René LOCATELLI (voir
Est Républicain du 20.10.2005, article à
disposition). L’Association a fait éditer un
superbe livret. |
L’orgue :
Une commémoration des 150 ans de l’orgue a eu lieu en
avril 2005 à l’initiative de l’Association « Il était
une fois le pays de Quingey ». Orgue datant des années
1855 œuvre du facteur alsacien V.Rinkenbach (et non
Wetzel comme il a été répertorié. Une délibération du
conseil de la Fabrique (aujourd’hui conseil paroissial)
du 14.12.1856 confirme le nom du facteur. Classé
monument historique à titre instrumental en 1878, il est
la propriété des communes de la Paroisse de Quingey. Il
est doté d’un clavier avec 11 jeux et d’un pédalier
court avec 4 jeux (Source Est Républicain du 22.4.2005).
L’orgue est sur un balcon au fond de l’église. L’orgue
fonctionne aujourd’hui avec un compresseur électrique.
Mais avant, c’était un soufflet à air comprimé. C’est
Georges VIENNET dit « Chaînette » qui « pompait » dans
les années 1930. 3 anciennes chaises sur le balcon
portent les noms gravés de : GIRARD, PARIS (l’ancien
notaire ?), DAGUE.
La (ou les) sacristie(s) :
plusieurs petites salles et mini-couloirs :
On peut supposer que ces pièces datent des dominicains
ou même d’avant. Elles sont recouvertes d’une couche
épaisse de plâtre blanchi pour la dernière fois en 1932,
inutile de dire combien elles mériteraient d’être
décapées pour retrouver les pierres d’origine et leur
cachet.
Deux superbes buffets en bois fabriqués en 1843 par
Charles Vauthier menuisier à Quingey mériteraient
également d’être remis en état.
Tristesse : il ne reste que l’écrin du superbe ostensoir
qui a été volé en dans les années 1980.
Chasubles superbes dont la chasuble aux armoiries de
Saint-Renobert hameau de Quingey : LE PRIEURE construit
aux environs de 840 sous le règne de Charles le Chauve,
petit-fils de Charlemagne (9ème siècle)
Un prie-Dieu en bois recouvert de velours.
Des livres énormes dont les couvertures et reliures en
cuir sont en très mauvais état, retrouvés dans les
escaliers du grenier : livres de chants de messes édités
le 26.11.1866, graduel selon le rite romain PAPE PIE IX.
Plusieurs tableaux retiennent l’attention :
Saint François Xavier (1er missionnaire à être allé en
Inde puis en Chine où il est décédé. C’était un
véritable navigateur). Tableau offert en 1787 par « EX
DONO INCOLARUM DE LAVANS ».
Sainte Philomène (le Curé d’Ars la priait beaucoup)
Une peinture du Christ
Un tableau représentant la Visitation
Un tableau de Notre Dame du Perpétuel Secours.
Des statues en quarantaine dont Sainte Thérèse de
l’Enfant Jésus (offerte par la grand-mère de Bernard
MOUREY de Saint Renobert), Sainte Rita, le Christ, Saint
Antoine de Padoue, 2 Vierges, des statues de Noël, Saint
Etienne premier martyr de l’église lynché à coups de
cailloux (il a un caillou sur la tête), Saint Joseph (
?), un ange…
Une pile d’ex-voto (plaques de marbre avec inscriptions
en mémoire d’un voeu)
2 plaques de marbre massives écrites en latin, traduites
en janvier 1989 par François CRABBE, professeur de latin
à Besançon :
« Ici attend le Seigneur Pierre Emmanuel MOUREY curé de
Quingey qui dirigea cette église pendant 22 ans. Il
mourut le 6ème jour des ides de Novembre (21 XI) la
86ème année de son âge, la 1877ème année du Salut, aimé
de Dieu et des Hommes sa mémoire est bénie
(Ecclésiaste…) »
« A la mémoire discrète de Charles Vincent MONNIER,
originaire de Besançon, il était remarquable pour la
douceur de son caractère. Docteur (ou savant) et orateur
célèbre, d’une beauté (ou bonté) toujours particulière,
allié à la sagesse et à la piété. Il dirigea la paroisse
de Quingey pendant 17 ans. Il embellit cette demeure
avec délicatesse et mourut le 21 (ou le 9) septembre en
l’année 1894 de Notre Seigneur, âgé de 58 ans. Il a
passé sa vie à faire le bien. »
L’Abbé Charles Victor MONNIER est né à Besançon le
31.10.1836, ordonné prêtre le 9.9.1860. D’après
l’arrière grand-mère de Pierre BERGIER qui était toute
jeune en 1894, quand l’abbé est décédé, les hommes de la
Paroisse l’ont porté en cortège dans les rues de Quingey
tant il était estimé. Il avait promis que lorsqu’il
serait auprès du Seigneur, il ferait tout pour protéger
Quingey de la grêle.
NB : si l’Abbé Monnier est décédé le 9.9.1894 (et non le
21), il est décédé exactement 34 ans jour pour jour
après avoir été ordonné prêtre.
Les 2 tableaux représentant les apôtres et qui se
trouvaient dans le chœur sont également en bas de
l’escalier qui monte au grenier.
Divers :
Outre CALIXTE II et Félix GIACOMOTTI : autres
personnages célèbres de Quingey (dictionnaire des
communes du Doubs – Cêtre – 1986) :
FENOUILLOT FALBAIRE (N) : né à Quingey,
mort en 1800, auteur de pièces de théâtre, inspecteur
des salines de l’est, propriétaire des forges de Quingey
à l’époque pré-révolutionnaire.
Simon de QUINGEY : fils de Pierre de
Quingey et de Béatrix de Rye né en 1448, page de Charles
le Téméraire, capitaine du château de Quingey,
prisonnier de Louis XI (qui l’enferma dans une de ses
fameuses cages en fer), conseiller de Marguerite
d’Autriche.
Abbé Jean Baptiste ROZE : né à Quingey en
1716, mort en 1805, érudit, auteur des « éléments de
morale » publiés en 1767, « prêtre schismatique »
pendant la révolution, maire de Quingey.
Pourquoi tous nos clochers comtois sont-ils « coiffés »
d’un casque que certains peuvent trouver peu élégant :
1729 Cathédrale Saint Jean de Besançon : le clocher
menaçait ruine. L’office venait de se terminer et les
chanoines venaient de sortir (sauf le vicaire général
HUGON), quand le clocher s’écroula, écrasant une partie
de l’abside. Le clocher fut reconstruit de l’autre côté
de l’abside. Le Cardinal de Choiseul voulut pour le
nouveau clocher, la forme des clochers polonais qu’il
avait appris à connaître lorsqu’il était primat de
Lorraine au temps du Roi de Pologne Stanislas LECZINSKI.
C’est ainsi que toutes les églises bâties dans le
diocèse à cette époque voulurent avoir un clocher
semblable à celui de la cathédrale Saint Jean, devenu le
clocher comtois.
Le pain béni : une tradition (Saint Antoine de
Padoue ?), abandonnée dans les années 1970 : à la messe
du Dimanche, les enfants de chœur passaient parmi les
fidèles pour leur offrir un morceau de pain béni (pain
coupé en petits carrés bénis par le curé). Le couperet
qui servait à préparer le pain est toujours à la
sacristie. Ce sont les familles qui le voulaient bien,
qui achetaient le pain à tour de rôle. Pour Pâques, le
pain était remplacé par de la brioche. Pour certains, le
pain béni remplaçait l’hostie. Rappelons en effet que
jusqu’à cette époque environ, pour communier, il fallait
être à jeun et être confessé.
Louise DOTTE disait que pendant les dimanches de
l’Avent, les coqs chantent toute la nuit, ce qui est
vrai, Odile et Roland PONCET en sont témoins!
Les tours de Quingey : nous les
avons oubliées dans notre livret de La Toussaint : à ne
pas manquer à Quingey :
Tourelle au coin de la rue des salines et de la place
d’armes (« accrochée » en hauteur au mur)
Tour Rue des Salines (maison de Mademoiselle PRILLARD)
Tour visible depuis la place de l’église (propriété
PRILLARD)
Tour Rue de Traverse (maison HEHINGER). NB : lorsque
Monsieur HEHINGER a fait les travaux de rénovation dans
sa maison, il a trouvé un boulet de canon dans un mur
datant de ?????
Rue de Traverse : tour du pape Calixte II
Tour à gauche de l’Hotel de la truite en contrebas
Tour (dite tour « canonière ») sur la Loue visible
depuis les Promenades (propriété CHEVROTON à droite du
Crédit Agricole)
Tour rue de l’Ecole dans une petite courette derrière la
maison CHEVROTON qui donne sur la place
Tours à l’intérieur de propriétés privées, non visibles
(Binet, Chevroton etc….)
La fête de la Saint Martin a lieu à Quingey le premier
dimanche qui suit le 11 novembre (instituée donc après
la guerre de 14-18 ????. Nous recherchons des
renseignements). Un grand espoir : que cette fête
retrouve toute sa place dans la vie locale, c’était
autrefois un événement avec les familles qui se
retrouvaient pour l’occasion etc…..Même vœu pour la fête
communale qui a lieu en principe le dernier dimanche
d’août, complètement tombée en désuétude alors qu’elle
donnait lieu à de véritables réjouissances avec manèges,
bal, défilé de vélos fleuris etc…..
La sonorisation de l’église a été faite en 1962.
L’eau a été amenée sur l’évier à la cure en 1936 (à
Quingey en 1933)
Dans la salle de réunion de la Mairie, une superbe
bibliothèque : livres religieux en cuir, reliés. La
Mairie possède également une série de livres qui datent
des Dominicains. C’est un dictionnaire rédigé et écrit
par les moines……
Autrefois, le conseil paroissial était intitulé «
Conseil de Fabrique ». L’Association « Il était une fois
le pays de Quingey » nous a fourni le registre des
délibérations du Conseil de Fabrique de la Paroisse de
Quingey commencé le 23.4.1843 où l’on retrouve, entre
autres, les différents curés qui ont officié à Quingey
(à disposition sur simple demande).
Marguerite de Mesmay racontait que pendant la révolution
de 1789, le curé de Mesmay se cachait le jour et sortait
la nuit pour confesser, donner la communion etc…..Un
soir, trois habitants qui battaient le fléau (*) l’ont
vu et l’ont attrapé. L’un voulait le pendre, l’autre
voulait le noyer dans la Loue, le troisième ????. Le
curé s’est échappé. Celui qui voulait le pendre s’est
pendu, celui qui voulait le noyer s’est noyé, le
troisième a pris peur, a demandé pardon et l’absolution.
(*) instrument en bois constitué d’un manche et d’un
battoir, dont l’articulation était faite en peau
d’anguille réputée inusable – servait à battre le blé -
2005 marque le
centenaire de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Un
excellent cahier a été réalisé par l’Est Républicain,
supplément au quotidien daté du 1.12.2005, à lire
absolument.
Une grande fierté pour la Paroisse :
Deux prêtres en exercice sont originaires de Quingey et
un de Cessey :
Pierre BERGIER né le 31.1.1972 qui officie à Marnay
(Haute-Saône)
Laurent GOY né le 30.5.1969 qui officie à Saint Jean le
Vieux (Ain)
Sylvain GRANGEOT né le 16.9.1974 (moine ordonné prêtre)
Abbaye de Triors près de Romans sur Isère dans la Drôme.
Pierre, Laurent et Sylvain
diront une messe à Quingey le samedi 7.1.2006 à 10H
En ce jour de Noël, nous avons une pensée toute
particulière pour le petit Théo MARSOUDET de Lombard
atteint d’une leucodystrophie, maladie orpheline,
évolutive et incurable, ainsi que pour ses parents et
tout son entourage. Nous saluons l’initiative du conseil
municipal des jeunes de Chouzelot présidé par Mélodie
BARBET, qui, avec le soutien de Jeunesse et Sport et du
CEL (Contrat Educatif Local présidé par Monsieur PETeTIN
Maire de PESSANS), nous invitent à un geste de
solidarité et à allumer tous ensemble, la bougie de la
composition qui nous sera proposée, le soir de Noël à
20H, sur le bord de nos fenêtres.
Faites lire ce livret au plus grand nombre de personnes
que vous pensez être intéressées, photocopiez-le le cas
échéant. Livret par ailleurs disponible sur simple
demande à Gabrielle DALMAU ou Roland PONCET. Ne pas
jeter ce livret sur la voie publique, merci.
Quelques imprécisions ou omissions ? Merci de nous faire
part de vos remarques, nous y serons très attentifs et
les publierons en même temps que celles qui nous sont
parvenues suite à notre livret sur les cimetières de
Quingey. Un grand merci à cet effet à Monsieur Michel
JEANNINGROS, historien, à Annie PERGAUD/HABERMAN, à
Monsieur FOURQUET d’Ornans, à Colette MOUREY, pour leurs
courriers/documents et souvenirs (« tranches de vie »),
et à toutes les personnes qui ont réagi spontanément à
notre démarche.
Gabrielle DALMAU
(née GUINCHARD en 1946 à Quingey – mariée en 1965 à
Quingey à Michel DALMAU né à Alger)
26 Rue Calixte II – 25440 QUINGEY
03.81.63.89.40/06.73.37.51.35/gabidalmau@aol.com
Roland PONCET
(né en 1937 à Byans. Marié à Odile DOTTE en 1962 à
Quingey)
7 Rue Fin du Milieu – 25440 QUINGEY
03.81.63.62.95
« Ce que j’ai appris avec simplicité, j’en fais part aux
autres sans réserve »
Saint Thomas d’Acquin
Eglise saint-martin de quingey
1905
(la fillette prise en photo est Gabrielle DODY née le
16.8.1893,
qui deviendra Madame Louis GUINCHARD le 2.5.1914,
épicière 11 rue des Salines jusqu’en 1958) |